Alain Madelin

Le gouvernement serait bien inspiré de reporter à plus tard son projet de suppression d’un jour férié. Certes, vouloir financer la dépendance est une louable intention. Cependant les bonnes intentions ne font pas forcément les bonnes politiques.

De quelque côté que l’on retourne la proposition du gouvernement, elle consiste à additionner trois impôts : l’impôt travail obligatoire payé par les salariés du privé et du public, l’impôt (ou l’endettement) supplémentaire payé par les Français pour financer la contribution patronale de l’Etat, la contribution sur les revenus du patrimoine et des placements.

Cette augmentation des prélèvements obligatoires d’un total d’1,9 milliards d’euros va bien évidemment dans le mauvais sens. Elle révèle l’inquiétante incapacité de l’Etat à réaliser un effort d’économie d’environ 0,25 % de nos dépenses publiques pour financer de nouvelles dépenses.

S’il est nécessaire de permettre aux Français de travailler plus, ce doit être pour leur permettre de gagner plus et non pour confisquer la totalité de leur effort au profit de l’Etat.

C’est une mesure paradoxale pour un gouvernement qui entend préserver « l’acquis social » des 35 heures puisque elle revient à obliger les français à travailler plus pour l’Etat tout en leur interdisant de travailler plus pour eux-mêmes.

Enfin, s’il est de bonne pédagogie d’expliquer que si l’on veut dépenser plus il faut nécessairement travailler plus, il conviendrait d’aller plus loin en expliquant aux Français que pour financer notre niveau de déficits publics, il faudrait supprimer 40 jours fériés !

La question de la dépendance et de son financement dépasse de très loin la proposition du gouvernement et elle ne saurait être séparée du débat sur la réforme de la Sécurité sociale qui s’annonce.




Signalés

Les 35 heures : Jacques Garello qualifie le rapport Novelli de « prudent et pondéré, mais bon », et considère que malgré une commission qui ne lui était pas favorable, Hervé Novelli «a su faire passer l’essentiel du message et il a tenu bon sur la ligne libérale».
Lire la suite


Nouvelles des cercles

La Nouvelle République du Centre-Ouest du 14 Avril a relayé l’action du Cercle local du Loir-et-Cher :
«Christophe Théodon, vice-président de l’UMP 41 et Jean-Philippe Taupin, animateurs des cercles libéraux du Loir et Cher, veulent relayer dans le département la position d’Alain Madelin appelant à la création d’un plus large courant réformateur et libéral.Les libéraux du Loir et Cher entendent ainsi interpeller le bureau départemental de l’UMP, mais aussi provoquer des réunions pour rassembler et faire vivre la démocratie et l’expression des sensibilités diverses au sein de l’UMP, au-delà de tout sectarisme.»
Contacter Christophe Theodon au 06 80 18 67 76 ou Jean-Philippe Taupin

Le cercle local du Puy de Dôme a publié sa deuxième lettre.
Après avoir fait une synthèse du dîner du Printemps des Libéraux « Nous reprenons la parole », les animateurs rappellent les objectifs futurs :
- organiser un courant libéral dans l’UMP, et ce dans tous les départements
- participer aux actions de nos amis de la société civile et notamment des Cercles Libéraux, car la fortune sourit à ceux qui se lèvent et se rassemblent
Contacter Lucette Mermoz au 04 73 83 08 69 ou Jean-Pierre-Brenas

Le cercle local du Val de Marne, lors de sa réunion du 28 Avril, s’est élevé contre une éventuelle hausse des prélèvements de l’assurance chômage. Concernant les entrepreneurs, qui n’ont droit à aucune indemnité de chômage en cas de perte de leur activité, ils estiment qu’ils ne sont pas « des vaches à lait ». L’Etat ne doit plus faire peser sur les entreprises et les salariés le poids des déficits. La solution des libéraux est simple : engager le plus rapidement possible les réformes, et remettre en cause les 35 heures qui paralysent notre économie et l’emploi.
Contacter Gilles David

Le cercle local des Alpes Maritimes s’est réuni le 19 Avril, sur le thème de l’Etat compétitif.
- remise en question du service public « à la française »et l’ominiprésence de l’Etat qui bride tout dynamisme
- le rôle des libéraux qui doivent proposer des perspectives réalistes
- assainir pour mieux administrer
- renverser la spirale d’une culture d’administrés : on a besoin d’un état compétitif
- l’état doit être un « état coach » pour relancer l’esprit de compétition
Contacter Bruno Munier