Voici que l’on redécouvre le rôle des idées dans l’action politique.
«Comment les idées deviennent politiques ?», tel est le thème du premier colloque de la Fondation pour l’innovation politique, proche de l’UMP et initiée par Jérôme Monod. Le problème de la droite, c’est qu’elle devrait être libérale comme le répète depuis longtemps Jean-François Revel. Or sous le poids de la tradition jacobine et dirigiste, elle se refuse encore à faire franchement le choix libéral. Elle emprunte depuis longtemps beaucoup de ses idées à la gauche sociale démocrate et même plus récemment au courant altermondialiste d’extrême gauche.

Une bonne observatrice de la vie politique, Thérèse Raphael vient d’analyser, dans le Wall Street Journal, les réformes conduites en Europe et bien sûr en France. Elle attribue ce déficit de réformes à un déficit d’idée, un manque de vision et une absence de base intellectuelle des politiques. Ces réformes, pour elle, sont souvent des «réformes de poules mouillées», car «le plus remarquable n’est pas qu’elles se produisent, mais qu’elle soient, au final, aussi insuffisantes».

Voilà qui légitime plus que jamais l’action des Cercles libéraux et l’objectif que nous nous sommes fixé : faire vivre les idées et les propositions libérales, contribuer à remettre les idées à l’endroit.

A chaque instant l’actualité apporte aux Cercles libéraux l’occasion de réfléchir, d’argumenter de décrypter et de proposer. S’il nous arrive d’être parfois à contre-courant d’une opinion dominante, c’est parce que sans doute nous sommes en avance sur l’opinion et que nous pensons justement que la démocratie ne consiste pas à «suivre l’opinion» mais à l’éclairer et à l’entraîner.

Alain Madelin


Loi sur l’emploi (suite)

Les cercles libéraux ont mis en place un groupe de travail spécifique pour formuler des propositions dans cadre de la loi sur emploi, avec le Cercle Les chemins du travail pour tous animé par Bernard Fièvre, avec notamment Me Jacques Barthélémy et Dominique de Calan.

Nous entendons relayer ces propositions formulées par ce groupe au sein du Forum de l’UMP, avec les parlementaires mobilisés sur cette question.

Pour vos dossiers, nous vous signalons :
un rapport de l’Institut de l’entreprise, rédigé par Philippe Langlois :
Réflexions sur la simplification du droit du travail
un rapport de la task-force pour l’emploi, présidée par Wim Kok :
L’emploi, l’emploi, l’emploi. Créer plus d’emploi en Europe.

Le commentaire de Jacques Garello sur le rapport Virville

Voir aussi :
Une grande loi pour libérer le travail :
lettre des Cercles du 15 janvier 2004

Le rapport Virville ouvre les portes d’une vraie refondation sociale :
lettre des Cercles du 23 janvier 2004


Le rapport Balladur sur la mondialisation

La commission parlementaire conduite par Edouard Balladur vient de rendre son rapport sur la mondialisation.

Si l’approche économique du Rapport se dit résolument "libérale", beaucoup d’analyses, hélas, se situent dans la ligne de l’interventionnisme franco-français le plus traditionnel. Dommage, le commencement laissait espérer mieux !

Que le Commerce international soit régenté par un organe ayant pouvoir de coercition est déjà discutable en soi : si les Etats-Unis décident de s’appauvrir en fermant leurs frontières à l’acier moins cher venu d’ailleurs, libre à eux ? Il n’est pas besoin d’OMC ni de représailles douanières d’autres pays pour l’empêcher.

Si par contre, un Etat signe des accords de désarmement douanier et ensuite renie sa signature sous des prétextes divers, des représailles sont justifiées. L’OMC imposant des sanctions, peut-être, comme un tribunal international ? Soit ! Mais pour les autres chapitres cités par le Rapport, c’est une autre histoire : aligner les conditions sociales, est-ce demander aux Indiens et autres de renoncer à leur avantage compétitif immédiat, qui fait reculer la faim et la pauvreté chez eux ? Même chose pour l’environnement ? La Chine traitera son "nuage brun", mais pas cette année…

Avant de vouloir leur imposer nos normes occidentales, laissons-leur la chance de se développer, l’urgence est là.

Voir l’argument de Johan Norberg :
Les clauses sociales et environnementales contre les pays pauvres


Les «services publics» français revus et corrigés par Bruxelles


La Commission européenne étudie un projet visant à définir dans quelles conditions les aides d’Etat sous forme de compensation de service public seront autorisées : il faudra que l’entreprise présente une structure de coûts comparable à celle d’une société bien gérée ne recevant pas de subvention. Dans le cas contraire, elle devra adresser une notification à la Commission, qui veillera à ce que la compensation reçue ne serve pas à faire du dumping sur les marchés concurrentiels.

Ce projet d’encadrement a provoqué un émoi particulier en France : il obligerait les entreprises concernées à avouer leurs sureffectifs ou leurs poches d’inefficacité. De plus, il est possible que les financements passés soient aussi mis en cause, ce qui inquiète fort l’administration française.

Une fois de plus, l’Union européenne force la main à la France, pour la faire évoluer dans le bon sens.


Nouvelles des cercles

Dans les nombreuses activités des Cercles locaux, nous tenons à signaler plus particulièrement

Le lundi 2 février, le Cercle libéral 95 organise un dîner-débat à 19h30 à Eragny sur Oise sur le thème :
"Faut-il légiferer sur la douloureuse question de l'euthanasie"
Pour participer, contacter Monique Merizio.

Le mardi 3 février à Mandelieu la Napoule à 18h45, le Cercle libéral des Alpes Maritimes organise une conférence sur le thème :
"La mondialisation"
avec Bruno Munier, docteur-ès- sciences politiques.
Pour participer, contacter Bruno Munier

Jeudi 12 Février à 20h30 Le Cercle Libéral local des 5, 6, 7 èmes arrondissements de Paris organise un débat public, avec Alexandre ADLER (politologue, conseiller de la Direction du Figaro) sur le thème :
"France, Europe, Moyen-Orient, USA : problèmes et perspectives"
au Musée Social, 5 rue Las Cazes, 75007 Paris (métro Solférino).
Pour participer, contacter Herbert Axelrad
ou Marie-France Suivre au 01 40 62 70 70