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Alain
Madelin |
Ainsi
l’opinion française, comme la quasi totalité
de la classe politique de l’extrême gauche à
l’extrême droite, a fait son choix pour l’élection
américaine. C’est Kerry. Parmi les bonnes et les
mauvaises raisons d’un tel choix, il y a bien entendu
la différence d’appréciation non seulement
de la guerre menée en Irak, mais aussi surtout, et ce
que je veux souligner, de la guerre contre le terrorisme.
Lors
d’une récente conférence prononcée
à New York, Dominique de Villepin vient de mettre en
lumière l’importance de cette divergence. Elle
se résume en trois arguments :
1°
Il n’y a pas de guerre contre le terrorisme. Pour trois
raisons. D’abord «ils ne font pas la guerre
contre nous, ils se livrent à un véritable massacre
des innocents». Il n’y a donc aucune paix possible
avec les terroristes. Ensuite, «appeler à la guerre
contre le terrorisme», c’est «valoriser»
le terrorisme. Enfin parler de guerre contre le terrorisme,
c’est «la confirmation d’un choc des civilisations».
La rhétorique est séduisante, mais lorsque l’on
lit les disputes coraniques des religieux les plus extrémistes
proches d’Al Quaïda qui hésitent pour savoir
s’ils ont le droit de tuer tous les américains
ou seulement dix millions d’entre eux (ce qui les fait
au moins s’accorder sur la nécessité de
disposer le plus rapidement possible d’armes de destruction
massives), on peut légitimement penser que ce n’est
pas une affaire de police et de tribunaux et que si un tel plan
venait à exécution on pourrait difficilement expliquer
qu’il s’agit d’une affaire de politique intérieure
américaine. On peut certes refuser unilatéralement
d’utiliser le mot guerre face à une telle menace,
mais on ne peut esquiver cette réalité : c’est
bien une guerre qui est déclarée à l’Occident
et aux valeurs démocratiques qu’il représente,
et aussi et peut-être avant tout, une guerre à
l’Islam modéré.
Riposter à ce terrorisme par les armes de guerre quand
il le faut, c’est sans doute valoriser médiatiquement
le terrorisme et sans doute hélas susciter des vocations,
mais il est peu probable que les bases arrières d’Al
Quaïda dans l’Afghanistan talibanisé auraient
été démantelées par la seule force
de nos discours et de nos condamnations. Quant au choc des civilisations,
la meilleure réponse n’est-elle pas de chercher
chaque fois qu’on le peut à déverrouiller
les régimes despotiques du monde musulman pour y favoriser
des sociétés libres et ouvertes tournées
vers un Islam modéré.
2° Pour lutter contre le terrorisme nous devons être
des démocraties exemplaires. Dominique de Villepin note
fort justement «La force de la démocratie,
c’est la place qu’elle accorde aux droits individuels,
la reconnaissance de la valeur de chaque personne, la protection
de chacun de ses membres. Nous devons défendre ces valeurs».
Fort bien. Mais ces valeurs il ne s’agit pas seulement
de les défendre chez nous, il s’agit de les défendre
dans le monde car la liberté de pensée et d’expression,
la liberté économique, la liberté des femmes
sont les meilleurs antidotes à la violence, à
la misère et à l’obscurantisme.
3° Pour répondre aux nouvelles menaces et aux nouveaux
défis du monde, Dominique de Villepin propose de construire
«une véritable démocratie mondiale»
dont «le seul cadre envisageable» est «l’enceinte
des Nations Unies». Certes, mais aujourd’hui
il est clair que la commission des Droits de l’Homme de
l’ONU n’a qu’un très lointain rapport
avec les Droits de l’Homme, que la démocratie des
assemblées générales de l'ONU est dominée
par des pays despotiques et que la menace du droit de veto au
Conseil de Sécurité qui paralysait hier toute
intervention au Kosovo, paralyse aujourd’hui toute intervention
déterminée pour mettre fin au génocide
du sud soudan au Darfour.
En attendant les bénéfices de la démocratie
mondiale rêvée par Dominique de Villepin, il me
semble que la France aurait beaucoup à gagner à
faire sienne la cause du progrès de la démocratie
dans le monde.
Le Courrier International vient de publier à la suite
de la visite du Président de la République en
Chine qui avait proposé de lever l’embargo sur
les ventes d’armes en Chine, la lettre (à
lire absolument )d’une «simple citoyenne
chinoise et mère d’un jeune garçon de 17
ans tombé au champ d’honneur lors du grand massacre
de Tian’anmen» : «Parmi toutes les activités
proposées au cours de l’année culturelle
de la Chine en France, aucune n’avait trait aux droits
de l’homme. La Déclaration des droits de l’homme
issue de la Révolution française est le premier
texte à valeur constitutionnelle réellement écrit
dans un esprit d’humanisme et d’amour du prochain.
Il est regrettable que vous vous écartiez fondamentalement
de son esprit. Je souhaite vous mettre en garde : seule la classe
de privilégiés qui espère ainsi maintenir
son pouvoir a réellement besoin des armes sophistiquées
de la France. La grande majorité du peuple chinois n’en
a que faire ! Ce dont les Chinois ont un besoin urgent, c’est
de pouvoir bénéficier de la même démocratie,
des mêmes libertés».

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Alain
Madelin
et les Réformateurs Libéraux UMP d’Ile
de France accueilleront
NICOLAS
SARKOZY
Le
mardi 9 Novembre 2004 à 19 heures 30
A La Maison de la Mutualité
24 rue Saint Victor 75005 PARIS
Nous
comptons sur votre présence et celle de vos amis
Pour
vous inscrire |

Signalé
Europe
Alain Madelin, lors de la seconde session de l’Université
d’Eté de la Nouvelle Economie qui était consacrée,
lundi 30 septembre 2004, au débat sur l’Europe des
marchands ou l’Europe des gouvernants, a donné son
point de vue sur le futur constitutionnel de l’Europe :
«Je pense qu’il y a l’Europe que nous aimons
et l’Europe que nous n’aimons pas»…
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la suite
Elections
en Afghanistan
Notre amie Françoise Hostalier a témoigné,
dans une tribune publiée dans Le Figaro du 26 octobre,
sur les élections présidentielles en Afghanistan
: «Le peuple afghan vient de remporter une victoire
dont on mesure à peine la portée, à travers
le déroulement, dans le calme, de la première élection
générale de son histoire»
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la suite
Réformes
Le 25 octobre, Liberté chérie a publié une
tribune dans Le Figaro en réaction au rapport Camdessus
: «Il n'aura pas échappé aux observateurs
que la réforme est devenue, ces derniers mois, un must
du débat public. C'est désormais le sujet favori
des joutes politiques de salons ou de tribunes officielles. Ce
retour en grâce est-il le signe d'une prise de conscience
collective de l'urgence de réformer ?»
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la suite
Rapport
Camdessus
Même si le rapport Camdessus propose des solutions intéressantes
pour relancer l’économie française, il contient
des contradictions que Jacques Garello souligne : «Le
rapport Camdessus a l’attrait de l’eau tiède
: c’est chaud, mais ça ne brûle pas parce que
c’est plutôt froid» .Côté
chaud, le rapport Camdessus nous redit ce que les libéraux
savent déjà : l’économie française
est au bord de la faillite. Quant aux préconisations du
rapport, Jacques Garello montre bien qu’elles ne sont pas
à la hauteur du diagnostic. Bref, si le rapport énonce
quelques vérités, les libéraux n’en
feront pas leur livre de chevet.
Lire
l’article
Fiscalité
La presse s’est émerveillée il y a quelques
temps de la sagesse fiscale des régions et des départements
en 2004. Certains y voyaient même un tournant. Plus prosaïquement,
les libéraux ont rappelé que 2004 était pour
les régions et les départements une année
électorale, généralement propice à
l’application d’un principe de précaution fiscale.
Une fois passée, les élections et les impôts
reviennent.
Lire
l’article
Service
minimum
Jacques Garello le rappelle dans la Nouvelle Lettre : «
On sait qu’elle est la pression de l’opinion publique
en faveur d’une loi sur le service minimum dans les services
publics, tant le raz le bol est grand face aux grèves
à répétition qui paralysent régulièrement
les entreprises publiques et mettent en péril l’économie
du pays…et la patience des Français. »
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Nouvelles des Cercles
A signaler
la visite d’Alain Madelin à Blois,
le 21 Octobre
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Les
représentants d’entreprises et nos amis du cercle
local ont exprimé une profonde attente mêlée
d’un certain découragement : «Le temps
des politiques n’est pas celui de l’économie
…Les Français n’aiment pas leurs entreprises…
Les idées libérales triompheront-elles un jour
en France ?»
Alain Madelin leur a transmis un message d’optimisme.
Nous n’échapperons pas à la marche de l’histoire
; les réformes finiront par s’imposer comme elles
commencent à s’imposer en Europe ; la mondialisation
change les règles du jeu et créé une nouvelle
donne .
Après un passage à la CGPME, Alain Madelin est
allé au-devant des étudiants en gestion de l'ISEME
à Blois" On a besoin aujourd'hui d'une hyper croissance
pour retrouver l'emploi. Il faut la réforme de l'Etat,
la réforme fiscale.." Ces rencontres sur le terrain
sont une source de documentation et d'idées, mais aussi
un moyen d'expliquer les positions libérales avant d'en
discuter.
Nous remercions Christophe Théodon et Jean-Philippe Taupin
pour cette visite très réussie.
A
signaler la dernière réunion
du cercle de Paris XVème sur «
Les valeurs libérales » animée par Armand
Abadie dans laquelle l’accent a été mis
sur la portée sociale du libéralisme.Une politique
libérale est profondément attachée à
l’égalité des chances.
A
signaler la dernière réunion
du cercle de Meurthe et Moselle, animée
par Kornel Bangha.
A retenir quelques conclusions :
- le système libéral est le seul qui permette
à un petit de devenir grand.
- il faut mettre en avant le terme de réformateur, celui
de libéral pouvant être refusé dans un premier
temps, afin de recruter un plus grand nombre de sympathisants
A
signaler la dernière réunion
du cercle de Paris Centre sur le thème
: «Comment emballer le libéralisme pour le rendre
plus emballant ?»
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la suite

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