
Alain
Madelin |
A
l’aube de la nouvelle civilisation du savoir qui se dessine
aujourd’hui, notre avenir dépend plus que jamais
de la qualité de notre éducation et de notre formation.
Il
y a aujourd’hui beaucoup trop de « laissés
pour compte » de l’éducation, trop de jeunes
qui ne maîtrisent pas les bases du savoir, trop de dons
mal révélés ou mal cultivés, une
trop piètre préparation à la vie professionnelle
et une trop médiocre transmission de notre culture. Pour
trop d’enfants, l’école est l’anti-chambre
de l’exclusion sociale.
Dans
un système éducatif trop rigide, la variable d’ajustement
c’est l’échec scolaire. A la formidable mutation
de notre société doit correspondre une mutation
profonde de notre système éducatif. Celui-ci a
besoin de souplesse, de beaucoup de souplesse, pour s’adapter
à la diversité des attentes et aux évolutions
de notre société.
Le
gouvernement a lancé une large consultation nationale
sur l’avenir de l’école. Il lui appartiendra
le moment venu de proposer les éléments d’une
réforme d’ensemble.
Les
libéraux pour leur part ne croient pas à la réforme
brutale, ils ne rêvent pas d’un grand soir de la
réforme de l’Education nationale. Ils veulent
offrir des espaces de liberté à toutes celles
et ceux, acteurs du système éducatif, qui voudraient
voir bouger les choses.
Ils
veulent libérer les énergies, en responsabilisant
et en faisant confiance dans une logique d’adaptation
et d’évolution. Cette adaptation ne se
décrètera pas d’en haut, mais se découvrira
d’en bas, jour après jour, par l’initiative
et l’expérience.
Pour
cela deux propositions :
1°
donner aux parents la liberté de choix de l’école
de leurs enfants
2°
offrir un statut de pleine autonomie à financement garanti
aux établissements qui le souhaitent
Lire
la suite des propositions