
Loi sur
l’emploi (suite) : le rapport Virville ouvre les portes d’une
vraie refondation sociale
Le
rapport de Michel de Virville «Pour
un code du travail plus efficace» qui vient d’être
remis à François Fillon a essentiellement retenu l’attention
par la proposition d’un contrat à durée déterminée
de longue durée. Cette proposition n’est pas nouvelle.
Elle a été faite depuis longtemps par les libéraux,
et aussi proposée dans un rapport pour l’emploi de
Jean Boissonnat. Elle n’est pas essentielle et elle pourrait
être aisément remplacée par le fait de considérer
la fin d’une mission clairement définie comme étant
une cause réelle et sérieuse de rupture d’un
contrat à durée indéterminée.
Le
véritable intérêt de ce rapport se trouve
dans les propositions pour redéfinir la place de
la loi et du droit contractuel. L’idée maîtresse
est de redéfinir dans un «pacte de négociation»
soumis au parlement la part du droit du travail d’ordre
public qui ne saurait être remis en cause en laissant aux
partenaires sociaux le soin de déterminer les domaines
qui reviennent à l’interprofession, aux branches
ou à l’entreprise ainsi que la méthode contractuelle
permettant de modifier l’actuel droit du travail. Pour peu
que l’on fasse preuve d’audace dans cette direction,
c’est là la bonne méthode pour une véritable
révolution du droit du travail.
C’est
dans cette direction en tout cas que les libéraux font
leurs propositions. Le droit du travail actuel en effet est un
droit conçu pour la civilisation de l’usine et des
situations de subordination. Un nouveau droit du travail est à
inventer avec de nouvelles formes de contrats de travail et d’emploi
correspondant à la variété de situation de
la civilisation du savoir, au temps choisi et des situations où
le travail demandé s’identifie davantage à
un résultat attendu qu’à un temps passé
dans une situation de complète subordination juridique.

Antimondialisation
: le flop de Bombay
Le 4e Forum Social Mondial qui s’est
terminé à Bombay est passé quasi inaperçu
(malgré la présence de deux ministres du gouvernement
Raffarin !). Il est vrai qu’à la différence
de Porto Allegre, vedettisé par la présence du président
brésilien Lula da Silva, (qui au grand dam des altermondialistes
mène une politique de conciliation avec le FMI et autorise
les OGM), les autorités indiennes assimilent la politique
des altermondialistes comme un retour en arrière. C’est
l’ouverture de l’Inde au monde extérieur depuis
1991 qui fait reculer la pauvreté. Même si le boom
de l’industrie et de services reste inégalement réparti
sur l’ensemble de l’immense territoire indien et que
de nombreuses poches de pauvreté demeurent, la mondialisation
apparaît globalement positive.
Si
beaucoup des difficultés de l’Inde restent liées
à la survivance dans les faits d’un système
de castes antilibérale et archaïque, l’ouverture
au monde est synonyme de progrès social. C’est ce qu’a
bien noté Johan Norberg, chercheur au think tank libéral
Timbro à Stockhlom, un des intervenants vedettes de la journée
« les 4 vérités de la mondialisation »
organisée par les Cercles libéraux dans une interview
au Figaro du 7 janvier :
«Le
système des castes est illégal depuis longtemps, mais
le gouvernement a échoué à le supprimer. En
revanche la modernisation de l’économie, surtout dans
les Etats du Sud, pousse les entreprises à embaucher qui
elles veulent et à brasser les castes les unes avec les autres.
Dans ces poches, il n’y a plus d’intouchables, il n’y
a que des gens qui ont du talent ou pas. Vous avez même des
intouchables dans des conseils municipaux. Il y a des mariages entre
castes. L’Inde le prouve : la mondialisation capitaliste est
socialement progressiste».
Déjà
signalé le livre de Johan Norberg: "Plaidoyer
pour la mondialisation capitaliste", paru
chez Plon, Paris, 2004

Recherche
: la preuve par l’Amérique
La recherche française est en crise.
Certains chercheurs et à commencer par l’ancien ministre
socialiste de l’Education nationale Claude Allègre
menacent de quitter la France… pour les Etats-Unis ! C’est
là indirectement faire l’éloge d’un système
capitaliste qui en faisant tourner à plein régime
le moteur de la création des richesses est capable de consacrer
des moyens importants à une recherche qui à son tour
alimente le moteur. C’est aussi chercher à échapper
aux multiples contraintes bureaucratiques et statutaires –
chercheurs à vie, 35 heures, retraites à 60 ans…-
qui caractérisent la recherche socialisée à
la française.
On
attend avec impatience que les mêmes fassent des propositions
pour libéraliser la recherche française.

Jacques
Bichot : la réforme des retraites reste à faire
Jacques
Bichot, co-auteur avec Alain Madelin de « Quand les autruches
prendront leur retraite », Le Seuil, 2003, livre de propositions
pour une vraie réforme des retraites fondées sur calcul
par point et le libre-choix (voir
dossier), récidive avec la parution de « Sauver
les retraite ? La pauvre loi du 21 août 2003 », L’Harmattan
et Sauvegarde
Retraite.
Selon
le gouvernement, la loi du 21 août 2003 portant réforme
des retraites devrait suffire à « sauver les retraites
». Hélas, ce texte long et touffu, assorti d’une
multitude de décrets d’application compliqués,
n’a pas les qualités requises pour remplir une telle
mission. Tel est l’avis de Jacques Bichot.
Pour
lui, cette réforme est plutôt un rafistolage, une réparation
provisoire qui laisse entier le problème du remplacement
du système ancien. On se serait évité bien
des difficultés en allant droit au but au lieu d’augmenter
le fatras de dispositifs abscons dont il faudra un jour se débarrasser
pour se doter d’un système de retraites par répartition
compréhensible, efficace et respectueux des principes de
liberté, d’égalité et de fraternité.
Jacques
Bichot, Sauver les retraites ? La pauvre loi du 21 août 2003,
Coédition L’Harmattan/Sauvegarde-Retraites, Paris,
2004, 120 pages, 10 euros
Pour
en savoir plus sur le livre
Voir
aussi le compte rendu du libre dans Seniorscopie

L’UMP
ouvre le débat, les libéraux proposent
En attendant de mieux définir
l’organisation de courants au sein de l’UMP, celle-ci
vient d’ouvrir un espace de libre confrontation politique
entre ses diverses sensibilités. Alain Madelin a accepté
d’entre prendre la responsabilité. Avec Alain Juppé
ils ont présenter le
forum UMP d’ores et déjà ouvert sur internet.
Sont déjà au menu des débats, la construction
européenne, la mondialisation (avec la contribution des cercles
libéraux), le principe de précaution. A venir, la
santé, l’école , l’emploi.
Ceux
des membres des Cercles Libéraux qui sont adhérents
de l’UMP sont vivement invités à participer
à ces débats. Contacter Dominique
Garrigues.
Lire
la contribution d’Alain Madelin
Intégrer la Turquie, c’est changer d’Europe

Nouvelles
des cercles
• Réunion de travail des Cercles thématiques
Le
Comité exécutif des Cercles ainsi que les responsables
des cercles se sont réunis le 20 janvier 2004 autour d’Alain
Madelin pour une réunion de travail.
Lire
le compte-rendu
•
La rentrée des Cercles libéraux de Paris et de la
région parisienne
Plus
de 150 personnes, membres des Cercles libéraux, étaient
présentes mardi 20 janvier 2004 à l’Espace Maillot
Congrès, pour écouter les vœux d’Alain
Madelin. Ce fut dans cette ambiance chaleureuse et conviviale que
tous ont eu le plaisir de partager la Galette des Rois.
•
Cercles locaux
En
2003, près de 50 cercles locaux ont été créés.
D’ores et déjà dans les départements
les plus importants et dans chaque région, il y a au moins
un cercle local dynamique. Chaque cercle est constitué d’un
noyau dur qui établit le programme et assure la communication
et l’animation. Plusieurs cercles ont décidé
de se réunir à jour fixe ou à période
régulière, à l’instar du cercle des Hautes
Alpes, de la Haute Vienne, du Morbihan ou des Alpes Maritimes
Perspective
pour 2004 : notre objectif est de doubler la création des
cercles locaux (deux seront créés prochainement dans
le Loiret et le Gard) et d’aboutir à une coopération
étroite avec les cercles thématiques.

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