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Alain
Madelin |
Une
hirondelle ne fait pas le printemps. Néanmoins, il semble
qu’à droite on réalise enfin les dangers
du déferlement anti-libéral de la campagne européenne.
C’est François Bayrou qui affirme «le
procès collectif actuellement instruit contre le libéralisme
en général est une régression nationale».
C’est Nicolas Sarkozy qui doit convenir que «l’Europe
sera un formidable levier pour les réformes de la France»
et que «le modèle social» français
n’en est pas vraiment un. C’est même François
Hollande que l’on a vu à la télévision
s’emporter et défendre le libre échange
face à des contradicteurs de droite en leur expliquant
qu’il serait stupide de proposer à l’Europe,
barricadée dans ses frontières, de reconstituer
le modèle de l’union soviétique après
l’échec de celui-ci.
Quoi qu’il en soit, les dégâts de cette campagne
anti-libérale sont là et bien là.
1 - En présentant l’Europe comme
un grand méchant loup libéral on a semé
la peur et récolté le non. Il n’y a pas
d’un coté l’Europe libérale et de
l’autre l’Europe sociale. L’Europe est par
nature libérale en ce sens qu’elle se réfère
à un modèle qui allie liberté politique
et liberté économique. Et partout en Europe -
sauf en France - on sait mettre un trait d’union entre
économie libérale et progrès social.
Si l’Europe ou du moins la zone euro, est, aujourd’hui,
en panne de croissance, d’emploi et de pouvoir d’achat
ce n’est pas parce qu’elle est trop libérale
mais parce qu’elle ne l’est pas assez. Parce que
les réformes promises dans l’agenda de Lisbonne
(mars 2000) qui avaient l’ambition de faire de l’Europe
la zone la plus compétitive du monde sont restées
lettre morte. En faisant de la directive Bolkestein un épouvantail
(qui ne fait que décliner la liberté des services
inscrit dans le Traité de Rome), en se scandalisant de
l’inertie de l’Europe face à «l’invasion»
du textile chinois (comme l’explique le ministre du commerce
extérieur chinois «la Chine doit vendre huit
cent millions de chemises pour acheter un airbus»)
en proclamant que la nouvelle Constitution va nous donner le
moyen de «quitter une Europe libérale non maîtrisée»
on ne peut que fabriquer une peur de l’Europe qui elle-même
entretient la montée du non.
2
- En rejetant l’Europe libérale, en épousant
les rhétoriques les plus à gauche sur les délocalisations,
le dumping social, le dumping fiscal ou le dumping écologique,
on alimente des réactions protectionnistes et des tentations
dirigistes. En faisant passer, aujourd’hui, les réformes
libérales portées par l’Europe comme autant
de dérives dangereuses qu’il nous faut endiguer
et combattre, la droite s’interdit de mettre en oeuvre
ces réformes au lendemain des élections européennes
et même de les présenter au suffrage des Français
lors de l’échéance de 2007.
Il s’agit bien là d’une «régression
nationale» et quel que soit le résultat du
référendum ou les correctifs de langage apportés
dans la dernière ligne droite aux discours de campagne,
il est sûr que la France en payera la facture.
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Signalé
Fiscalité
L’article de notre ami Jacques Garello
paru dans les Echos, le 19 mai, sur la «flat tax»,
un impôt simple, efficace et juste qui pourrait être
l’impôt européen de demain.
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La
fièvre de la flat-tax
Les
arguments du non d’un libéral
Au terme de plusieurs semaines d’interrogation sur le projet
de Constitution européenne, Jacques Garello
en arrive à la conclusion "que tout porte un libéral
à voter non".
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Nouvelles des Cercles
Nous
signalons la prochaine réunion du cercle de Rouen,
le jeudi 2 Juin 2005, qui sera animée par Jean-Pierre Chatillon,
ex-directeur de l’usine papetière Chapelle d’Arblay
, qui a vécu au cœur d’une cession d’entreprise
et témoignera des rapports spécifiques entre l’entreprise
et le monde politique d’une part et les contradictions entre
la vision financière et la vision industrielle, d’autre
part.
Contact
Christian Savey rouencerclelib@aol.com
A
lire la contribution au sujet du projet de constitution européenne,
de notre ami, Bruno Pineau-Valencienne, responsable
du cercle Canada et USA : «L’heure du choix a
sonné pour les libéraux». «Le
29 Mai, je ferai mienne la devise du Maréchal de Lattre
de Tassigny : «Ne pas subir» en votant non.»
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Contact
Bruno Pineau-Valencienne duci@bellnet.ca
A lire l’analyse de notre ami, Jean-Pierre
Bensimon, de Marseille «Pourquoi le Non au
référendum sur la constitution européenne
a pris une telle ampleur en France»
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la suite
Contact Jean-Pierre Bensimon jpbensimon@wanadoo.fr
A lire la chronique de résistance de notre
ami, Jean-Louis Caccomo «Les règles
du capitalisme», système économique qui
ne fonctionne qu’à la condition de respecter un certain
nombre de règles fondamentales et rigoureuses. Le libéralisme,
de son côté, repose sur quelques grandes règles
éthiques, fondatrices d’une vision de l’homme
qui dépasse la simple recette économique.
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Contact Jean-Louis
Caccomo caccomo@univ-perp.fr
Nous signalons le compte-rendu de la dernière
réunion du cercle des Alpes-Maritimes
sur «L’aide internationale :mondialisation et
gestion de l’aide.»
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Contact
Bruno Munier BPMunier@aol.com
A
lire l’analyse économique de notre ami Jean-Pierre
Chevallier qui prévoit un taux de croissance du
PIB en France aux alentours de 1% en 2005, si les tendances antérieures
se poursuivent, ce qui est probable, ce qui maintiendra le chômage
à 10%, c’est-à-dire à un niveau élevé,
difficilement admissible.
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Contact
Jean-Pierre Chevallier jpchevallier@hotmail.com

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