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Alain
Madelin |
Ne
nous y trompons pas, la panne de l’Europe aujourd’hui
ce n’est pas tant la panne de Constitution que la panne
dans la mise en oeuvre des réformes libérales contenues
dans l’agenda de Lisbonne.
Il
n’est pas sûr, en effet, que l’Europe avait
le besoin urgent de se doter d’une «Constitution».
Celle-ci correspond davantage à une ambition de pouvoir
pour les politiciens européens qu’à une ambition
de prospérité pour les européens. Il est
clair aujourd’hui que pour faire fonctionner une Europe
à 25 un court traité institutionnel eut mieux valu
qu’un trop confus et trop vaste projet constitutionnel.
Il est, d’ailleurs, vraisemblable que les dispositions institutionnnelles
contenues dans le projet de Traité auquel les Français
viennent de dire non (comme la stabilisation de la présidence
de l’Union européenne ou la simplification des mécanismes
de décisions) seront le moment venu reprises dans un nouveau
traité sans doute moins prétentieux mais plus efficace.
Il
est sûr, en revanche, que l’Europe - et tout particulièrement
la zone euro - ont un urgent besoin des réformes libérales
contenues dans l’agenda de Lisbonne. On se souvient qu’à
Lisbonne, en mars 2000, les chefs d’Etat et de gouvernement
s’étaient donnés pour objectif de faire de
l’Europe de 2010 «l’économie de la
connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du
monde, capable d’une croissance économique durable
accompagnée d’une amélioration quantitative
et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion
sociale». Et pour cela, ils avaient décidé
d’un programme détaillé de réformes
à mettre en oeuvre sous l’impulsion de l’UE
dans chacun des pays européens. Hélas, à
mi-parcours, il a fallu déchanter et constater la très
faible mise en oeuvre des mesures décidées à
Lisbonne. Voilà pourquoi il n’y a rien de plus urgent,
si l’on veut construire l’Europe de l’emploi,
de la croissance et de la prospérité partagée,
celle qui prépare l’avenir, celle qui correspond
à l’aspiration des européens, que de rattraper
le temps perdu et de donner un très fort coup d’accélérateur
aux réformes décidées à Lisbonne.
D’autant
que la zone euro a impérativement besoin pour fonctionner
et être une zone de prospérité d’une
très grande souplesse de ses économies et pour cela,
bien entendu, il lui faut mettre d’urgence en oeuvre des
réformes libérales. La zone euro de part l’hétérogénéité
des pays qui la composent n’est pas, en effet, ce que les
économistes appellent une zone monétaire optimum.
Ce n’est pas en soit un obstacle à une monnaie unique
car l’étalon or, lorsqu’il était en
vigueur, recouvrait des économies très largement
différentes. Mais dés lors que des variations de
conjoncture ou de compétitivité entre deux pays
ne peuvent plus être compensées par une variation
des taux de change ou des taux d’intérêts –
monnaie unique oblige – il faut que les prix relatifs s’ajustent
(salaire, valeur des actifs...) ce qui n’est pas le cas
dans les pays devenus trop rigides comme l’Allemagne et
la France.
L’euro
qui est considéré comme un atout (et il est vrai
que depuis trois ans, il permet à la France de mener une
mauvaise politique économique et de pratiquer la fuite
en avant dans un endettement qui aurait été sanctionné
depuis longtemps par les marchés si nous étions
restés avec le franc) peut entraîner, si on se refuse
à entreprendre au plus tôt les réformes de
l’agenda de Lisbonne, une panne durable de croissance et
une dépression des pays de la zone euro. On se souvient
du dialogue de sourd, qui a plongé le Japon dans une crise
de plus de dix ans, entre sa Banque centrale qui disait au gouvernement
«faite des réformes audacieuses» et
les autorités politiques qui disaient à leur Banque
centrale «faites-nous une bonne politique monétaire».
Le même scénario noir semble se répéter
aujourd’hui en Europe.
Voilà
pourquoi l’Europe aujourd’hui pour repartir du bon
pied doit, nonobstant les réticences françaises,
donner la priorité à l’agenda de Lisbonne.
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Lendemain
de référendum
Les
bienfaits de la victoire du non
Une
excellente analyse de Pascal Salin sur les raisons
pour lesquelles un libéral peut se réjouir de la
victoire du non : "On peut très bien accepter le statu
quo et le processus d'intégration économique européenne
ne s'en poursuivra pas moins et même mieux ! Il permettra,
mieux que n'aurait pu le faire la Constitution, la diversité
des expériences et un certain épanouissement des
libertés individuelles."
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Oui au socialisme libéral
Appréciez la tribune libre de Jean-Marie Bockel,
sénateur maire (PS) de Mulhouse, parue dans l’express
du 06 juin «croit-on vraiment aux bienfaits d'une recomposition
anticapitaliste et antilibérale rêvant d'administrer
l'économie et la société, alors même
que les pays anciennement totalitaires rejoignent avec espérance
un espace de libre développement économique, de
progrès social, de régulation politique et juridique?
Osons le dire: l'échec du référendum signifie
au contraire l'échec d'une gauche insuffisamment réformiste.
L'échec d'un socialisme qui n'a pas su réformer
à temps ses concepts et ses pratiques.»
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la suite
Non
à l’uniformité
Pour Pascal Salin, Jacques Garello
et Patrick Simon : c’est non à l’uniformité.
Non à l’uniformisation du droit, de l’économie
et des peuples européens. «Aujourd’hui, les
peuples européens aspirent sans doutent à autre
chose qu’à un pouvoir politique construisant «
le meilleur des mondes».
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Lendemain de fête : le «non»
qu’on mérite !
Pour notre amie Sophie de Menthon, présidente
d’Ethic «la France se réveille avec la gueule
de bois...La sanction est là : impitoyable et finalement
méritée. Nous payons l’addition non pas d’une
politique menée mais de la langue de bois érigée
en principe de communication ».
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Signalés
Les
100 jours
Notre ami Jacques Garello s’interroge sur
les moyens d’obtenir des résultats pour l’emploi
en 100 jours : «Seule la thérapie de choc pourrait
y parvenir. Mais M. de Villepin a préféré
la médecine douce, voir même les placebos, parce
que les syndicats «veillent». On prépare le
Waterloo de l’emploi.»
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Economie
A lire sur le site de l’Institut Economique Molinari
: La France est-elle vraiment victime du capitalisme triomphant
? «Une société dans laquelle les dépenses
publiques représentent plus de 50% du P.I.B. et où
aucun domaine de la vie n'échappe à une réglementation
dirigiste n'est pas un modèle de capitalisme. Les problèmes
de la société française ne peuvent donc pas
lui être automatiquement imputés. Les politiques
libérales n'ont pas échoué en France. Elles
n'ont pas été essayées...»
Lire
la suite
Philosophie
: les rapports entre le libéralisme et le christianisme
L’excellent article de Philippe Némo
qui affirme «j’ai acquis la conviction non seulement
que le libéralisme est compatible avec le christianisme,
mais qu’il est directement ou indirectement jailli de ce
dernier. Je pense que c’est la Révélation
biblique qui a produit peu à peu, dans le monde méditerranéen
et européen, les profondes transformations socio-politiques
qui devaient finalement aboutir aux démocraties libérales
modernes. Évoquons très brièvement, en préambule
de cet article, les principaux aspects de ce processus.»
Lire
la 1ère partie
Lire
la 2ème partie

A
lire
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Le livre de Max-Henri BOULOIS, "INTEGRISME
..... GUERRE INCIVILE, Sarkozy vs Villepin Sur la ligne de front",
édité en Mai 2005, est le résultat d'une
enquête personnelle et percutante sur un problème
qui nous interpelle tous.
Lire
le résumé
Pour
débattre de ce sujet qui lui tient à coeur, Max-Henri,
est prêt à répondre à toute invitation
de responsable de cercle désirant sa présence, pour
animer un diner débat ou un colloque.
Merci de vous faire connaître à Marie-France SUIVRE
au Tel : 01 40 62 70 67 ou par email
cerclesliberaux@cerclesliberaux.com

Nouvelles des Cercles
Invité à Nancy par les Cercles Libéraux,
Alain Madelin a accordé une interview
à l’Est Républicain. Après avoir commenté
la campagne sur le référendum, le discours de politique
générale du Premier Ministre, il fera le point au
bout des cent jours, après avoir laissé passer l’orage
anti-libéral
Lire
l'article
A lire les réflexions de notre ami Eloi Jutteau
sur le message que nous devons essayer de mieux faire passer sur
le terrain par un travail de fond et des actions plus ponctuelles
: «Libéral ne s’oppose pas au social».
Lire
la suite
Contact eloi.jutteau@seri-expert.com
Notre ami, Eric Cunat, du cercle de Nancy, professeur
d’histoire , nous signale l’article qu’il avait
écrit en Mai 2004 «Quelle Europe pour quelle liberté
?»
Lire
la suite
Contact ericcunat@hotmail.com
A lire la chronique de résistance de notre ami, Jean-Louis
Caccomo «A la recherche de l’Europe».
Il ne s’agit plus de savoir si la France est réformable
aujourd’hui, il s’agit d’espérer qu’elle
soit encore gouvernable. Dans ce contexte, comment peut-elle être
porteuse d’un projet pour toute l’Europe ? Comment
la France peut-elle prétendre encore fournir un «modèle»
?
Lire
la suite
Contact caccomo@univ-perp.fr
A lire plusieurs réactions
au discours de politique générale du Premier Ministre.
«Le changement dans la continuité» par Georges
Lenglet, de Cognin. Les principales mesures sont des
engagements pris par le précédent gouvernement.
Lire
la suite
Contact lenglet.georges@wanadoo.fr
A lire le billet d’humeur de Bruno Pineau-Valencienne,
responsable du cercle Canada, USA : «Un autre rendez-vous
manqué» Le Premier Ministre tente de faire survivre
péniblement notre « bon » vieux modèle
social français à bout de souffle.
Lire
la suite
Contact duci@bellnet.ca

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