
Une grande
loi pour libérer le travail ?
Dans
ses voeux, le Président de la République a annoncé
une loi de mobilisation pour l’emploi. L’idée
que l’on pouvait créer des emplois par la loi a fait
sourire ici et là, jusqu’au secrétaire général
de la CFDT (!) qui a déclaré «pas plus qu’on
ne protège l’emploi avec une loi, on ne crée
pas des emplois avec une autre loi». Sans doute. On aurait
tort cependant d’en rejeter l’idée. D’abord
parce que derrière cet appel à la loi, se cache une
confiance retrouvée dans l’entreprise pour créer
des emplois (l’époque n’est pas si lointaine
où l’on mobilisait les préfets pour créer
des emplois !). Ensuite, parce que seule une loi peut défaire
les multiples obstacles à l’emploi que recelle notre
actuel maquis législatif (35 heures, travail le dimanche,
conditions d’embauche et de licenciement…).
Le gouvernement aura-t-il le courage d’une grande loi pour
libérer le travail ? La question est posée. Les Cercles
Libéraux, en tout cas, apporteront leur proposition.

Libertés
économiques : la France lanterne rouge en Europe
Selon l’indicateur
des libertés économiques 2004 qui vient
d’être publié par l’Heritage
Foundation et le Wall Street Journal, la France se situe à
la 44ème place (sur 155 pays). Dans l’Europe des 15,
la France est avant-dernière. Dans l’Europe à
25, elle est 22ème. Puisque 2004 doit être l’année
de l’emploi, on ne peut que rapprocher ces chiffres de nos
performances en matières d’emploi. Là encore,
en matière de lutte contre le chômage, la France se
trouve 14ème dans l’Europe de 15 (seule l’Espagne
est derrière elle, mais elle a divisé son chômage
par deux en sept ans quand le nôtre stagnait). Ce rapprochement
n’est pas fortuit car il existe d’évidence un
lien entre création d’emploi et libertés économiques.
Si l’on veut réellement se mobiliser pour l’emploi,
il faut diminuer la dépense publique, faire reculer l’Etat
et libérer le travail.

Taxe
professionnelle : la quadrature du cercle
Le Président de la République
a annoncé la disparition programmée de la taxe professionnelle.
Fort bien. Comme le dit Milton Friedman : «il n’y
a pas de baisse d’impôt que je n’aime pas».
La tâche cependant ne sera pas simple pour Bercy qui a découvert
ce projet dans les vœux présidentiels.
1.
Il faudra la compenser pour les collectivités locales qui
perdront avec la TP un instrument d’autonomie fiscale, un
impôt dynamique (dont les bases augmentent chaque année)
et une prime aux collectivités qui accueillent des installations
à risques ou polluantes.
2.
On ne pourra pas à l’évidence recourir au déficit
pour compenser ce manque à gagner.
3.
On ne pourra sans doute pas davantage reporter la charge des ressources
de la taxe professionnelle sur les impôts locaux payés
par les personnes.
4.
Si l’on veut remplacer la taxe professionnelle pénalisante
pour les investissements industriels par un autre impôt sur
les entreprises (lequel ?), il y aura sans doute des entreprises
gagnantes, mais il y aura aussi des perdantes.
Bref
la tâche est sans doute plus difficile qu’il n’y
paraît et elle s’apparente à la quadrature du
cercle. Elle va sans doute forcer le gouvernement à une reforme
d’ensemble plus ambitieuse.

Réforme
de la Sécurité Sociale
Selon
le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie,
mis en place par le Premier Ministre pour établir un «
diagnostic partagé », si l’on ne change rien
à notre assurance maladie, celle-ci aura accumulé
un déficit de 640 milliard d’euros en 2020. Selon le
Président de la République, qui se refuse toujours
– imité par le gouvernement – à parler
de « réforme » de l’assurance maladie,
celle-ci aura été consolidée dans six mois.
Craignons une fois encore que cette consolidation se résume
pour l’essentiel à une « comptabilité
créative », comme disent les anglo-saxons, qui allègera
les charges de notre assurance d’Etat monopolistique pour
en reporter une large part vers les assurances complémentaires
fiscalement encouragées pour ceux qui ne sont pas couverts
aujourd’hui par un régime complémentaire ou
par la CMU. Autrement dit ces 640 milliards de déficit cumulés
annoncés par le Haut Conseil seront transférés
pour l’essentiel aux ménages. Sans rien régler
aux problèmes structurels de nos dépenses médicales
qui, pour les libéraux, rappelons-le, ne peuvent trouver
leur solution que dans une profonde réforme qui passe par
une mise en concurrence de l’assurance maladie
au travers d’une délégation de gestion de service
public – même partielle – aux caisses régionales,
aux mutuelles et aux assurances (voir
dossier).

Nouvelles
des Cercles
1. Succès de l’activité des Cercles thématiques
en 2003
Les
21 Cercles thématiques ont fait un remarquable travail tout
au long de l’année 2003 :
- 150 réunions, 600 inscrits, 120 documents de propositions
et de conclusions.
- participation à la préparation et au bon déroulement
des "Mardis de la réforme".
- préparation et succès de l’excellente "Journée
Mondialisation" du 15 novembre.
Définition de conclusions et recommandations (Rapports d’étape)
nombreuses, variées et de haute qualité.
2.
Poursuite du développement des Cercles thématiques
en 2004
Pour
donner aux conclusions des Cercles thématiques un impact
maximum, nous les rassemblons en un ouvrage synthétique commun,
et les mettons en valeur par les moyens électroniques (mise
sur le site, mails).
L’interaction avec les Cercles locaux se développera
encore, dans les deux sens : remontée de cas concrets et
retour d’analyses générales pour application.
La constitution de bases de références libérales
sur chacun des thèmes nous permettra de disposer d’un
corpus où puiser directement chaque fois que nous aurons
à nous exprimer.
La
collaboration avec l’UMP dans le cadre des nouvelles responsabilités
d’Alain Madelin pour le débat d’idées
donnera aux Cercles thématiques des occasions de promouvoir
les approches libérales qui aideront nos partenaires à
évoluer dans le bon sens.
Les
Cercles thématiques continuent leur travail, formulent des
propositions d’action bien ciblées et novatrices, dans
le cadre des calendriers d’événements extérieurs
(notamment la politique gouvernementale).
3.
Nouveaux Membres, nouveaux Animateurs
Chaque
adhérent des Cercles libéraux peut être plus
particulièrement intéressé par un thème
ou un autre, voire deux ou trois.
Pour apporter votre contribution, cliquez
sur les thèmes qui vous intéressent le plus, et
inscrivez-vous en cliquant sur «Participer à
ce thème»
Vous recevrez les comptes-rendus de réunion et documents
d’analyses et de conclusions, et vous pourrez réagir
(par mail de préférence) : vous apporterez critiques,
compléments, références factuelles aux événements
ou aux prises de positions (analyses de documents, livres, média,
sites internet…).
Vous pouvez aussi être candidat pour devenir "Animateur"
: c’est l’engagement de consacrer un minimum de deux
heures par mois au Cercle thématique. Il est possible d’être
Animateur en résidant en province ou à l’étranger.

Les Cercles
libéraux se mobilisent pour la loi pour l’emploi
Une
grande loi sur l’emploi est prévue sur le calendrier
d’action du gouvernement. Pour faire leur proposition, les
Cercles libéraux réunissent leur compétence
dans le cercle thématique «Les chemins du travail pour
tous», animé par Bernard Fièvre, et auquel se
joindront désormais les responsables du Cercle des entrepreneurs.

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