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Alain
Madelin |
Touchante
unanimité ! L’ensemble de la classe politique française,
de l’extrême gauche à l’extrême
droite en passant par l’UMP, le PS et l’UDF condamne
la directive Bolkestein sur la libération des services
en Europe. Le premier ministre juge le texte «inacceptable»
et assure que le gouvernement «prendra tous les moyens
pour s’y opposer».
Rappelons que cette directive s’inscrit dans le droit
fil de l’acte unique de 1985 et du principe de reconnaissance
mutuelle des normes («ce qui est bon pour les français
doit être bon pour les allemands et réciproquement»)
fixé par la cour de justice européenne qui l’a
précédé. Rappelons aussi qu’elle
était inscrite dans l’agenda de Lisbonne et son
objectif –aujourd’hui bien illusoire– de faire
de l’union l’économie la plus compétitive
du monde à l’horizon 2010.
- Qu’elle avait reçu, par l’intermédiaire
du ministre délégué aux questions européennes,
l’aval du gouvernement français.
- Qu’elle est publiée concomitamment au rapport
Cahuc-Kramarz du ministre de l’économie qui dénonce
en France les freins réglementaires au développement
des services.
Au-delà du principe de précaution électoral,
qui à la veille du référendum pousse la
classe politique à botter en touche une directive qui
ne peut que susciter des réactions catégorielles,
ce refus unanime illustre à nouveau le décalage
entre la France, l’Europe et le monde.
On continu dans notre pays à prôner les solutions
d’harmonisation –c'est-à-dire d’uniformisation–
aux solutions de marché et de concurrence. Elles induisent
la construction d’un super Etat européen.
Ailleurs, on pense que la concurrence des services est le moyen
de les développer et d’assurer leur qualité,
que la concurrence des réglementations ne conduit pas
au «moins disant» mais à l’optimum
et qu’au surplus la concurrence exerce une fonction sociale
de redistribution des rentes de situation et donc des chances
au profit de tous.
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Nouvelles des Cercles
Nous
remercions la contribution au plan de cohésion sociale
de notre ami Bruno Pineau-Valencienne du Canada.
Les Français pourraient s’inspirer du gouvernement
canadien qui finance depuis 2000 une importante expérience
pilote de constitution du patrimoine pour des personnes à
faible revenu, à l’instar des programmes américains
IDA (Individual Development Accounts). Des recherches récentes
démontrent en effet l’importance de la constitution
d’un patrimoine de base pour éviter l’enracinement
dans la pauvreté.
Lire
la contribution
Contacter Bruno Pineau-Valencienne duci@bellnet.ca
Nous remercions également le cercle du Doubs
pour sa contribution au plan de cohésion sociale. On peut
lire dans ce plan «La prospérité économique
est indissociable de la prospérité sociale».
D’un point de vue libéral, la phrase devrait se lire
à l’envers : «Il ne peut y avoir de prospérité
sociale s’il n’y a pas de prospérité
économique»
Lire
la contribution
Contacter Yves Quemeneur ym.quemeneur@wanadoo.fr
A lire les réflexions d’Angleterre de notre ami Alain
Girard sur la protection sociale et la durée du
temps de travail.
Lire
les réflexions
Contacter alaingirard@yahoo.fr
A lire le compte-rendu du dîner-débat organisé
par le cercle de la Loire Atlantique, en présence
de Bernard Courtois, Délégué Général
des Cercles Libéraux.
lire
le compte-rendu
Contactez le cercle : cerclesliberaux44@wanadoo.fr
A lire les réflexions du cercle du Mantois sur le thème
de l’école.
Lire
les réflexions
Contacter Philippe Seigneur Michael.paris@equipement.gouv.fr
Notre ami, Gilbert Pace, responsable du
cercle thématique, la libération de l’économie,
a participé à une émission sur BFM avec Marie
Noelle Lieneman, entre autres,qui a donné lieu à
un débat assez vif. Gilbert Pace a cité l’exemple
du Royaume-Uni, dont le PIB par tête est passé de
l’indice 91 en 1984( par rapport à une moyenne 100
en Europe) à l’indice 111 en 2004, faisant du R.U
le pays le plus riche d’Europe grâce à la politique
libérale de Madame Thatcher, confirmée en partie
par Tony Blair.
A signaler dans le Courrier des Lecteurs du Figaro, l’analyse
d’Alain Schlosser, responsable du cercle
de Paris 12,13 et 14 èmes arrondissements sur les élections
en Irak. "Les Irakiens ont donné une leçon
à la France et à ses media qui, par antiaméricanisme,
se réjouissaient déjà d’une faible
mobilisation des électeurs. Quel désaveu cinglant
! L’Europe et la France rappellent leurs idéaux des
droits de l’homme, y compris dans le projet de traité
constitutionnel, mais ne les traduisent ni en actes, ni en paroles.
Faudra-t-il une nouvelle fois attendre d’être au bord
du gouffre pour réagir ?"
Contacter
alain.schlosser@club-internet.fr

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