
Les libéraux
et la loi sur les signes religieux à l’école
Alain Madelin prend position contre la loi
à l’Assemblée nationale et dans Le Monde
« Une chose est claire : cette loi, quelque
nom qu’on lui donne, est une loi contre le voile islamique.
L’interdiction à l’école des autres signes
religieux, kippas ou grandes croix, n’est là que pour
assurer une fausse symétrie.
Soyons en sûr, cette loi ne facilitera pas le travail des
enseignants. Entre les signes « ostentatoires » et
les signes « visibles », on a retenu la solution mi-chèvre
mi-chou d'une prohibition de tout signe « ostensible ».
Cette synthèse audacieuse force l'admiration, mais que
règlera-t-elle ? Il appartiendra toujours aux enseignants
d'apprécier, ce qui est signe religieux et ce qui est ostensible.
La tâche est assez difficile pour qu'elle ait déjà
égaré le Ministre de l’Education nationale,
en lui faisant déceler des signes prohibés sous
un bandana, et même sous certaines pilosités...
Mais ce qui est le plus regrettable, c'est que cette loi nous
fasse passer à côté de la vraie question :
celle de la place de l'islam en France, de sa compatibilité
avec la modernité, la laïcité, les droits de
l'homme. Ce n'est pas une commission sur la laïcité
qu'il fallait constituer, mais une commission sur le rapport entre
l'islam et la République. Tout comme il a fallu l'épreuve
de force entre les juifs et la République pour parvenir
au Sanhédrin de 1807, tout comme il a fallu le long affrontement
avec l'Eglise catholique, nous ne pouvons pas éviter ce
rendez-vous avec l'islam de France. Celui-ci doit se mettre en
conformité avec nos moeurs, avec nos valeurs, avec les
droits de l'homme ; la République doit l'y inviter clairement
et fermement.
Cette loi est inutile. La prohibition stricte va bloquer l'évolution
de l'islam et encourager les intégristes. Pour éviter
ce scénario, il reste une solution : que la loi soit appliquée
avec pragmatisme, comme l'a dit le président de la commission
des lois ou, pour parler comme le Président de la République,
avec discernement. C'est-à-dire que, pour finir, le voile
prohibé deviendra foulard ou bandana autorisé...
Beaucoup de bruit pour peu de chose, mais avec le risque d'avoir
creusé un fossé d'incompréhension avec ceux
qui garderont le goût amer d'avoir vu la religion qu'ils
pratiquent - ou qu'ils ne pratiquent pas, mais avec laquelle ils
sont incités à se solidariser - instrumentalisée
et stigmatisée ».
A lire l’analyse d’Alain Madelin développée
à la tribune de l’Assemblée et dans le quotidien
Le Monde, 6 février 2003 : Une
loi de trop
Jacques Garello
« La solution à nos problèmes me paraît
simple, tellement simple qu’on ne la voit pas. Il suffit
en effet d’assortir la liberté religieuse, la liberté
scolaire et la liberté du culte pour mettre fin aux drames
actuels. »
A lire
Le voile et la Croix, La nouvelle lettre
« Cette riposte, inadaptée à tous points
de vue, est dangereuse. Elle amplifie les ambiguÏtés
de la laïcité, en privant les Français d’affirmer
leurs convictions religieuses. Au prétexte qu’une
minorité porte le voile, la majorité de ceux qui
portent ou voudraient porter la croix est privée de cette
liberté. »
A lire Malheur
aux Barbus, La nouvelle lettre
Guy Sorman
« Le gouvernement dans cette aventure se laisse, me semble-t-il,
manipuler par des groupuscules laïques militants. Ceux-ci
vivent dans la nostalgie des grands combats anticléricaux
de jadis, des mouvements qui recrutent dans les milieux enseignants
et ne sont guère plus fréquentés que les
églises un jour de semaine. Dans ce combat contre la soi-disant
menace intégriste, ils retrouvent une jeunesse. »
A lire Le
faux débat sur le voile et un vrai risque identitaire,
Le Figaro

L’abbé
Pierre, le logement et les libéraux
L’Abbé
Pierre, tel qu’en lui-même, nous rappelle à la
lucidité et à la générosité,
en termes percutants ! Saluons le rôle essentiel de ces grandes
consciences, qui nous tirent hors de notre quotidien. Son appel
mérite attention, car tous les problèmes de nos sociétés
ne sont pas résolus, même si nous avons fait d’immenses
progrès depuis cinquante ans
Après
des décennies d’efforts et d’immenses dépenses
pour l’aide au logement, pourquoi ne sommes-nous pas plus
avancés ? Le constat est négatif, peut-être
faut-il donc réexaminer les moyens mis en œuvre ?
Avons-nous
des propositions à faire ? Les libéraux traitent les
causes des problèmes, et ils définissent ainsi des
solutions durables. Soigner les effets, cela peut se justifier au
début d’une urgence, mais si l’urgence perdure
depuis cinquante ans, c’est qu’il faut changer nos outils.
Voir les
propositions de Dominique Garrigues

Nouvelles
des cercles
Dans les nombreuses activités des cercles locaux, nous tenons
à signaler plus particulièrement
Le
vendredi 13 Février, le cercle de Seine-Maritime organise
une réunion à Dieppe, sur le thème «
Une collectivité doit-elle s’engager dans des entreprises
privées( exemples :Air Atlantique, Transmanche)
Pour participer,
contacter Philippe
Decultot
Le
jeudi 4 Mars, le cercle du Maine et Loire organise une réunion
à Angers, sur le thème « le foulard, difficulté
d’intégration. Où sont les causes ? »
contacter Serge
Faligot
A signaler
l’initiative du cercle local du Morbihan qui a invité
les adhérents du Finistère et des Côtes d’Armor
à les rejoindre pour les accompagner dans la mise en place
de ces deux nouveaux cercles.

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