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Alain
Madelin |
«Priorité
à l’emploi» ! C’est la feuille de route
donnée par le président de la République
au nouveau gouvernement.
Sonnez hautbois, résonnez musettes. Le chômage
français vit ses dernières heures car c’est
la mobilisation générale. Que n’y a t’on
pensé plus tôt !
Malheureusement, la dissolution du chômage français
n’est pas affaire de volonté ou de mobilisation,
fusse-t-elle celle des préfets... Elle est question de
politique économique.
Faisons d’ailleurs respectueusement remarquer au Président
de la République que l’emploi pour un pays comme
pour une entreprise, n’est pas un objectif en soi, sauf
à prôner des solutions socialistes. L’objectif
c’est la création de richesses, la croissance et
la prospérité qui génèrent emplois
et pouvoir d’achat. Et à y regarder de plus près
dans les causes du malaise français exprimées
par le non du 29 mai, il y a certes le chômage persistant
mais sans doute bien plus encore la panne du pouvoir d’achat
et le ressentiment de la France des petits salaires et des fins
de mois difficiles vis à vis de l’impuissance de
tous ses dirigeants politiques, (représentés par
les «ouiligarques») et accentué par le spectacle
omniprésent de l’argent facile.
Répétons
une fois encore, pour créer des emplois pour fabriquer
un nouveau pouvoir d’achat, pour faire face à notre
endettement croissant, pour venir à bout de nos déficits
sociaux, la France a besoin d’une politique très,
très libérale.
Si la France a essayé au fil des ans toutes les
politiques dirigistes possibles elle n’a pas essayé
la seule politique qui marche : la politique libérale.
Celle-ci devrait donc tout naturellement être au rendez-vous
d’une volonté de sursaut.
A écouter cependant le président de l’Assemblée
Nationale qui prône une relance par la dépense
publique et même le président de l’UMP qui
dimanche soir expliquait que la victoire du non était
un appel à l’audace politique – ce qui est
bien – qu’il fallait désormais protéger
nos emplois par l’exigence d’une « préférence
communautaire » – ce qui est moins bien - il est
permis de douter que cette politique libérale nécessaire
soit à l’ordre du jour.
D’autant que - nous l’avons souligné à
maintes reprises lors de la campagne sur le référendum
– la droite s’est ingéniée, au risque
de récolter le non, à opposer le libéral
et le social, à diaboliser l’Europe libérale
et donc à délégitimer par avance les réformes
libérales qu’il faudrait aujourd’hui mettre
en oeuvre.
Gribouille ? Vous avez dit gribouille ?
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A new mandate for ‘losership’
Le non au référendum signe t-il l’arrêt
de mort du couple Franco-Allemand du fait de leur incapacité
à fournir un modèle viable ?
Dans une Europe élargie les grands Etats providences perdront
progressivement leur influence, tel est le constat de nos amis
Jacob Arfwedson et Sylvain Charat
qui ont cosigné un article dans le Financial Times du 31
mai 2005.
«Les
partisans du oui avaient souligné que le référendum
n’avait rien à voir avec le contexte politique français.
Or après quelques commentaires d’usage sur le rejet
massif du traité, les débats télévisés
se sont rapidement tournés vers la politique nationale...
Le rejet massif du traité met en lumière les derniers
paroxysmes d’un régime à bout de souffle,
en grande partie à cause de M. Chirac. Elu en 1995 et réélu
en 2002, le président représente tout ce qui ne
va pas dans le pays. Il a tout fait pour encourager l’interventionnisme
et les lobbies du secteur public, en méprisant toute proposition
de libéraliser. Voire, il est récemment allé
jusqu’à dénoncer le libéralisme comme
étant «pire que le communisme», sans que personne
ne s’en émeuve. Au sein de l’Union, la politique
française se borne à défendre son influence
ainsi que la politique agricole commune. Au niveau international,
M. Chirac s’est évertué à démontrer
l’unique constant de sa carrière : une critique soutenue
de la démocratie occidentale et du capitalisme, couplé
à des excuses pour les régimes dictatoriaux, au
nom du relativisme culturel.»
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l'article

Nouvelles des Cercles
A signaler la visite d’Alain Madelin, le jeudi 9 Juin 2005,
à Nancy, à l’invitation des Cercles de Moselle
et Meurthe- et -Moselle.
Contact Jean-Paul Oury jean-paul.oury@libertysurf.fr
Les résultats du référendum sont interprétés
par la gauche comme une victoire contre le libéralisme,
alors que la pensée libérale est quasiment étouffée
en France ! A lire l’analyse de notre ami, Jean-Louis
Caccomo «Chronique d’un hold-up annoncé»
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la suite
Contact caccomo@univ-perp.fr
Notre ami, Bruno Pineau-Valencienne, responsable
du cercle Canada et USA, nous rappelle qu’avec le rejet
du traité de constitution, le traité de Nice, d’inspiration
beaucoup plus libérale, s’appliquera désormais
jusqu’en 2009. Le NON de gauche s’est tiré
une balle dans le pied : l’ironie de ce référendum.
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Contact duci@bellnet.ca
A lire l’analyse parue dans Est-Eclair de Michel
Rudent de Troyes . La résultante du oui à
la Turquie dans l’Europe, et de la campagne anti-réformatrice
est un non cinglant au traité. Il s’agit bien là
d’une régression nationale.
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Contact michel.rudent@wanadoo.fr
A lire l’analyse de Georges Lenglet, de
Cognin (Savoie). Après le NON au référendum,
quelle politique faut-il mener : social-démocrate ou libérale?
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la suite
Contact lenglet.geoges@wanadoo.fr
Non au chômage, oui au libéralisme. Jean-Pierre
Chevallier nous rappelle que Tony Blair présidera
au deuxième semestre l’Union Européenne et
pourra donner une bonne leçon de libéralisme aux
Français.
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Contact jpchevallier@hotmail.com

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