Les
réflexions du cercle du Mantois sur le thème de
l’école
Quelles
sont nos principales propositions ?
-
Généraliser l'autonomie de gestion et de fonctionnement
pédagogique des établissements scolaires quels qu'en
soient le niveau, en leur permettant ainsi de mettre en œuvre
les politiques qu'ils jugent adaptées au terrain rencontré;
- Supprimer la sectorisation scolaire et assurer la liberté
de choix des parents en leur laissant le libre choix de l'établissement
de chacun de leurs enfants
Pour
ce faire, les établissements scolaires, publics ou privés,
reçoivent des parents qui en sont dotés par l'Etat,
des chèques éducation démonétarisés,
remis aux établissements de leur choix. Ces chèques,
dont le traitement comptable peut être très rapide
au moyen des TIC (traitement au niveau régional ou grande
région future), leur permettent d'accéder à
un fonds public d'éducation, abondé par l'impôt.
La haute autorité de l'éducation propose annuellement
un prix nominal du chèque éducation ( variable selon
le niveau) et homologue simplement tout établissement qui
s'engage à respecter le cadre établi. La participation
per capita couvre au mieux tous les frais de fonctionnement et
d'investissement, l'école étant libre de dispatcher
ces fonds selon son projet. Les établissements peuvent
évidemment librement disposer d'autres fonds privés
ou publics (principalement au niveau régional) complémentaires.
Les
enseignants travaillant dans ces établissements sont homologués
sur une liste d'aptitude nationale (ou régionale). L'accès
à la profession enseignante suppose soit une formation
initiale sanctionnée par un diplôme d'aptitude, soit
l'inscription au titre des acquis de l'expérience sur cette
liste, plus une formation. La formation initiale peut être
donnée soit par une école de formation liée
à une université, soit dans une école privée.
L'obtention de ce diplôme est requise pour exercer. Plus
d'emploi à vie, mais une vraie évolution de carrière,
et une prise en compte des mérites. Des profs tout le temps,
des profs un certain temps, des profs parfois. Généraliser
la formation continue hors temps de service, et spécialiser
sur des créneaux, permettraient d'accroître l'opérationnalité
et la polyvalence des enseignants. Quid du Capes ? Le passage
du baby au papy-boom n'ouvre t-il pas une fenêtre d'opportunité?
On pourrait garder pour la tradition un concours d'enseignement,
l'agrégation, ouvrant droit à un meilleur traitement.
La fixation des contenus des examens d'aptitude et des agrégations
est déterminée par le ministère sur avis
du Haut-Conseil de l'Education (à moins que celui-ci ne
soit sur ce point doté d'une compétence exécutive)
Les
écoles sont libres de contracter avec des partenaires extérieurs,
soit en ingénierie de formation, en management de projet,
pour la fourniture de contenus ou tout autre partenariat de leur
choix. Une place de choix est faîte à des entreprises
partenaires qui à coté de la définition de
modules de formation professionnelle en rapport avec leurs besoins,
accordent contre les mauvaises langues, la plus grande importance
à ce que la formation générale ne soit pas
bâclée mais sainement accompagnée à
la mesure de chacun[…]
Nombre des organismes de l'EN sont transformés, regroupés
ou dissous, qu'il s'agisse de la recherche pédagogique
ou d'autres domaines. Il faut revoir le rôle de l'inspection,
afin qu'elle soit en mesure de contracter des partenariats avec
des cabinets spécialisés d'audit et de conseil,
chargés du management de projet, de l'ingénierie
de formation, de l'évaluation ou de tout autre intervention
dans une école nécessitant une extériorité.
La
recherche publique remaniée et simplifiée en termes
de structures, est associée aux acteurs privés notamment
dans les TIC. Un vrai marché de l'éducation est
ainsi esquissé en France, nous permettant de valoriser
au mieux nos atouts et ouvrant la voie à des réseaux
d'école européens ou mondiaux.
On
ne produira, de la responsabilité sur le terrain, qu'en
reconnaissant à chacun sa liberté. Il ne s'agit
pas d'une école au rabais bien au contraire, mais d'une
école libre de son projet et des moyens pour le réaliser.
Où élèves, enseignants, parents, et l'ensemble
de la société civile trouveraient bien mieux leur
compte par une dynamique de l'échange. Par ailleurs, les
établissements en difficulté seront très
vite identifiés, ce qui optimisera leurs chances de redresser
l'esquif par une remédiation appropriée. Tout ceux
qui pour l'heure s'emploient à l'abri des ministères
pourront négocier leurs services librement auprès
des écoles, s'obligeant ainsi à des résultats.
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Craindre
la diversité des approches, ce serait croire qu'une seule
puisse convenir à tous – la preuve est de longtemps
faîte qu'une telle position est intenable au su de la réalité
sur le terrain conséquente de cette fiction - et douter
de soi. Par la concurrence se produira une émulation d'où
émergeront des modèles transitoires, eux-mêmes
générateurs de diversité, Philippe Némo
notamment nous en a instruit avec une grande pertinence. Comme
personne ne pourra bien longtemps laisser perdurer une solution
en échec, chacun sera tenu d'innover.
En
résumé, liberté du marché, l'école
étant une entreprise particulière, et régulation
à posteriori par la double intervention des usagers et
d'un ministère de tutelle allégé et soumis
au règne de l'état de droit.
Dans
un contexte de compétition internationale, nous serons
de plus sans cesse obligés de rivaliser avec nos meilleurs
concurrents. Peu importe que tout le monde soit prêt au
même moment. La vraie en concurrence ne ressort pas d'une
compétition stérile qui délivrant un gagnant
une fois pour toutes et interdisant tous les autres, génère
chez ces perdants, la fausse solution de l'égalitarisme.