l’intervention de Philippe Gay, lors de la dernière réunion du cercle du Havre sur la mondialisation, une réalité nouvelle incontestable.
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«Il a pu être de mode, pendant un temps, de rire de ce qu’on appelle le problème social; et, il faut le dire, quelques-unes des solutions proposées ne justifiaient que trop cette hilarité railleuse. Mais, quant au problème lui-même, il n’a certes rien de risible; c’est l’ombre de Banquo au banquet de Macbeth, seulement ce n’est pas une ombre muette, et, d’une voix formidable, elle crie à la société épouvantée: Une solution ou la mort!» Frédéric Bastiat, introduction aux Harmonies Économiques

J’ouvre mon propos par cette citation, pour expliquer le choix de mon sujet, le Libéralisme depuis toujours se trouve confronté à la réalité humaine. En étant l’écho des «économiste» il apparaît, ou on lui fait porter la responsabilité d’un monde qui n’est jamais aussi beau que les hommes qui souffrent le souhaiteraient, que tous souhaiteraient ...

Et je pense que face à cette réalité une de nos exigences, sur que nous sommes de l’apport de l’approche libérale, est de réfléchir sur un chemin pour porter toutes ces idées si lumineuse au seuil de la consciences de nos concitoyens.

Que ces idées quittent en somme le domaine des idées, pour se transformer en ce mode de lecture, reposant sur une conscience de la réalité pleinement acceptée, qui fait si cruellement défaut à la France contemporaine, et qui est finalement dans une large mesure à la racine de sa souffrance.

1. La Mondialisation : Une réalité nouvelle incontestable

1.1 Les Faits

Le mot même «Mondialisation», est la première étape de cette réflexion pédagogique.

Le mot Mondialisation est un mot NOUVEAU, venu à (mis dans) la conscience du grand public au début des années 90.

L’aspect piégeant pour aborder cette nouveauté est qu’à la fois ce n’en est pas une, le mot a été inventé comme «mot signifiant, mot valise» d’une action de propagande qui prend sa source dans l’effondrement du système soviétique, et que c’est bien une nouveauté, qui d’une certaine façon est fortement corrélé à ce même événement historique.

Il est important je crois pour comprendre l’histoire du XXe siècle et partant notre situation actuelle, notre «état du monde» surtout sous l’angle économique d’avoir présent à l’esprit le bouleversement que fut la guerre 14.

Il y a un avant, non pas espèce d’age d’or vers lequel se tourner, mais une période d’un siècle période «miraculeuse» d’une inimaginable stabilité monétaire ( pour naturellement les nations vertueuses, les «grandes» nation qui «savent conduire leurs affaires») France UK USA Hollande Suisse... stabilité monétaire que n’ont pas affecté les aléas des guerres les concurrences coloniales et qui a accompagné un progrès économique considérable, et une expansion non moins considérables des flux monétaires et des échanges internationaux.

Triomphe donc de ce qui se donnait pour libéralisme «n’y touchez pas vous le casseriez ! », et qui fut le libéralisme en se sens que la stabilité de la monnaie est une des condition du respect de la propriété, de l’avoir de chaque citoyen et qui fait le coeur du libéralisme.

La guerre de 14 fut d’un coût considérable, imaginerait on les pays les plus riches du monde se livrer une guerre sans merci !!!

Le monde a mis 70 ans à s’en remettre, a mis 70 ans à retrouver un autre mode de fonctionnement.

Espoir de retour «comme avant», tout en ne voulant pas en subir les contraintes
- Crise de 29
- Guerre 39 45
- Bretton woods nouvel espoir (fmi, bm) dollar as good as gold
- 1950 plan Marshall
- 1960 surchauffe
- 1971 fin de la convertibilité, fin du système de bretton-woods.
- Système des changes flottants : vers un nouveau système monétaire ?
- La crise de 1974
- La stagflation, hausse de taux chômages ...
- Guerre contre l’inflation ... récession
- La politique d’ajustement, ré-échelonnement moratoires
- Révolution informatique e-trade
- Chute du communisme

C’est dans les années 80 ( le dollar libéré de ses amarres, Reagan/Thatcher Greenspan et la nouvelle pensée économique, l’explosion des communication) que le marché des capitaux à commencer littéralement à exploser.

Retour de la confiance, monnaie fortes ... plus d’inflation.

La chute du mur est véritablement venue en douceur dans ce contexte de confiance retrouvé, d’explosion des échanges «comment ne plus voir!» ce fut en quelque sorte une rétroaction positive, ce succès venant renforcer le nouvel ordre en train de se mettre en place.

Il y a donc bien une Mondialisation très récente, une «troisième mondialisation» disent certains auteurs, elle repose bien sur une nouvelle construction monétaire ... c’est bien une Mondialisation financière, elle s’est trouvé renforcé par la chue du communisme, mais a y regarder de plus près, elle a sans doute été en fait la cause de la chute du communisme ... il n’était plus tenable.

Ce que je vois là c’est le mécanisme suivant : le problème est depuis 1914 (et l’avantage de l’or était là) comment avoir un actif LIBREMENT échangeable, c’est à dire échangeable librement et prenant valeur immédiatement sans mécanisme de contrôle, l’or était cet actif, je pense que maintenant on peut traiter sur des actif réels en temps réel, il y a eu un progrès technique majeur qui a décuplé les capacité d’action des hommes, et c’est là dessus qu’on jette l’opprobre !!!

Je pense que la construction monétaire actuelle à une complexité technique qui échappe à des non spécialistes (dont je suis).
Un effort de vulgarisation sur ce sujet par des économistes libéraux existe peut-être et mériterait alors d’être mieux diffusé, ou s’il n’existe pas, mériterait que certains s’emploient à combler cette lacune.

1.2 Le Mot

Le mot Mondialisation se répand à partir du début des années 90, et est popularisé par les mouvement anti- puis alter-monsialistes. Ces mouvements sont incontestablement à l’initiative d’organisations de gauche, trotskyste, tiers-mondistes, rendus orphelines et désarmé idéologiquement par la chute du mur.

En France cette «pensée» trouve un fort écho dans tout un courant de droite souverainiste ou nationaliste, et qui finalement rejoint le gros de la pensé gaulliste, traditionnellement antiaméricaine , et qui est venu plus qu’ailleurs faire caisse de résonance ... (relire Revel)

Ces mouvements se trouvent soutenus indirectement par toutes les structures étatiques et héritées de BW, et qui voient la situation leur échapper, et qui s’inquiètent des tensions qui bien évidemment naissent de la globalisation, et qui donc à leurs yeux réclament d’autres actions que le marché ... un pouvoir leur échappe

Ces mouvements prospèrent comme toujours sur l’exploitation des souffrances réelles et médiatisées, qui se cristallise autour des bouleversement qu’engendre cette révolution libérale notamment dans les nations vieillissantes de la vielle Europe, mais aussi aux USA ... et chez les laissé pour compte d’un changement toujours trop lent à se répandre, et à faire sentir son amélioration ...

Et puis il est si facile de mettre sur le compte du présent des souffrances qui en fait trouvent leur sources dans le passé, et même dans les erreurs de ceux qui maintenant les dénoncent.

Le succès de la Mondialisation sur la pauvreté, est je pense globalement incontestable, tous les indicateurs de développement sont en nette progression, mais c’est tous le problème des visions globales ...

Autant des pays comme l’Inde et la Chine, l’Indonésie, L’Asie en général remporte des succès incontestables, autant il est clair que l’on observe que l’Afrique et l’Europe de l’est sont globalement en régression.

Et comme pour tout bouleversement, il ne se fait pas sans douleur, et on a beau jeux de monter en épingle les souffrances bien réelle des gens, que l’on a tout fait de corréler avec cette globalisation qui chez nous est si mal ressentie.

Cruelle opposition également entre des chiffre relatifs et des chiffres absolus : des pays pauvre deviennent moins pauvre car une frange importante de leur population s’enrichit, mais il ne faut pas oublier, et c’est la réalité qu’une frange importante de leur populations les plus pauvres connaissent (comme chez nous) de très sévères difficultés.

Ceci n’étonnera pas le libéral, partout surtout dans les pays en développement sont à l’oeuvre des états qui n’ont rien de libéral, qui édicte des règles qui dirigent, qui protègent qui se comportent en despotes éclairés ... qui augmentent les frottement car il sont le champs des combats pour le privilège et la protection.

Le débat sur les bienfait de la Mondialisation (comme toujours en économie, la mesure des réalités est extrêmement difficile) existe, ce que l’on peut retenir de façon certaine c’est que

La perception de la globalisation par les travailleurs (les classes exécutantes) dans les pays développés comme dans les pays en développement est mauvaise.
La globalisation est révélatrice de la bonne ou mauvaise gouvernance, c’est un impitoyable révélateur.

Je pense que ces 2 points sont corrélés et que la tache pour les libéraux se trouve là, en France plus qu’ailleurs.

Cette forte sensibilité du monde Globalisé à la bonne gouvernance est je pense une des opportunité de la pensée Libérale qui ne doit pas hésiter à proclamer à exiger : respect des personnes donc moins beaucoup moins d’état ... tout en n’oubliant pas que le marché doit permettre de régler les problèmes ... mais qu’il faudra sans doute s’assurer qu’il y soit en mesure (non n’héritons pas, loin s’en faut d’un marché libre)!

Sans nous masquer que la Globalisation comporte en elle même des sujets d’inquiétude angoissants par leur nouveauté et leur caractère insaisissable .... Difficiles à cerner :

- instabilité financière
- circulation des maladies
- criminalité transfrontalière
- impacts environnementaux

Le défi pour un gouvernement libéral est d’inventer l’état minimal, tout en bâtissant le cadre institutionnel d’une protection qui garantisse vraiment les libertés dans un contexte hostile .... Il ne faut pas avoir peur !

Mais nous pensons fermement que des initiatives libres dans un marché libres permettrons de développer tous ces marchés de protection et d’anticipation à la mesure des exigences des hommes.

On veut enfermer les libéraux dans une sorte d’ivresse de l’abandon aux forces souveraine du marché, bien au contraire, le libéralisme en se voulant le défenseur de la personne humaine dans son être et son avoir, expression de son action, se fixe un objectif ambitieux et exigeant, à l’opposé même de l’abandon.

2. Les situations douloureuses

2.1 Constat

L’impression entêtante, exaspérante, est que devant les réalité économique, lorsqu’ils prennent la parole «les gens» sont absolument perdu et finissent très rapidement par dire des bêtise ou à énoncer des propositions dont, si on les accompagnais un tant soit peu dans leur réflexion, il comprennent vite l’absurdité.

Quelques unes glanée ça et là (bien réelles)

«si l’écart de main oeuvre va de 1 à 0.30 la marge des intermédiaires est de plusieurs fois cet écart. Conséquemment si ces intermédiaires étaient plus raisonnables on pourrait produire français sans surcoût et donner du travail à certains....»

«Je suppose que les pays en voie de développement comme le Maroc, la Tunisie et je crois le Bengladesh, qui vivent entre autre du textile, seront ravis de la déréglementation de ce marché dont va profiter grandement la Chine. Du coup ils vont devenir trop chers eux aussi, peut-être qu’en travaillant gratuitement??»

«Tout homme a des responsabilités envers les autres, que vous le vouliez ou non. Imposer aux gens de travailler plus pour un salaire moindre - car c’est cela que veulent les grandes firmes -, si l’on pousse cette pratique à son terme, c’est appauvrir la majorité pour le bien d’une petite minorité. C’est aussi réduire la demande, car ce sont les mêmes, dans notre système, qui produisent et sont aussi les clients»

«Si les français achètent les produits les moins chers, c’est parce qu’ils ont perdu du pouvoir d’achat. Il n’y a plus d’augmentations de salaire, et il risque de ne plus y avoir de consommateurs. Les entreprises délocalisent non pas pour survivre, mais pour faire plus de profit pour leurs actionnaires»

«Qu’est ce Si l’on suit votre raisonnement, on pourrait laisser la liberté à l’employeur de faire travailler les gens plus de 60 heures par semaines payées en dessous du seuil de pauvreté»

«Si les français achètent les produits les moins chers, c’est parce qu’ils ont perdu du pouvoir d’achat. Il n’y a plus d’augmentations de salaire, et il risque de ne plus y avoir de consommateurs. Les entreprises délocalisent non pas pour survivre, mais pour faire plus de profit pour leurs actionnaires.»

On ne peut pas demander à chacun d’être un économiste ! Mais chacun est un agent économique et politique conscient ... pourquoi faudrait il se résoudre à ce qu’il pense mal! Surtout qu’en ce qui le concerne ... il se débrouille ... pour maximiser ses maigres revenus ... Ce qui me frappe dans toutes ces remarques c’est l’incapacité de concevoir qu’il y a un marché du travail, l’impossibilité d’envisager même un ordre non régulé par un arbitraire.

Donc une réalité ... une conscience économique à reconstruire ... un savoir économique à reconscientiser.

Mais vous êtes un sale libéral, un représentant des patrons exploiteurs ...

Une personne vous dit qui est en cours de licenciement ... « et moi avec vos belles idées qu’est-ce que je deviens ? »

Vous avez devant vous une personne dont il est très visible qu’elle gagne beaucoup moins que vous, qu’elle exprime qu’elle est dans la M... et vous êtes là dans la discussion prêt à exposer le principe de la liberté des salaires ... vous y allez ?

Vous avez à coté de vous quelqu’un qui vient de voir son enfant prématuré sauvé après 2 mois entre la vie et la mort au CHU, qui se répand en éloge sur le système social Français ... vous y allez les main dans les poches de votre couplet sur la nécessaire privatisation ...

Le libéral (tous en on fait l’expérience) est sans coeur ... c’est bien connu, il ne voit que les chiffres inhumain, il ne s’intéresse pas à l’homme !

Les «gens» sont gavé d’idée d’apitoiement sur leur sort

C’EST UNE RÉALITÉ

Dans une démocratie, et plus encore pour un libéral il est fondamentalement ILLUSOIRE de vouloir gouverner les gens malgré eux : c’est le coeur de notre combat de détruire cette perversion du siècle des lumière qu’est l’idée de «despotisme éclairé» le libéral est pour l’éclairage libérateur, pour rendre à chacun la pleine maîtrise de son destin.

Donc sa SEULE arme est l’éducation, le discours, l’exemple, la pédagogie, et le soucis d’être compris donc d’être à la porté des gens ... avec toutes les couches de prêt à penser qui se sont accumulées dans leur tête, toutes leurs peur ...

Redonner au gens le goût, et la pensée même que les choses, le cours des évènements dépend d’eux même et pas «de puissance extérieure et malfaisants» qu’on les appelle le marché, le gouvernement, l’état, la mondialisation, le grand capital.

L’idée de marché surtout doit être patiemment reconstruite pour qu’elle cesse d’apparaître comme une abstraction extérieur pour redevenir pleinement l’expression libre de ses désirs, de ses projections vers l’avenir, et un des terrains privilégiés de la connaissance de l’autre.

2.2 Idées

2.2.1 Toucher les cœurs Lorsque Alain Madelin est venu au Havre, lors de sa conférence aux étudiant, il a tout de suite mis l’accent su la générosité d’un engagement personnel, d’un intérêt particulier aux problème les plus difficile, aux souffrances les plus criantes (celles auprès desquelles nos préoccupations de petits français même exclus sont bien dérisoires).

Je crois que là se trouve la première approche.

Affirmer avec force que la subsistance de la pauvreté dans un monde d’abondance est un scandale.

Dire, trouver les mots pour dire, que ceux qui ce réclame d’être les défenseurs des plus pauvres n’ont pas le monopole

du coeur. La difficulté là vient bien entendu qu’un dire ... sans faire n’est pas grand chose, que la gauche est issue, ou se donne comme issue des classes les plus pauvre, d’être «auprès de ceux qui lutent», il faut donc je pense avoir une volonté de sortir d’un sérail d’intellectuels ... et c’est ce qui fait la crédibilité d’Alain Madelin : on SAIT que ce n’est pas un «bourgeois» un défenseur des «possédants» un conservateur.

Le discours de gauche est toujours «je suis avec vous contre ces salaud qui ne songent qu’a vous exploiter», c’est un discours profondément aliénant en ce qu’il fait dépendre le sort de quelqu’un de l’élimination d’un autre.

Nous devons avoir une approche STRICTEMENT OPPOSÉE : Notre discours ne devrait JAMAIS s’orienter vers c’est la faute de ... il faut changer cela ... mais adopter autant que possible le discours du NOUS POUVONS.

De même que nous savons parfaitement respecter l’autre à titre personnel, c’est a dire comprendre que nous n’avons rien à gagner à l’agresser et le contraindre, de même nous pouvons réfléchir et comprendre que l’agresser et le contraindre à titre collectif ne PEUT PAS ÊTRE créateur de bien.

Le libéralisme, c’est non pas proposer au gens d’être libre de faire ce qu’il veulent, mais dans toute la mesure du possible d’être libre, protégé de toute agression, libre parce que respecté.

Or par notre volonté, par notre propension à désigner des boucs émissaire, par notre volonté de dresser des barrières pour protéger, nous sommes dans l’immense majorité des cas les agresseurs à travers les lois de monopole introduites par nos gouvernement à qui nous les demandons toujours plus.

Nous devons quitter le langage, l’état d’esprit de la lamentation.

Mais nous ne pouvons pas avancer dans un monde virtuel, dans un monde ou la «révolution libérale» est faite, nous sommes dans un monde réel, ou, si nous voulons réellement apporter une aide aux personnes et pas seulement faire plaisir à notre ego, nous nous devons en toute humilité, sans crainte des solution imparfaites, RÉFLÉCHIR, OBSERVER, ÉCHANGER sur les situation concrètes sur lesquelles nous souhaitons proposer une action.

Nous devons donc je pense être présent dans l’économie réelle, celle que vivent les gens. Nous ne voulons pas surtout pas être les représentants d’une économie théorique qui, si les gens suivraient son modèle parfait, conduirait immanquablement au bonheur.

Je crois que par cette approche de dialogue «et vous comment vivez vous cette difficulté, comment pensez vous la surmonter» permettra de faire comprendre notre approche car elle repose sur un principe très accessible c’est le respect de la personne : son être, son droit à l’existence, à l’exercice libre de ses faculté, et la pleine propriété du fruit de son action, la possibilité scrupuleusement garantie qu’il peut en user librement, sans être agressé, sans être menacé ...

Méfions nous, méfions nous grandement du prêt à penser, on aura vite fait de ne rien expliquer et de se retrouver dans le camps de ceux qui défendent les intérêts des puissances établies, c’est à dire de celle qui savent capter à leur profit les spoliation qui sont faites par l’intermédiaire de l’état.

Si nous nous enfermons dans le paradigme de l’économie maximisatrice, de la recherche de l’optimal, nous trahissons l’esprit même du libéralisme, l’esprit du libéralisme c’est bien le marché comme régulateur imparfait du désir des personne et de leurs actions concurrente.

Notre première perspective pédagogique devrait être de réagir vigoureusement lorsqu’on entend dire qu’il faut réguler le marché qui livré à lui même deviendrait fou, le marché autant qu’il est libre EST le régulateur, de l’expression que nous voulons tous faire de notre liberté.
Le marché n’est pas une abstraction, un mécanisme éthéré qu’il faudrait rappeler à l’ordre, il EST l’expression même de la volonté d’exister et d’exprimer concurremment leurs jugements de valeur des hommes.

Sortir de la tête des gens qu’il n’y a pas de mécanisme implacable du marché (mécanisme qui découlerait d’une analyse de l’optimum) mais que le marché est arbitre des désirs forcément à un moment ou à un autre contradictoire et irrationnels, et sa «valeur» n’est que sont coté totalement réel d’une multitude d’actes qui se réalise, en toute liberté.

LE MARCHE N’EST PAS UNE ABSTRACTION MAIS LA RÉALITÉ D’ACTES SE RÉALISANT.

Et nous avons un puissant allié dans l’illustration de cette vérité : L’EXPÉRIENCE DE TOUS LES JOURS DES PERSONNES.

Tout notre effort doit consister à illustre que ce régulateur n’a pas de vertu d’être optimal car alors il devient un automatisme mais qu’il peut être parfait ... si telle est l’aspiration de ceux qui y participent !!

Le marché conduit à l’optimum ... simplement parce que c’est la volonté de ceux qui s’y manifestent, en non pas par sa vertu propre.

LE MARCHE EST DÉMOCRATIE QUOTIDIENNE.

Concrètement ... Face à une entreprise qui ferme ses portes, les exemples récent au Havre sont Nombreux Caillard, ACH, Trouvay Cauvin, puis plus récemment le Pôle Industriel de Réparation Naval, la première action n’est surtout pas d’affirmer !!

Elle est d’abord de questionner pour faire en sorte que les personnes expriment non pas des bribes de certitudes subjectives, mais qu’elle soient amenées à analyser la situation passée et donc à la comprendre, et à trouver une issue pour leur avenir, ce qui est quand= même pour eux le plus important.

Même démarche dans nos bulletin ... moins dénoncer que faire comprendre, monter les faits les logique à l’oeuvre ... et les perspectives.

La pédagogie libérale est là très clairement de faire sortir les personnes d’un fatalisme déprimant.
- De les faire sortir d’un «prèt-a-penser».
- De les faire se découvrir quelque soit leur niveaux comme partie prenante de choix, et de décisions.
- De contrer impitoyablement ceux qui les font aller vers les mirages.

Dans les exemples Havrais, il n’y a pas de cas ou la faute de la direction n’ait été lourde, mais il n’y a pas non plus de cas ou la complaisance des salariés (ou sa volonté de ne pas savoir) n’ait été complice. Il n’y a pas de cas ou la situation n’a commencé à intéresser les sauveteurs que quand il était trop tard. Dans tous ces cas on observe dans tous ces exemple le rôle particulièrement néfaste des syndicats ... ce qui nous amène a une deuxième orientation d’action.

2.2.2 Toucher les esprits
Je commencerais par une citation de F Guillaumat
la plupart des gens deviennent libéraux parce qu’ils ont appris l’économie politique.

Le libéral, au départ, est socialiste comme tout le monde, peut-être sans le savoir comme les colbertistes ou les technocrates "de droite" ; puis il découvre, dans un cas particulier, que l’intervention de l’état, ça ne marche pas, et ne pouvait pas marcher, parce que les actes instituant la politique en question devaient forcément avoir des effets autres, éventuellement contraires [] Finalement, il découvre que s’il en est ainsi c’est parce que l’intervention de l’état est injuste. Que si elle détruit, c’est parce qu’elle est vol, et agression ; que si elle crée des problèmes massifs, monstrueux (les prétendus "problème de société" qui sont en réalité les "problèmes du socialisme"), c’est uniquement parce qu’elle confisque aux gens une décision qui devrait être la leur, parce qu’elle usurpe le pouvoir social.

Je pense que face à des gens en détresse sociale, on a si je puis dire une chance de trouver un terreau réceptif à une réflexion saine à partir du moment ou on a déblayé le terrain «subjectif» du piège par la lamentation.

Le Havre est un excellent endroit pour mettre en évidence les bouleversement de la mondialisation De grandes industries sont mortes sans bouleverser le moins du monde les statistique du chômage Le capitalisme offre l’exemple qu’il fonctionne et que finalement il propose des emplois de substitution en nombre suffisant parce qu’en face, il y a des gens qui veulent s’en sortir.

Ce travail, nous pouvons l’entreprendre par un effort personnel et important de formation ... et d’information.

Il est illusoire de penser qu’un courant politique libéral puisse émerger dans un tel contexte, d’inculture économique, tout au mieux va-t-on voir surgir des mouvements spontanés et sporadiques, reposant sur des gens qui refusent l’atteinte qui est faite à leur liberté mais qui faute de réflexion bien conduites, débouchent souvent sur des remède pire que le mal appelons les corporatistes.

Cette formation va prendre plusieurs direction :

- être soi-même d’abord «capitaliste», «entrepreneur» rien ne vaut l’enracinement dans la réalité
- être bâtisseur de connaissance ouvrage théoriques, présence universitaire, réflexion personnelles
- prendre position «à chaud», ce qui est une forme ... décoiffante d’action de formation.
- Continuer ou faire renaître autour de la pensée libérale un travail militant de base.