l’intervention
de Philippe Gay, lors de la dernière réunion du
cercle du Havre sur la mondialisation, une réalité
nouvelle incontestable.
Contact ph.gay@free.fr
«Il
a pu être de mode, pendant un temps, de rire de ce qu’on
appelle le problème social; et, il faut le dire, quelques-unes
des solutions proposées ne justifiaient que trop cette
hilarité railleuse. Mais, quant au problème lui-même,
il n’a certes rien de risible; c’est l’ombre
de Banquo au banquet de Macbeth, seulement ce n’est pas
une ombre muette, et, d’une voix formidable, elle crie à
la société épouvantée: Une solution
ou la mort!» Frédéric Bastiat, introduction
aux Harmonies Économiques
J’ouvre
mon propos par cette citation, pour expliquer le choix de mon
sujet, le Libéralisme depuis toujours se trouve confronté
à la réalité humaine. En étant l’écho
des «économiste» il apparaît,
ou on lui fait porter la responsabilité d’un monde
qui n’est jamais aussi beau que les hommes qui souffrent
le souhaiteraient, que tous souhaiteraient ...
Et
je pense que face à cette réalité une de
nos exigences, sur que nous sommes de l’apport de l’approche
libérale, est de réfléchir sur un chemin
pour porter toutes ces idées si lumineuse au seuil de la
consciences de nos concitoyens.
Que
ces idées quittent en somme le domaine des idées,
pour se transformer en ce mode de lecture, reposant sur une conscience
de la réalité pleinement acceptée, qui fait
si cruellement défaut à la France contemporaine,
et qui est finalement dans une large mesure à la racine
de sa souffrance.
1.
La Mondialisation : Une réalité nouvelle incontestable
1.1
Les Faits
Le
mot même «Mondialisation», est la première
étape de cette réflexion pédagogique.
Le
mot Mondialisation est un mot NOUVEAU, venu à (mis dans)
la conscience du grand public au début des années
90.
L’aspect
piégeant pour aborder cette nouveauté est qu’à
la fois ce n’en est pas une, le mot a été
inventé comme «mot signifiant, mot valise»
d’une action de propagande qui prend sa source dans l’effondrement
du système soviétique, et que c’est bien une
nouveauté, qui d’une certaine façon est fortement
corrélé à ce même événement
historique.
Il
est important je crois pour comprendre l’histoire du XXe
siècle et partant notre situation actuelle, notre «état
du monde» surtout sous l’angle économique
d’avoir présent à l’esprit le bouleversement
que fut la guerre 14.
Il
y a un avant, non pas espèce d’age d’or vers
lequel se tourner, mais une période d’un siècle
période «miraculeuse» d’une
inimaginable stabilité monétaire ( pour naturellement
les nations vertueuses, les «grandes» nation
qui «savent conduire leurs affaires») France
UK USA Hollande Suisse... stabilité monétaire que
n’ont pas affecté les aléas des guerres les
concurrences coloniales et qui a accompagné un progrès
économique considérable, et une expansion non moins
considérables des flux monétaires et des échanges
internationaux.
Triomphe
donc de ce qui se donnait pour libéralisme «n’y
touchez pas vous le casseriez ! », et qui fut le libéralisme
en se sens que la stabilité de la monnaie est une des condition
du respect de la propriété, de l’avoir de
chaque citoyen et qui fait le coeur du libéralisme.
La
guerre de 14 fut d’un coût considérable, imaginerait
on les pays les plus riches du monde se livrer une guerre sans
merci !!!
Le
monde a mis 70 ans à s’en remettre, a mis 70 ans
à retrouver un autre mode de fonctionnement.
Espoir
de retour «comme avant», tout en ne voulant pas en
subir les contraintes
- Crise de 29
- Guerre 39 45
- Bretton woods nouvel espoir (fmi, bm) dollar as good as gold
- 1950 plan Marshall
- 1960 surchauffe
- 1971 fin de la convertibilité, fin du système
de bretton-woods.
- Système des changes flottants : vers un nouveau système
monétaire ?
- La crise de 1974
- La stagflation, hausse de taux chômages ...
- Guerre contre l’inflation ... récession
- La politique d’ajustement, ré-échelonnement
moratoires
- Révolution informatique e-trade
- Chute du communisme
C’est
dans les années 80 ( le dollar libéré de
ses amarres, Reagan/Thatcher Greenspan et la nouvelle pensée
économique, l’explosion des communication) que le
marché des capitaux à commencer littéralement
à exploser.
Retour
de la confiance, monnaie fortes ... plus d’inflation.
La
chute du mur est véritablement venue en douceur dans ce
contexte de confiance retrouvé, d’explosion des échanges
«comment ne plus voir!» ce fut en quelque
sorte une rétroaction positive, ce succès venant
renforcer le nouvel ordre en train de se mettre en place.
Il
y a donc bien une Mondialisation très récente, une
«troisième mondialisation» disent certains
auteurs, elle repose bien sur une nouvelle construction monétaire
... c’est bien une Mondialisation financière, elle
s’est trouvé renforcé par la chue du communisme,
mais a y regarder de plus près, elle a sans doute été
en fait la cause de la chute du communisme ... il n’était
plus tenable.
Ce
que je vois là c’est le mécanisme suivant
: le problème est depuis 1914 (et l’avantage de l’or
était là) comment avoir un actif LIBREMENT échangeable,
c’est à dire échangeable librement et prenant
valeur immédiatement sans mécanisme de contrôle,
l’or était cet actif, je pense que maintenant on
peut traiter sur des actif réels en temps réel,
il y a eu un progrès technique majeur qui a décuplé
les capacité d’action des hommes, et c’est
là dessus qu’on jette l’opprobre !!!
Je
pense que la construction monétaire actuelle à une
complexité technique qui échappe à des non
spécialistes (dont je suis).
Un effort de vulgarisation sur ce sujet par des économistes
libéraux existe peut-être et mériterait alors
d’être mieux diffusé, ou s’il n’existe
pas, mériterait que certains s’emploient à
combler cette lacune.
1.2
Le Mot
Le
mot Mondialisation se répand à partir du début
des années 90, et est popularisé par les mouvement
anti- puis alter-monsialistes. Ces mouvements sont incontestablement
à l’initiative d’organisations de gauche, trotskyste,
tiers-mondistes, rendus orphelines et désarmé idéologiquement
par la chute du mur.
En
France cette «pensée» trouve un fort écho
dans tout un courant de droite souverainiste ou nationaliste,
et qui finalement rejoint le gros de la pensé gaulliste,
traditionnellement antiaméricaine , et qui est venu plus
qu’ailleurs faire caisse de résonance ... (relire
Revel)
Ces
mouvements se trouvent soutenus indirectement par toutes les structures
étatiques et héritées de BW, et qui voient
la situation leur échapper, et qui s’inquiètent
des tensions qui bien évidemment naissent de la globalisation,
et qui donc à leurs yeux réclament d’autres
actions que le marché ... un pouvoir leur échappe
Ces
mouvements prospèrent comme toujours sur l’exploitation
des souffrances réelles et médiatisées, qui
se cristallise autour des bouleversement qu’engendre cette
révolution libérale notamment dans les nations vieillissantes
de la vielle Europe, mais aussi aux USA ... et chez les laissé
pour compte d’un changement toujours trop lent à
se répandre, et à faire sentir son amélioration
...
Et
puis il est si facile de mettre sur le compte du présent
des souffrances qui en fait trouvent leur sources dans le passé,
et même dans les erreurs de ceux qui maintenant les dénoncent.
Le
succès de la Mondialisation sur la pauvreté, est
je pense globalement incontestable, tous les indicateurs de développement
sont en nette progression, mais c’est tous le problème
des visions globales ...
Autant
des pays comme l’Inde et la Chine, l’Indonésie,
L’Asie en général remporte des succès
incontestables, autant il est clair que l’on observe que
l’Afrique et l’Europe de l’est sont globalement
en régression.
Et
comme pour tout bouleversement, il ne se fait pas sans douleur,
et on a beau jeux de monter en épingle les souffrances
bien réelle des gens, que l’on a tout fait de corréler
avec cette globalisation qui chez nous est si mal ressentie.
Cruelle
opposition également entre des chiffre relatifs et des
chiffres absolus : des pays pauvre deviennent moins pauvre car
une frange importante de leur population s’enrichit, mais
il ne faut pas oublier, et c’est la réalité
qu’une frange importante de leur populations les plus pauvres
connaissent (comme chez nous) de très sévères
difficultés.
Ceci
n’étonnera pas le libéral, partout surtout
dans les pays en développement sont à l’oeuvre
des états qui n’ont rien de libéral, qui édicte
des règles qui dirigent, qui protègent qui se comportent
en despotes éclairés ... qui augmentent les frottement
car il sont le champs des combats pour le privilège et
la protection.
Le
débat sur les bienfait de la Mondialisation (comme toujours
en économie, la mesure des réalités est extrêmement
difficile) existe, ce que l’on peut retenir de façon
certaine c’est que
La
perception de la globalisation par les travailleurs (les classes
exécutantes) dans les pays développés comme
dans les pays en développement est mauvaise.
La globalisation est révélatrice de la bonne ou
mauvaise gouvernance, c’est un impitoyable révélateur.
Je
pense que ces 2 points sont corrélés et que la tache
pour les libéraux se trouve là, en France plus qu’ailleurs.
Cette
forte sensibilité du monde Globalisé à la
bonne gouvernance est je pense une des opportunité de la
pensée Libérale qui ne doit pas hésiter à
proclamer à exiger : respect des personnes donc moins beaucoup
moins d’état ... tout en n’oubliant pas que
le marché doit permettre de régler les problèmes
... mais qu’il faudra sans doute s’assurer qu’il
y soit en mesure (non n’héritons pas, loin s’en
faut d’un marché libre)!
Sans
nous masquer que la Globalisation comporte en elle même
des sujets d’inquiétude angoissants par leur nouveauté
et leur caractère insaisissable .... Difficiles à
cerner :
-
instabilité financière
- circulation des maladies
- criminalité transfrontalière
- impacts environnementaux
Le
défi pour un gouvernement libéral est d’inventer
l’état minimal, tout en bâtissant le cadre
institutionnel d’une protection qui garantisse vraiment
les libertés dans un contexte hostile .... Il ne faut pas
avoir peur !
Mais
nous pensons fermement que des initiatives libres dans un marché
libres permettrons de développer tous ces marchés
de protection et d’anticipation à la mesure des exigences
des hommes.
On
veut enfermer les libéraux dans une sorte d’ivresse
de l’abandon aux forces souveraine du marché, bien
au contraire, le libéralisme en se voulant le défenseur
de la personne humaine dans son être et son avoir, expression
de son action, se fixe un objectif ambitieux et exigeant, à
l’opposé même de l’abandon.
2.
Les situations douloureuses
2.1
Constat
L’impression
entêtante, exaspérante, est que devant les réalité
économique, lorsqu’ils prennent la parole «les
gens» sont absolument perdu et finissent très rapidement
par dire des bêtise ou à énoncer des propositions
dont, si on les accompagnais un tant soit peu dans leur réflexion,
il comprennent vite l’absurdité.
Quelques
unes glanée ça et là (bien réelles)
«si
l’écart de main oeuvre va de 1 à 0.30 la marge
des intermédiaires est de plusieurs fois cet écart.
Conséquemment si ces intermédiaires étaient
plus raisonnables on pourrait produire français sans surcoût
et donner du travail à certains....»
«Je
suppose que les pays en voie de développement comme le
Maroc, la Tunisie et je crois le Bengladesh, qui vivent entre
autre du textile, seront ravis de la déréglementation
de ce marché dont va profiter grandement la Chine. Du coup
ils vont devenir trop chers eux aussi, peut-être qu’en
travaillant gratuitement??»
«Tout
homme a des responsabilités envers les autres, que vous
le vouliez ou non. Imposer aux gens de travailler plus pour un
salaire moindre - car c’est cela que veulent les grandes
firmes -, si l’on pousse cette pratique à son terme,
c’est appauvrir la majorité pour le bien d’une
petite minorité. C’est aussi réduire la demande,
car ce sont les mêmes, dans notre système, qui produisent
et sont aussi les clients»
«Si
les français achètent les produits les moins chers,
c’est parce qu’ils ont perdu du pouvoir d’achat.
Il n’y a plus d’augmentations de salaire, et il risque
de ne plus y avoir de consommateurs. Les entreprises délocalisent
non pas pour survivre, mais pour faire plus de profit pour leurs
actionnaires»
«Qu’est
ce Si l’on suit votre raisonnement, on pourrait laisser
la liberté à l’employeur de faire travailler
les gens plus de 60 heures par semaines payées en dessous
du seuil de pauvreté»
«Si
les français achètent les produits les moins chers,
c’est parce qu’ils ont perdu du pouvoir d’achat.
Il n’y a plus d’augmentations de salaire, et il risque
de ne plus y avoir de consommateurs. Les entreprises délocalisent
non pas pour survivre, mais pour faire plus de profit pour leurs
actionnaires.»
On
ne peut pas demander à chacun d’être un économiste
! Mais chacun est un agent économique et politique conscient
... pourquoi faudrait il se résoudre à ce qu’il
pense mal! Surtout qu’en ce qui le concerne ... il se débrouille
... pour maximiser ses maigres revenus ... Ce qui me frappe dans
toutes ces remarques c’est l’incapacité de
concevoir qu’il y a un marché du travail, l’impossibilité
d’envisager même un ordre non régulé
par un arbitraire.
Donc
une réalité ... une conscience économique
à reconstruire ... un savoir économique à
reconscientiser.
Mais
vous êtes un sale libéral, un représentant
des patrons exploiteurs ...
Une
personne vous dit qui est en cours de licenciement ... «
et moi avec vos belles idées qu’est-ce que je deviens
? »
Vous
avez devant vous une personne dont il est très visible
qu’elle gagne beaucoup moins que vous, qu’elle exprime
qu’elle est dans la M... et vous êtes là dans
la discussion prêt à exposer le principe de la liberté
des salaires ... vous y allez ?
Vous
avez à coté de vous quelqu’un qui vient de
voir son enfant prématuré sauvé après
2 mois entre la vie et la mort au CHU, qui se répand en
éloge sur le système social Français ...
vous y allez les main dans les poches de votre couplet sur la
nécessaire privatisation ...
Le
libéral (tous en on fait l’expérience) est
sans coeur ... c’est bien connu, il ne voit que les chiffres
inhumain, il ne s’intéresse pas à l’homme
!
Les
«gens» sont gavé d’idée
d’apitoiement sur leur sort
C’EST
UNE RÉALITÉ
Dans
une démocratie, et plus encore pour un libéral il
est fondamentalement ILLUSOIRE de vouloir gouverner les gens malgré
eux : c’est le coeur de notre combat de détruire
cette perversion du siècle des lumière qu’est
l’idée de «despotisme éclairé»
le libéral est pour l’éclairage libérateur,
pour rendre à chacun la pleine maîtrise de son destin.
Donc
sa SEULE arme est l’éducation, le discours, l’exemple,
la pédagogie, et le soucis d’être compris donc
d’être à la porté des gens ... avec
toutes les couches de prêt à penser qui se sont accumulées
dans leur tête, toutes leurs peur ...
Redonner
au gens le goût, et la pensée même que les
choses, le cours des évènements dépend d’eux
même et pas «de puissance extérieure et malfaisants»
qu’on les appelle le marché, le gouvernement, l’état,
la mondialisation, le grand capital.
L’idée
de marché surtout doit être patiemment reconstruite
pour qu’elle cesse d’apparaître comme une abstraction
extérieur pour redevenir pleinement l’expression
libre de ses désirs, de ses projections vers l’avenir,
et un des terrains privilégiés de la connaissance
de l’autre.
2.2
Idées
2.2.1
Toucher les cœurs Lorsque Alain Madelin est venu au Havre,
lors de sa conférence aux étudiant, il a tout de
suite mis l’accent su la générosité
d’un engagement personnel, d’un intérêt
particulier aux problème les plus difficile, aux souffrances
les plus criantes (celles auprès desquelles nos préoccupations
de petits français même exclus sont bien dérisoires).
Je
crois que là se trouve la première approche.
Affirmer
avec force que la subsistance de la pauvreté dans un monde
d’abondance est un scandale.
Dire,
trouver les mots pour dire, que ceux qui ce réclame d’être
les défenseurs des plus pauvres n’ont pas le monopole
du
coeur. La difficulté là vient bien entendu qu’un
dire ... sans faire n’est pas grand chose, que la gauche
est issue, ou se donne comme issue des classes les plus pauvre,
d’être «auprès de ceux qui lutent»,
il faut donc je pense avoir une volonté de sortir d’un
sérail d’intellectuels ... et c’est ce qui
fait la crédibilité d’Alain Madelin : on SAIT
que ce n’est pas un «bourgeois» un
défenseur des «possédants» un conservateur.
Le
discours de gauche est toujours «je suis avec vous contre
ces salaud qui ne songent qu’a vous exploiter», c’est
un discours profondément aliénant en ce qu’il
fait dépendre le sort de quelqu’un de l’élimination
d’un autre.
Nous
devons avoir une approche STRICTEMENT OPPOSÉE : Notre discours
ne devrait JAMAIS s’orienter vers c’est la faute de
... il faut changer cela ... mais adopter autant que possible
le discours du NOUS POUVONS.
De
même que nous savons parfaitement respecter l’autre
à titre personnel, c’est a dire comprendre que nous
n’avons rien à gagner à l’agresser et
le contraindre, de même nous pouvons réfléchir
et comprendre que l’agresser et le contraindre à
titre collectif ne PEUT PAS ÊTRE créateur de bien.
Le
libéralisme, c’est non pas proposer au gens d’être
libre de faire ce qu’il veulent, mais dans toute la mesure
du possible d’être libre, protégé de
toute agression, libre parce que respecté.
Or
par notre volonté, par notre propension à désigner
des boucs émissaire, par notre volonté de dresser
des barrières pour protéger, nous sommes dans l’immense
majorité des cas les agresseurs à travers les lois
de monopole introduites par nos gouvernement à qui nous
les demandons toujours plus.
Nous
devons quitter le langage, l’état d’esprit
de la lamentation.
Mais
nous ne pouvons pas avancer dans un monde virtuel, dans un monde
ou la «révolution libérale» est faite,
nous sommes dans un monde réel, ou, si nous voulons réellement
apporter une aide aux personnes et pas seulement faire plaisir
à notre ego, nous nous devons en toute humilité,
sans crainte des solution imparfaites, RÉFLÉCHIR,
OBSERVER, ÉCHANGER sur les situation concrètes sur
lesquelles nous souhaitons proposer une action.
Nous
devons donc je pense être présent dans l’économie
réelle, celle que vivent les gens. Nous ne voulons pas
surtout pas être les représentants d’une économie
théorique qui, si les gens suivraient son modèle
parfait, conduirait immanquablement au bonheur.
Je
crois que par cette approche de dialogue «et vous comment
vivez vous cette difficulté, comment pensez vous la surmonter»
permettra de faire comprendre notre approche car elle repose sur
un principe très accessible c’est le respect de la
personne : son être, son droit à l’existence,
à l’exercice libre de ses faculté, et la pleine
propriété du fruit de son action, la possibilité
scrupuleusement garantie qu’il peut en user librement, sans
être agressé, sans être menacé ...
Méfions
nous, méfions nous grandement du prêt à penser,
on aura vite fait de ne rien expliquer et de se retrouver dans
le camps de ceux qui défendent les intérêts
des puissances établies, c’est à dire de celle
qui savent capter à leur profit les spoliation qui sont
faites par l’intermédiaire de l’état.
Si
nous nous enfermons dans le paradigme de l’économie
maximisatrice, de la recherche de l’optimal, nous trahissons
l’esprit même du libéralisme, l’esprit
du libéralisme c’est bien le marché comme
régulateur imparfait du désir des personne et de
leurs actions concurrente.
Notre
première perspective pédagogique devrait être
de réagir vigoureusement lorsqu’on entend dire qu’il
faut réguler le marché qui livré à
lui même deviendrait fou, le marché autant qu’il
est libre EST le régulateur, de l’expression que
nous voulons tous faire de notre liberté.
Le marché n’est pas une abstraction, un mécanisme
éthéré qu’il faudrait rappeler à
l’ordre, il EST l’expression même de la volonté
d’exister et d’exprimer concurremment leurs jugements
de valeur des hommes.
Sortir
de la tête des gens qu’il n’y a pas de mécanisme
implacable du marché (mécanisme qui découlerait
d’une analyse de l’optimum) mais que le marché
est arbitre des désirs forcément à un moment
ou à un autre contradictoire et irrationnels, et sa «valeur»
n’est que sont coté totalement réel d’une
multitude d’actes qui se réalise, en toute liberté.
LE
MARCHE N’EST PAS UNE ABSTRACTION MAIS LA RÉALITÉ
D’ACTES SE RÉALISANT.
Et
nous avons un puissant allié dans l’illustration
de cette vérité : L’EXPÉRIENCE DE TOUS
LES JOURS DES PERSONNES.
Tout
notre effort doit consister à illustre que ce régulateur
n’a pas de vertu d’être optimal car alors il
devient un automatisme mais qu’il peut être parfait
... si telle est l’aspiration de ceux qui y participent
!!
Le
marché conduit à l’optimum ... simplement
parce que c’est la volonté de ceux qui s’y
manifestent, en non pas par sa vertu propre.
LE
MARCHE EST DÉMOCRATIE QUOTIDIENNE.
Concrètement
... Face à une entreprise qui ferme ses portes, les exemples
récent au Havre sont Nombreux Caillard, ACH, Trouvay Cauvin,
puis plus récemment le Pôle Industriel de Réparation
Naval, la première action n’est surtout pas d’affirmer
!!
Elle
est d’abord de questionner pour faire en sorte que les personnes
expriment non pas des bribes de certitudes subjectives, mais qu’elle
soient amenées à analyser la situation passée
et donc à la comprendre, et à trouver une issue
pour leur avenir, ce qui est quand= même pour eux le plus
important.
Même
démarche dans nos bulletin ... moins dénoncer que
faire comprendre, monter les faits les logique à l’oeuvre
... et les perspectives.
La
pédagogie libérale est là très clairement
de faire sortir les personnes d’un fatalisme déprimant.
- De les faire sortir d’un «prèt-a-penser».
- De les faire se découvrir quelque soit leur niveaux comme
partie prenante de choix, et de décisions.
- De contrer impitoyablement ceux qui les font aller vers les
mirages.
Dans
les exemples Havrais, il n’y a pas de cas ou la faute de
la direction n’ait été lourde, mais il n’y
a pas non plus de cas ou la complaisance des salariés (ou
sa volonté de ne pas savoir) n’ait été
complice. Il n’y a pas de cas ou la situation n’a
commencé à intéresser les sauveteurs que
quand il était trop tard. Dans tous ces cas on observe
dans tous ces exemple le rôle particulièrement néfaste
des syndicats ... ce qui nous amène a une deuxième
orientation d’action.
2.2.2
Toucher les esprits
Je commencerais par une citation de F Guillaumat
la plupart des gens deviennent libéraux parce qu’ils
ont appris l’économie politique.
Le
libéral, au départ, est socialiste comme tout le
monde, peut-être sans le savoir comme les colbertistes ou
les technocrates "de droite" ; puis il découvre,
dans un cas particulier, que l’intervention de l’état,
ça ne marche pas, et ne pouvait pas marcher, parce que
les actes instituant la politique en question devaient forcément
avoir des effets autres, éventuellement contraires [] Finalement,
il découvre que s’il en est ainsi c’est parce
que l’intervention de l’état est injuste. Que
si elle détruit, c’est parce qu’elle est vol,
et agression ; que si elle crée des problèmes massifs,
monstrueux (les prétendus "problème de
société" qui sont en réalité
les "problèmes du socialisme"), c’est
uniquement parce qu’elle confisque aux gens une décision
qui devrait être la leur, parce qu’elle usurpe le
pouvoir social.
Je
pense que face à des gens en détresse sociale, on
a si je puis dire une chance de trouver un terreau réceptif
à une réflexion saine à partir du moment
ou on a déblayé le terrain «subjectif»
du piège par la lamentation.
Le
Havre est un excellent endroit pour mettre en évidence
les bouleversement de la mondialisation De grandes industries
sont mortes sans bouleverser le moins du monde les statistique
du chômage Le capitalisme offre l’exemple qu’il
fonctionne et que finalement il propose des emplois de substitution
en nombre suffisant parce qu’en face, il y a des gens qui
veulent s’en sortir.
Ce
travail, nous pouvons l’entreprendre par un effort personnel
et important de formation ... et d’information.
Il
est illusoire de penser qu’un courant politique libéral
puisse émerger dans un tel contexte, d’inculture
économique, tout au mieux va-t-on voir surgir des mouvements
spontanés et sporadiques, reposant sur des gens qui refusent
l’atteinte qui est faite à leur liberté mais
qui faute de réflexion bien conduites, débouchent
souvent sur des remède pire que le mal appelons les corporatistes.
Cette
formation va prendre plusieurs direction :
-
être soi-même d’abord «capitaliste»,
«entrepreneur» rien ne vaut l’enracinement dans
la réalité
- être bâtisseur de connaissance ouvrage théoriques,
présence universitaire, réflexion personnelles
- prendre position «à chaud», ce qui
est une forme ... décoiffante d’action de formation.
- Continuer ou faire renaître autour de la pensée
libérale un travail militant de base.