Contribution
de Bruno Pineau-Valencienne au plan de cohésion sociale.
Le
plan Borloo qui s’articule autour de 3 axes fondamentaux,
emploi, logement, égalité des chances constitue
une véritable usine à gaze budgétivore (près
de 13 MM d’Euros) et n’apporte pas de véritables
idées neuves eu égard, entre autres, à la
relance des crypto nouveaux emplois jeunes, une formule déjà
éculée…Cette démarche rejoint les vieilles
recettes des sociaux démocrates et renforce plutôt
les perversions de l’État Providence et l’avènement
de nouveaux assistés. De plus, plus les dépenses
publiques sont élevées dans un pays comme la France
et moins sa croissance l’est. La place de l’entreprise
dans ce dispositif est quasiment inexistante. Remettre cette dernière,
créatrice de richesse, au centre des débats me parait
fondamental. Pour relancer une politique sociale ambitieuse dans
ce pays il convient tout d’abord de mener les réformes
structurelles qui s’imposent et de transformer les mentalités
chez nos concitoyens :
1)
Un allégement des charges sociales pour permettre aux entreprises
d’embaucher.
2) L’abrogation des 35 heures, totalement inadapté
et constituant un frein à notre compétitivité.
3) Des baisses d’impôts substantielles pour favoriser
la relance économique et encourager nos concitoyens à
donner d’avantage aux organisations caritatives.
4) Une réforme de notre système éducatif
visant à fermer les filières cul de sac et ouvrir
de nouveaux programmes qui répondent directement aux besoins
sur le marché du travail.
5) Une refonte totale de notre système de prestation sociale
en révisant au complet le choix des prestataires et le
mode d’attribution.
Lutter
contre la pauvreté c’est avant tout mieux préparer
l’avenir de notre jeunesse et lui offrir des formations
qui correspondent aux réalités du marché
du travail. Cela doit passer par un partenariat plus efficace
entre le monde de l’entreprise et l’Éducation
Nationale. Cette démarche doit être appuyée
par des incitatifs fiscaux sous forme de crédits d’impôts
afin d’encourager le secteur privé à investir
massivement dans la formation. Nous devons impliquer d’avantage
les entreprises dans la formation professionnelle, encourager
le mentorat au sein de celles ci afin de permettre aux nouvelles
recrues de mieux s’intégrer et aux seniors de prendre
leur retraite progressivement tout en faisant profiter leurs «filleuls»
de leurs expertises et expériences. L’effort, la
responsabilité individuelle, la méritocratie, l’attribution
de justes récompenses au juste mérite de chacun
doivent être encouragés.
Libérer
les énergies et les initiatives individuelles : Les nouvelles
mesures que nous préconiserions favoriseraient la création
d’entreprise par un assouplissement considérable
des procédures administratives actuellement contre productives
tout en proposant des congés de taxes pour les entreprises
naissantes. Parallèlement, une forte réduction des
droits de successions s’appliquerait également en
faveur des entreprises familiales.
Après
avoir misé sur l’entreprise et la formation, le deuxième
volet porterait sur une valorisation des réseaux associatifs
et des associations caritatives, religieuses qui oeuvrent sur
le terrain et se révèlent beaucoup plus efficace
que des actions d’éclats mené
par l’État. Les relations de voisinage constituent
les meilleures panacées face aux situations d’exclusion.
Il faut inciter les citoyens à donner à des causes
charitables en leur permettant que les dons soient déductibles
de l’impôt sur le revenu. « Libérons
les gens
de l’impôt et ils s’empresseront de tisser de
nouvelles solidarités» déclarait récemment
un économiste canadien. Pour clore ce paragraphe, ajoutant
que le rôle des organisations religieuses serait hautement
apprécié car la détresse économique
peut parfois conduire à la déprime et à un
certain relâchement sur le plan moral (pas systématiquement,
entendons nous bien !). Le réconfort spirituel permettrait
ainsi à ces laissés-pour-compte de retrouver une
dignité afin de rebâtir un véritable projet
personnel. Le but ultime est donc d’encourager nos concitoyens
à rejoindre ces «armées de la compassion»
afin que puissent affluer les dons financiers et laisser éclore
des actes de générosité individuelle sur
le terrain comme servir des repas à des sans abris dans
les refuges.
Le
troisième volet viserait à réformer les modes
d’attribution de l’aide sociale afin d’éviter
la culture de l’assistanat et de briser le cercle pervers
de la pauvreté intergénérationnelle qui conforte
les individus concernés dans l’exclusion. Il conviendrait
alors de réduire considérablement le montant des
aides financière aux assistés sociaux qui vivent
chez leurs parents lesquels inciteraient alors leurs progénitures
à trouver du travail. En effet, les prestataires qui demeurent
chez leur parent bénéficient d’appuis que
d’autres qui assument leur loyer seul n’ont pas.
Par ailleurs, l’état doit responsabiliser les individus
et encourager les efforts de réinsertions professionnelles
de manière personnalisée en menant une politique
de valorisation du travail. À chaque fois qu’une
personne va faire un pas l’aide augmente. Des primes à
l’emploi seraient ainsi versées aux prestataires
qui prennent part aux programmes de réinsertion professionnelle
ou stages dispensés par les communes ou les collectivités
locales.