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Des
libéraux déçus
Les
libéraux seront d’autant plus exigeants qu’ils sont
déçus par la politique menée par le gouvernement
et sa majorité depuis quatre ans.
Les libéraux
enragent d’entendre trop souvent qualifiée de libérale
ou de néo-libérale, une politique qui n’est pas la
leur. Ils entendent expliquer tous les dangers des politiques de droite
qui tendent à comprimer les salaires, à rogner les avantages
sociaux et à précariser le travail, qui ne sont pas les
leurs.
Ils veulent
montrer aussi comment seule une politique de libéralisation économique
peut nous permettre de trouver le chemin de l’hypercroissance nécessaire
pour assurer le plein emploi, le paiement de nos dettes et de notre protection
sociale, la remise en marche de l’ascenseur salarial et de l’ascenseur
social.
Si les libéraux
affrontent en France des vents contraires qui font que l’on impute
au libéralisme tous les maux d’une société
dirigiste, que l’on en fasse un problème alors qu’il
est une solution, ils savent que les vents dominants à l’échelle
de la planète portent leurs idées. Ceci les invite à
dire fortement ce que serait vraiment une politique libérale, quelles
sont leurs solutions concrètes aux problèmes de la France.
Ainsi, leurs
idées pourront peser sur le débat, orienter les prises de
position des uns et des autres et permettre aux Français libéraux
de faire leur choix, tout bien pesé, en toute connaissance de cause
Aujourd’hui les libéraux sont assurément des libéraux
déçus. Mais ils ont vu leurs idées l’emporter
après avoir été longtemps battues en brèche.
Il est vrai que, pour les libéraux, la politique suivie par le
Président de la République et son gouvernement est loin
d’assurer le service minimum des réformes qu’ils espéraient.
Aujourd’hui la France décroche, il faut un sursaut. Ces propos
pourraient être les nôtres. Ils sont d’ailleurs les
nôtres depuis bien longtemps. Ils constituent le diagnostic et le
condensé du remède du très officiel rapport commandé
par le Ministre de l’Economie et des Finances à une commission
pluraliste dirigée par Michel Camdessus, l’ex-patron du FMI,
expert en faillites internationales.
Ce sursaut c’était celui que nous espérions au lendemain
des présidentielles et des législatives.
Si on excepte l’action menée pour faire reculer l’insécurité
qui était au cœur de l’élection présidentielle,
nous avons le sentiment que sur les réformes essentielles, on cause,
on rapporte on débat, on commissionne, on concerte, mais qu’au
bout du compte on avance bien trop timidement et bien trop rarement et
qu’on recule bien trop souvent.
Nous avons le sentiment qu’au lendemain des élections présidentielles
et législatives, alors que la droite avait en main tous les pouvoirs,
que la gauche était en déroute et que l’horizon était
dégagé pour 5 ans, nous avons le sentiment qu’une
chance a été gâchée.
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