Le monde change, la société bouge
Progrès social et progrès économique sont indissociables.

Or nous vivons aujourd’hui une mutation profonde de notre société. Après la révolution agricole, puis la révolution industrielle, voici la troisième grande vague de changement dans l’histoire de l’Humanité.
La mondialisation de l’économie, la réduction des distances et l’accélération du temps, la révolution des technologies de l’information annoncent une nouvelle civilisation. A la civilisation de l’usine va succéder celle du savoir.
Nous vivons la révolution d’une économie globale où capitaux et informations ne connaissent plus de frontières ; une économie où ce ne sont plus tant les matières premières ou les sources d’énergie qui comptent, mais, de plus en plus, le savoir, le travail, l’organisation. Nous entrons dans un monde où, plus que jamais, ce qui va compter, la source des richesses, les capacités d’imagination et de créativité des hommes.
Le XXIème siècle apporte avec lui la promesse d’un monde qui fera davantage confiance à l’homme, d’un monde qui remet l’homme au cœur de la société. Les nouveaux horizons de la science apportent en effet non seulement de nouvelles chances de prospérité, d’emplois et de croissance, mais encore une croissance d’un nouveau type : une croissance plus soucieuse de l’homme et de son environnement, lui offrant de nouvelles possibilités d’être et d’apprendre. Une croissance créatrice de nouveaux produits, de nouveaux services, donc de nouveaux métiers, et porteuse d’une culture plus accessible.
Dans ce monde nouveau, la prospérité d’un pays dépend plus que jamais du degré de liberté et de confiance que l’on place en l’homme, de la manière dont on reconnaît la valeur de chaque personne, des moyens que l’on consacre pour donner à chacun sa place et sa chance.
A l’aube de ce nouveau bond de civilisation, la France n’arrive pas à se débarrasser du modèle d’organisation et de décision hiérarchique qui est le sien depuis si longtemps.
Pour tirer profit de cette mutation, de cette nouvelle croissance portée par l’innovation et la destruction créative (Shumpeter) et une meilleure organisation des talents à l’échelle mondiale (Ricardo) il nous faut – à contre courant de beaucoup d’idées reçues - accepter :

-> la destruction créatrice
La destruction nécessaire des activités dépassées où non rentables engendre des réflexes protectionnistes qui jouent contre la croissance et le progrès social.

-> les inégalités fécondes
Dans une période d’innovations techniques et de mondialisation créatrice de nouvelles richesses, il faut accepter que la récompense de l’initiative, des efforts et du risque creusent provisoirement les inégalité si les inégalités ont pour résultat de doper la croissance qui profitera à tous et tout particulièrement aux plus pauvres et aux exclus.

-> la concurrence bénéfique
Dans ce nouveau monde, c’est la concurrence qui asservit les entreprises aux consommateurs doit être considérée comme un facteur créateur de justice sociale et de gain de pouvoir d’achat car le partage des fruits de la croissance, favorable aux salariés et à leur pouvoir d’achat, peut se faire aussi - les périodes d’inflations nous l’ont fait oublié - par cette autre forme d’augmentation du pouvoir d’achat que constitue aujourd’hui dans un contexte de croissance déflationniste analogue au XIXéme siècle : la concurence et la baisse des prix. Une forme de partage qui se fait sans discrimination entre ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas et qui profite aux revenus les plus modestes.