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Le
faux libéralisme chasse le vrai. Les traditions et les comportements électoraux ont la vie longue. Mais pourtant, comme nous le soulignions la semaine dernière ( «La grande coalition de la droiche ») les clivages d’hier ne correspondent pas aux réalités d’aujourd’hui. Nous sommes
entrés dans ce que Alvin TOFFLER a appelé «la troisième
vague» de l’histoire de l’Humanité. Après
« la première vague » de la révolution agricole
et «la deuxième vague industrielle», voici la révolution
de la société du savoir portée par les nouvelles
technologies de communication. Le clivage se creuse entre les pays aux politiques délibérément tournées vers « la troisième vague » (Etats-Unis, Angleterre, et l ’Europe du Nord) et les pays dont les politiques, à l’instar de l’Allemagne ou de la France, restent marquées par la résistance au changement et les pesanteurs de « la deuxième vague industrielle ». A la décharge de ces gouvernements, on est bien forcé d’observer que, sur le marché politique, s’il n’existe pas de groupe de pression en faveur de la troisième vague ( car ses principaux acteurs sont déjà engagés dans le monde) il existe en revanche de puissantes forces – à droite, une grande partie du patronat, à gauche, les syndicats – pour défendre et protéger le statu quo. Ceci conduit
ces pays à mener des politiques protectrices de l’économie
de la «seconde vague», des politiques qui sous des formes
diverses cherchent à diminuer le coût du travail et les dépenses
sociales pour rester compétitif. Il existe
un vrai danger pour la droite à s’identifier à des
politiques punitives et frileuses qui visent à brider les salaires
et rogner les avantages sociaux, même si elle tente à faire
croire qu’il existe quelques recettes protectionnistes pour limiter
l’impact d’une telle politique.
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