Parfaire les réformes de nos retraites et de nos assurance maladie
Il n'y a pas de société libérale sans un système d'institutions sociales protectrices qui fonctionne. La justice sociale s'est aussi un ensemble d'institutions sociales qui garantissent tous les individus contre les risques et les aléas de l'existence (accident du travail, maladie, chômage, vieillesse, dépendance...). Le problème c’est que notre système social trop longtemps distributeur de ce que Jacques Rueff appelait de « faux droits », c’est à dire de promesses de droits non gagées financièrement, ne peut fonctionner sans reniements des engagements ou fuite en avant dans l’endettement.
C’est pourquoi une refondation du social est nécessaire.

Elle consiste à transformer tous les « faux droits » d’hier en « vrai droits » pour demain.
Il s'agit là encore de reconstruire, de repenser, notre système de protection sociale.

-> La réforme de notre système de retraite doit être poursuivie, en y incluant les régimes spéciaux. Sans revenir sur les droits acquis, il faut simplement transformer tous les droits à retraite dans un système calculé par points afin de remplacer de faux droits à la retraite, trop généreusement distribués, en vrais droits acquis par des cotisations : « à cotisation égale retraite égale ». Les droits à liquidation seront fonction de la situation de l'économie, de la démographie et des choix de retraite de chacun.

Un tel système permettrait également à chacun de choisir librement l’âge de sa retraite selon le principe « à cotisation égale, retraite égale ».Cela serait apparu plus juste, plutôt qu'une réforme qui maintien les régimes spéciaux en l'état et des modes de calcul de retraite inégalitaires.

-> Une assurance maladie à reconstruire si l'on veut éviter de reporter nos charges d’aujourd’hui sur les générations futures par un endettement croissant, si l'on veut éviter de dérembourser et de renvoyer massivement les Français vers les assurances complémentaires en les appauvrissant, si l'on refuse l'étatisation comme la privatisation, il est évident qu'il faudra introduire une dose de concurrence en pratiquant la délégation de gestion aux caisses, aux mutuelles ou aux assurances.

Pour assurer de vrais droits sociaux et un vrai équilibre de nos comptes sociaux, il nous faut adopter une loi – mieux encore, une disposition constitutionnelle – interdisant tout déficit durable à nos organismes sociaux.