| Propositions
pour libérer la croissance et l'emploi Pour cela il est nécessaire de remettre à plat l’impôt sur le revenu et la CSG en réduisant le nombre de tranches à trois et en diminuant drastiquement le taux d’imposition en s’attaquant aux niches fiscales afin de débrider la création de richesse et de favoriser la croissance. Ce qui au bout du compte, se traduit toujours -les expériences étrangères le montrent- par une augmentation des recettes fiscales grâce à la richesse supplémentaire créée. Il n’y a pas de progrès social sans progrès économique. La meilleure forme de lutte contre l’exclusion c’est d’avoir un emploi, un véritable emploi dans une véritable entreprise. La première des politiques sociales, c’est la politique qui libère la croissance et la création d’emplois. Le meilleur moyen de retrouver l’espoir et la cohésion sociale, c’est de multiplier les emplois. Ceci passe nécessairement par un retour de la confiance dans l’esprit d’entreprise, dans les libertés économiques et dans la concurrence. Une nouvelle croissance se dessine partout dans le monde. C’est une croissance forte. C’est la croissance de la nouvelle civilisation du savoir et du partage du travail international. C’est une croissance riche de nouveaux métiers, de nouveaux services, de nouvelles formes de travail et d’emplois. Dans ce nouveau monde, notre économie doit pouvoir fournir à tous les Français la possibilité d’avoir un travail. Encore faut-il pour cela éviter d’appliquer au problème du chômage les vieilles analyses ou les vieilles solutions. L’économie est un organisme vivant, elle a en permanence besoin de s’adapter et ce besoin est d’autant plus fort que nombre d’évènements sont venus la bouleverser au cours de ces dernières années : les mutations technologiques, la mondialisation des marchés des capitaux, le renforcement de la concurrence avec la conversion d’un nombre toujours plus grand de pays à l’économie de marché et au libre échange. Le chômage est en quelque sorte la facture de nos propres rigidités : de nos rigidités réglementaires, nos rigidités financières, celles de nos statuts, de nos administrations publiques, les rigidités de notre coût du travail, de notre marché du travail ou de notre Code du travail. Le paysage économique de la France du plein-emploi dans ce nouveau monde sera très différent : il y aura moins d’emplois dans les grandes unités manufacturières, un tissu beaucoup plus dense de petites et moyennes entreprises, de nouvelles formes de travail et d’emplois souples, laissant davantage de place à la diversité des situations, un fort développement des professions indépendantes. La nouvelle
croissance, c’est la redécouverte de l’importance de
l’homme dans l’économie, de l’importance de l’incitation
à créer des richesses et à adopter des comportements
responsables. La croissance et la création d’emplois ne sont pas le fruit d’une génération spontanée. Ils sont le fruit de l’action humaine. Ce qui fait
la croissance, ce qui met l’économie en mouvement, ce qui
permet la croissance et l’emploi, ce sont d’abord et avant
tout des hommes et des femmes qui sont plus ou moins motivés à
travailler, embaucher, créer des richesses en faisant preuve de
comportements responsables. Or, avec
notre structure fiscale actuelle, ces créateurs de valeur ajoutés
sont ceux sur lesquels, au bout du compte, les prélèvements
fiscaux et sociaux sont de plus en plus lourds. Au risque de voir un grand
nombre d’entre eux se démotiver ou partir à l’étranger. Or, depuis
des années, l’Etat confisque une part toujours plus grande
du revenu et de l’épargne des Français ; et les dépenses
publiques ne cessent de croître. Actuellement, près d’un euro sur deux produits par les Français est prélevé par l’Etat. Et s’il est vrai qu’un grand nombre de ménages français, par rapport à la situation de la plupart des pays étrangers, ne subit qu’un prélèvement relativement faible, voire nul, au titre de l’impôt sur le revenu. Mais en contrepartie de cette situation, ces ménages paient sous forme de charges sociales (et d’impôts indirects) ce qu’ils paieraient dans d’autres pays sous forme d’impôt sur le revenu. Résultat : le salaire réellement perçu après charges sociales semble souvent bien léger aux Français, quand les impôts et les cotisations qu’ils paient apparaissent, eux, bien lourds. Dans le même temps, on a multiplié les allocations, les subventions et les droits de toutes sortes en créant un système complexe d’Etat Providence souvent injuste et inefficace. Pour augmenter durablement le pouvoir d’achat des Français, il faut fabriquer un nouveau pouvoir d’achat et non redistribuer le pouvoir d’achat existant. Pour créer des emplois dont nous avons besoin, il faut inventer de nouveaux emplois, créer des produits nouveaux, de nouvelles façons de fabriquer, découvrir de nouveaux métiers, de nouveaux services et de nouveaux marchés et non partager les emplois existants. Faire le
choix de la nouvelle croissance de l’emploi, c’est faire le
choix de la compétitivité par la valeur ajoutée.
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