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La rigueur ou la vigueur
Deux
politiques sont possibles : La politique de RIGUEUR, consiste à
réduire la dépense publique en coupant dans les budgets
de l’Etat ou dans les budgets sociaux. La politique de VIGUEUR,
cherche avant tout la croissance et même l’hyper croissance
- La politique de RIGUEUR, consiste à réduire
la dépense publique en coupant dans les budgets de l’Etat
ou dans les budgets sociaux, voire à limiter les déficits
en inventant quelques recettes fiscales nouvelles bien entendu toujours
présentées comme provisoires. Une politique souvent prônée
par Bercy qui a largement prouvé son inefficacité depuis
longtemps.
- La
politique de VIGUEUR, cherche avant tout la croissance et même
l’hyper croissance - seule solution aux problèmes de la France
-. Cette politique prônée par les libéraux consiste
à ouvrir à la concurrence les secteurs protégés,
à introduire de la compétition dans nos grands systèmes
publics pour les rendre plus efficaces,
(L’Assurance maladie, l’Education...) à transformer
les faux droits de l’Etat Providence en vrais droits économiques
(un système de retraite par points par exemple), à libérer
les salaires et les contrats sur le marché du travail, à
réformer en profondeur l’Etat et bien sûr à
engager une profonde réforme fiscale pour augmenter les incitations
marginales.
Une telle politique exige d’abord une claire vision, de fortes convictions
et du courage, conditions qui sont loin d’être réunies
aujourd’hui. Elle peut entraîner aussi une augmentation provisoire
de la dette publique car la réforme de l’Etat et le rachat
des droits acquis ont un coût et la baisse des impôts peut
diminuer les recettes dans un premier temps.
Une telle augmentation, en elle-même, n’est pas un problème
car ce surcroît de dépenses publiques, à la différence
de nos déficits d’aujourd’hui, doit être considéré
comme un investissement utile qui permet de stimuler la croissance et
de réduire le poids de notre endettement public. L’expérience
internationale montre d’ailleurs clairement que les baisses d’impôt
bien conduites augmentent les recettes et ne les diminuent pas, que les
reformes de l’Etat stimulent la croissance et que cette politique
de vigueur est le meilleur moyen de réduire la part des dépenses
publiques dans la richesse nationale et de sortir du piège de l’endettement.
Malheureusement, si une telle politique de vigueur est nécessaire
et souhaitable, elle se heurte à deux obstacles :
- Les réformes sont plus faciles à mener par beau temps
économique. La croissance met de l’huile dans les rouages
de la réforme. Or seules des réformes profondes peuvent
produire de la croissance, et seule la croissance permet d’entreprendre
politiquement ces réformes profondes !
- A défaut d’une croissance forte, il est cependant possible
de réformer à condition de payer cet investissement dans
les réformes par une augmentation provisoire de l’endettement
public. Or cette augmentation est impossible, compte tenu du Pacte de
Stabilité, de la Banque centrale et du niveau record déjà
atteint par nos déficits.
Une telle situation ne peut conduire, comme nous l’avons déjà
dit ici même, qu’à une crise politique et financière
européenne.
Et sans doute, une telle crise est nécessaire et salutaire. Souvenons-nous
que c’est après une faillite financière et l’intervention
du FMI que la Grande-Bretagne a vu l’arrivée au pouvoir de
... Margaret Thatcher
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