|
A
en croire Yves Bourdillon dans les Echos, les principaux candidats sont
tous Blairistes. Ils le prennent pour exemple, vantent sa réussite
économique et sociale ou déclarent en être proche.
Ségolène Royal le défend devant les éléphants
du PS, François Bayrou revendique une certaine ressemblance physique
et Nicolas Sarkozy file à Londres pour se faire «introniser»…
|
|
«Les
candidats, chacun avec une touche personnelle, ont une musique entrepreneuriale
plutôt sympathique. Les choses se gâtent quand on écoute
les paroles. Car je vois des mesures que l’on peut discuter mais
je ne vois pas de politique cohérente articulée. L'objectif-clé
pour ce pays, c'est de retrouver le chemin d'une croissance de 3 à
4 %, qui est la seule solution à nos problèmes : l'emploi,
le pouvoir d'achat, la sauvegarde du modèle français de
protection sociale, le financement de dépenses nouvelles, le vieillissement,
la santé... Les candidats se résignent à une croissance
de 2 ou 2,5 %, qui n'est pas à la hauteur de la politique de notre
pays.» |
![]()
Alstom
: quand les banques font payer les contribuables
Mario Monti,
l’ancien commissaire européen à la concurrence raconte dans
le Figaro, l’affaire Alstom. A commencer par le «chantage»
du gouvernement français sur la Commission : «Si la Commission
refusait la recapitalisation, les banques créditrices auraient quitté
Alstom, nous disait-on. La Commission se serait rendue responsable de dizaines
de milliers de chômeurs. Notre évaluation nous portait plutôt
à penser que c’étaient les banques qui faisaient pression
sur le gouvernement français, afin qu’il se décide à
extraire les banques d’une passe problématique en adossant le coût
sur les contribuables français.»
Lire
l’article
![]()
Le Nord vire au bleu
Lu dans les Echos, «Les amis de Ségolène Royal ne font plus
recette en Europe du Nord» de Stéphane Dupont.
Il y analyse les derniers résultats électoraux en Suède
et en Finlande où les sociaux démocrates viennent de «subir
deux revers électoraux retentissants.» «Une chose semble
sûre», écrit-il, «les sociaux-démocrates nordiques
n’ont pu se renouveler et remettre au goût du jour le fameux Etat-Providence
qui a longtemps fait leur succès. Et l’électorat le leur
a fait payer. Les dérives de certains programmes sociaux trop généreux,
la persistance d’un important chômage déguisé, la
défense de monopoles publics parfois obsolètes ou le maintien
des prélèvements obligatoires à un niveau record ont fini
par irriter. L’assistanat n’a pas la cote dans les pays d’Europe
du Nord, où la morale et l’égalitarisme demeurent des valeurs
centrales. Le Conservatisme, aussi tempéré soit-il n’y est
plus trop de saison, alors que l’ensemble du tissu économique se
transforme de manière accélérée pour répondre
aux défis de la mondialisation.»
Lire
l’article
![]()
Le diagnostic de Francis Mer
A l’occasion de la sortie de son livre «Vous, les candidats…»,
l’ancien ministre diagnostique dans le Figaro : «En Allemagne, l’appareil
de production a décidé de jouer le marché monde. Et d’importer
massivement ce qu’il peut acheter moins cher pour l’introduire dans
la valeur ajoutée allemande, afin d’exporter aux quatre coins du
monde avec une compétitivité supérieure. Cela a été
fait de manière systématique et remarquable.»
«Nous aussi, nous devons nous dire que nous pouvons jouer ce jeu de la
mondialisation. Nous n’atteindrons pas le niveau de l’Allemagne.
En dix ans, nous avons, comme elle, multiplié par 4 notre commerce avec
la Chine, mais l’Allemagne partait de 5 milliards de dollars pour arriver
à 20 et nous de 1 pour arriver à 4. Pour courir le marathon planétaire,
la France doit comprendre que la mondialisation est un fait. Redonner confiance
en affichant un cap et en expliquant comment chaque Français y trouvera
son avenir, voilà la mission du président ! (…) Les entreprises
du CAC 40 sont depuis longtemps dans cet esprit-là, mais les autres doivent
aussi y venir. C’est pour cela que la qualité de l’éducation
est si importante pour nos entreprises. Aujourd’hui, elles n’ont
pas les compétences nécessaires pour avoir l’envie et les
moyens de saisir les opportunités que leur offre le monde. Le risque
n’est pas non plus suffisamment récompensé en France, où
la réussite n’est pas appréciée à sa juste
valeur.»
«Le drame actuel, qui n’est pas propre à la France, mais
est assez général dans le monde capitaliste, est qu’il n’y
a pas suffisamment de projets et d’entrepreneurs. Les grands groupes pensent
qu’en prenant des risques, ils feront baisser leur rentabilité.
Il faut donc relancer la machine à entreprendre pour que les entreprises
fassent autre chose que toujours la même chose, mais ailleurs en moins
cher. Cela suppose la création d’un climat de confiance avec la
population dans un jeu gagnant-gagnant.»
Lire
l’article
![]()
Révolution ?
Vu dans Les Echos, l’article de Paul Fabra sur les propositions
du Medef (voir
la lettre du 23 mars). «Depuis que le candidat de l'UMP a édulcoré
les réformes d'ordre économique et social qu'il préconisait
naguère, les chefs d'entreprise se trouvent en manque d'un programme
de rupture. Le Medef a fait ce qu'il a pu en début de cette semaine pour
battre le rappel de ce qu'il nomme une «révolution copernicienne».
Proposant un objectif ambitieux de croissance (4 % par an pour le prochain quinquennat)
«correspondant au potentiel de l'économie française»,
l'organisation patronale demande au prochain gouvernement qu'il abandonne la
politique «suivie depuis des décennies» de stimulation de
la demande pour passer résolument à une «politique de l'offre».
Mise à la mode par les économistes qui entouraient le président
Reagan, cette expression vaut reconnaissance d'une relation de causalité
évidente et pourtant souvent méconnue : c'est de la production
que procède l'échange, c'est-à-dire l'économie de
marché et son incomparable dynamique. Le premier gouvernement de cohabitation,
celui que présida Jacques Chirac entre mars 1986 et juin 1988, avait
songé à se mettre à la nouvelle école...»
Lire
l’article
![]()
![]() |
Nos
élections vues d’ailleurs
Relevé dans Courrier International, "tout le mal"
que la presse internationale pense de nos candidats:
SEGOLENE ROYAL
«Si elle est élue, Mme Royal appliquera
les vieilles recettes socialistes. On connaît la chanson
: impôts massifs, secteur public pléthorique, dirigisme, absence
totale de réformes économiques dignes de ce nom, avec pour corollaires
chômage, croissance molle et agitation sociale sporadique.»The
Daily Telegraph, Londres.
«L’Union Européenne devrait imposer aux Etats membres des
taux mimimum pour l’impôt sur le bénéfice des sociétés.
Là encore, il s’agit d’une offensive en solitaire. Jusqu’à
présent, on envisageait plutôt d’harmoniser les critères
de calcul de cet impôt. Avec ses idées. Royal risque de paralyser
durablement la machine européenne.»Handselblatt, Düsseldorff.
«Malgré des apparences de nouveauté, la candidate socialiste
a derrière elle une longue carrière politique dans la plus pure
tradition française. Elle a fait l’ENA, le centre de formation
des mandarins français. En clair, si Ségolène Royal remporte
l’Elysée, elle engagera certes une rénovation, mais dans
le cadre bien établi du mandarinat» El Païs, Madrid.
FRANÇOIS BAYROU
«L’engouement pour Bayrou
est une nouvelle façon d’échapper
au changement et non d’y faire face. (…) M. Bayrou
avance une ou deux idées plutôt sensées à propos
de la dette et du poids des charges sociales, responsables de l’asphyxie
du marché de l’emploi. Mais il a également des conceptions
antédiluviennes et corporatistes sur l’agriculture ou l’éducation.»
The Independant, Londres.
«Son programme relève d’une curieuse conception politique
que les analystes français ont baptisée «ninisme»
et qui est censée n’être ni le socialisme ni le libéralisme.»
ABC, Madrid.
«Certaines de ses propositions ne sont pas dénuées de populisme
: puisque la mondialisation fait figure d’épouvantail pour les
Français, François Bayrou a rejoint ceux qui accusent la Chine
de sous-évaluer sa monnaie. Il affirme que le Yuan est «sous-évalué
de 400%» et souhaite qu’on fasse pression sur Pékin. Pense-t-il
que la Chine va séance tenante réévaluer sa monnaie pour
que les produits européens redeviennent compétitifs»
The Economist, Londres.
NICOLAS SARKOZY
«Sarkozy peut dire tout et son contraire
sans que personne ou presque ne s’en émeuve.
Un exemple : dans la seule émission de TF1 du 5 février, il assène
que la moitié des salariés français gagnent le SMIC ; vérification
faite, ils sont 17%. Il parle du baril de pétrole qui aurait atteint
90 dollars alors qu’en réalité il n’a jamais dépassé
les 78 dollars ; puis, emballé par sa démonstration, il évoque
ces temps affreux où l’inflation, en France était à
24%. Depuis que les statistiques existent, le pic le plus élevé
indique 14%.» Le Journal du Mardi, Bruxelles.
«Malgré un amour de l’efficacité qui flirte souvent
avec le populisme. Sarkozy ne propose pas aux Français un voyage vers
l’inconnu, mais un retour à la pureté de l’idéal.
L’homme n’est pas un réformateur mais un « régénérationniste
» à l’espagnole» El Païs, Madrid.
«Sarkozy est assoiffé de pouvoir. Son agitation musclée,
la hargne qui s’affiche à l’occasion sur son visage, malgré
ses efforts pour soigner son image, révèle un tout autre aspect
du personnage qui effraie de nombreux électeurs.»The Observer,
Londres.
«Sarkozy ne dit pas comment il compte financer l’ensemble de son
programme économique. Je suis surpris que les médias français
ne l’épinglent pas sur ce sujet. Pour réduire les dépenses,
il propose de ne pas remplacer un départ à la retraite d’un
fonctionnaire sur deux. Une mesure qui, dit-il devrait permettre de récupérer
5 milliards d’euros. Ce ne sera pas suffisant. (…) La façon
que Sarkozy a de dénigrer la BCE à mots couverts montre que les
élites politiques du pays manquent de lucidité sur l’autonomie
économique. Si j’aime ce que Sarkozy a à dire sur le travail
et le gouvernement d’entreprise, le programme économique qu’il
présente n’est pas bon.» Financial Times, Londres.
![]()
L'Europe des libertés
Dans son éditorial de «La Nouvelle lettre», notre ami Jacques
Garello célèbre à sa façon le 50eme anniversaire
de la naissance des institutions européennes. «Imaginer une «forteresse
Europe» protégée contre le Tsunami de la mondialisation
est doublement illusoire : il n’y a ni forteresse ni tsunami.(…)
L’Europe va opter pour devenir un espace de liberté et de créativité
au lieu de s’engager dans la construction d’un « pôle
politique» capable de tenir la dragée haute aux Américains.»
Et de conclure: «L’Europe des Européens devrait être
prioritaire par rapport à l’Europe des Etats. Ce dont les Européens
ont besoin, c’est d’être libérés de leurs Etats,
avec le cortège d’impôts, de bureaucratie, de réglementation.
C’est de pouvoir circuler, entreprendre, travailler et échanger
librement sans autre contrainte que la confiance mutuelle et le droit commun.»
Lire
l’article
![]()
L'Europe, une construction libérale par nature
Dans le cadre du débat proposé par le Figaro, David
Spector écrit : «Le lien entre la construction européenne
et la libéralisation de l'économie française ne date pas
d'un hypothétique tournant néolibéral ; il était,
au contraire, inscrit dès les origines.» «A partir des années
1990. Les gouvernements ont alors pris l'habitude de justifier par l'Europe
des politiques qu'ils auraient conduites de toute façon, avec ou sans
Europe. Ils se sont dispensés de poser publiquement le problème
de la dette, puisque le critère des 3 % inscrit dans le traité
de Maastricht leur permettait de présenter la réduction des déficits
comme une obligation résultant d'un traité international. De même,
les gouvernements ont pu s'abriter hypocritement derrière la Commission
de Bruxelles pour limiter l'octroi d'aides aux entreprises sans assumer politiquement
ce choix parfaitement défendable, ou arguer comme à regret de
directives européennes qu'ils avaient pourtant votées.(…)
La nature même des réformes aujourd'hui nécessaires interdit
de continuer à contourner les débats démocratiques par
l'invocation de l'Europe.»
Lire
l’article
![]()
Enfin un vrai programme économique !
Lors d’une conférence de presse, Laurence Parisot,
Présidente du MEDEF, a présente cette semaine ce qu’elle
appelle «La nouvelle offre France». Sous ce slogan ambitieux un
véritable programme économique…enfin !!!
«A partir de 3% de croissance, on commence à résoudre structurellement
nos problèmes de finances publiques et de chômage, à 4%
on revient en excédent budgétaire et au plein-emploi. Et on peut
préserver notre modèle social.» Il nous faut «inverser
les priorités qui depuis 30 ans ont fait de la demande le seul levier
de l’action économique» a lancé Laurence Parisot en
proposant : «une révolution copernicienne stimulant simultanément
l’investissement, l’innovation, la croissance, le travail et l’export.»
Ce
que le Medef propose
![]()
Cinq prix Nobel d’économie jugent la France.
Nos
lecteurs savent combien nous regrettons l’absence dans la campagne présidentielle
d’une politique cohérente tournée vers la croissance (voir
«Le
fantôme de la croissance» et «La
croissance oubliée»). Ils savent aussi que, pour nous les trois
piliers d’une forte politique de croissance sont la diminution de la pression
fiscale, l’élargissement de la part des activités marchandes,
la libération du marché du travail. Les
cinq prix Nobel consultés par les Echos pour «L’Audit
de la France» ne disent pas autre chose.
Edmund
Phelps (Nobel 2006) : «Les
gouvernements ne peuvent pas conduire le changement. Mais ils peuvent améliorer
les conditions de fonctionnement de l’économie et encourager l’esprit
d’entreprise.» «La France connaît un ralentissement
depuis vingt ans et depuis 2001, l’écart se creuse. Je pense que
la solution est à trouver dans les forces du marché.»
Robert
Solow (Nobel 1987) : «Je
ne pense pas que le partage du travail soit une bonne idée (...) Il eût
mieux valu que le gouvernement agisse de façon positive en ayant par
exemple une politique fiscale plus expansionniste.» «Dans la mondialisation,
la France a sans doute plus à gagner qu’à perdre»
Gary
Becker (Nobel 1992) : «En
valeur absolue, le taux de croissance de la France n’est pas assez élevé.
Le pays ne s’est pas suffisamment réformé.» «Le
marché du travail n’est pas assez flexible.» «La politique
économique française suit de nombreuses fausses pistes : le patriotisme
économique, le recours aux subventions en sont des exemples»
Edward
Prescott (Nobel 2004) : «L’économie
française est en bonne santé. Elle pourrait même être
en meilleure santé que l’économie américaine si elle
réduisait la forte pression fiscale.» «Si la France ramenait
ses taux d’imposition au niveau américain, le produit des impôts
serait du même ordre aujourd’hui, car après une période
de transition, la production serait de 40% plus élevée !»
Paul
Samuelson (Nobel 1970) : «Il
me semble que les Français devraient aujourd’hui tolérer
la remise en question de certains privilèges et accepter que leur société
soit davantage inégalitaire.» «Dans le monde actuel, les
capitaux et les connaissances circulent librement vers les systèmes les
plus efficaces, même s’ils sont plus injustes et plus brutaux..»
«La France a besoin de rencontrer son Ronald Reagan, ou plutôt son
Tony Blair.»
![]()
Les doutes d’un libéral
Dans son éditorial de la Nouvelle Lettre, notre ami Jacques
Garello réagit au discours
de Cormeilles-en-Parisis de Nicolas Sarkozy et s’interroge : «En
trois mois Nicolas Sarkozy aurait-il fait le chemin intellectuel que Chirac
a mis 15 ans à parcourir depuis le libéralisme échevelé
en 1984 jusqu’à l’altermondialisme en 2007? Si ses maîtres
à penser sont réellement Henri Guaino, Nicolas Hulot, il s’attirera
peut-être les voix des étatistes impénitents, des protectionnistes
et des souverainistes (et c’est vrai qu’il y en a dans ce pays),
mais il aura du mal à attirer les quelques centaines de milliers de voix
libérales.»
Lire l’article
![]()
TVA sociale = dévaluation
La
TVA sociale est une fausse bonne idée. Elle comporte de multiples effets
pervers (voir
notre dossier). Son effet économique réel n’est pas
celui d’une taxe sur les produits importés comme le croient ses
défenseurs car la TVA n’est pas un impôt sur la consommation
mais un impôt sur les facteurs de production (la valeur ajoutée)
payé lors de la consommation. D’ailleurs ce n’est pas le
produit importé qui paie la taxe mais bien le consommateur de ces produits.
L’effet
économique d’une augmentation de la TVA, comme l’avait noté
Maurice Lauré –le père de notre TVA- lors de son instauration
s’apparente une dévaluation.
Eric Heyer, directeur adjoint de l’OFCE, a très
intelligemment développé cet argument dans une tribune des Echos
:
«Le report des cotisations sociales sur la TVA revient à transférer
du pouvoir d'achat des consommateurs vers les exportateurs. Une telle TVA «sociale»
ressemble beaucoup à une dévaluation»
Normalement, une telle manipulation fiscale s’ajusterait plus ou moins
rapidement par une dépréciation monétaire. Mais, comme
nous sommes passés à l’euro, le gain de compétitivité
n’existe, comme le note Eric Heyer, que «si les salariés
subissent des pertes de pouvoir d’achat», et il se fait essentiellement
au détriment de nos voisins européens.
«Si les pays voisins font de même, le pays initiateur voit alors
son gain initial consommé par les politiques similaires en cascade de
ses voisins.» Eric Heyer conclut : «Pour la zone euro, une fois
les pays de l'Union monétaire égalisés en matière
de compétitivité, l'ensemble des mesures revient à un gain
de compétitivité vis-à-vis du reste du monde. Voilà
un mécanisme bien complexe pour produire un résultat proche d'une
dépréciation de l'euro, que la politique monétaire pourrait
provoquer plus facilement ».
Lire l'article
![]()
Manque d’ambition pour la croissance
La présidente du MEDEF, Laurence Parisot
a déploré le 13 mars dernier dans une conférence de presse
le manque d’ambition en matière de croissance des candidats à
la présidentielle : «Jamais, on ne voit la cohérence des
politiques économiques se dessiner pour atteindre des objectifs ambitieux
de croissance. Et quand je vois Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal
se fixer des seuils de 2% ou de 2,5%, je dis : 'quel manque d’ambition'!»
![]()
L’euro et la croissance selon l’OCDE
«L’Hexagone a un profil de croissance qui reste
en-deça de ce qu’on peut espérer» estime Jean-Philippe
Cotis, l’économiste en chef de l’OCDE. La croissance
devrait se situer à un niveau «plus modeste» de 2% au premier
semestre en glissement annuel. Mais, selon Jean-Philippe Cotis, si la France
fait face à «d’importants problèmes de compétitivité»,
ceux-ci ne sont pas liés à la monnaie unique européenne.
Voilà qui répond aux critiques de l’euro fort développées
par Ségolène Royal ou à celles de Nicolas Sarkozy, (voir
Ségo, Sarko ...euro) ce dernier venant encore d’affirmer :
«L’Europe doit protéger, et pour cela je proposerai à
nos partenaires, si je suis élu, que la politique de surévaluation
de l’euro, qui est en train d’accentuer tous les problèmes
d’Airbus et d’accélérer la désindustrialisation
de l’Europe soit abandonnée».
![]()
Une CSG familiale ?
Michel Godet propose dans le Figaro : «Un bonus pour le
calcul de la CSG qui tiendrait compte du nombre d’enfants.»
Lire
l'article
![]()
L’euro et la croissance selon l’OCDE
«L’Hexagone a un profil de croissance qui reste
en-deça de ce qu’on peut espérer» estime Jean-Philippe
Cotis, l’économiste en chef de l’OCDE. La croissance
devrait se situer à un niveau «plus modeste» de 2% au premier
semestre en glissement annuel. Mais, selon Jean-Philippe Cotis, si la France
fait face à «d’importants problèmes de compétitivité»,
ceux-ci ne sont pas liés à la monnaie unique européenne.
Voilà qui répond aux critiques de l’euro fort développées
par Ségolène Royal ou à celles de Nicolas Sarkozy, (voir
Ségo, Sarko ...euro) ce dernier venant encore d’affirmer :
«L’Europe doit protéger, et pour cela je proposerai à
nos partenaires, si je suis élu, que la politique de surévaluation
de l’euro, qui est en train d’accentuer tous les problèmes
d’Airbus et d’accélérer la désindustrialisation
de l’Europe soit abandonnée».
![]() |
Privatiser EADS
A l'évidence
la maladie qui frappe la gestion d’EADS s’appelle l’Etat (et
même les Etats français et allemand). Pourtant, alors que l’Etat
est le problème, les principaux candidats à l’élection
présidentielle veulent en faire une solution. Ils rivalisent dans les
propositions pour renflouer EADS avec de l’argent public (que ce soit
celui de l’Etat ou des régions) en faisant croire bien entendu
aux salariés qu’une telle intervention publique permettrait de
limiter les restructurations industrielles nécessaires ! Faire d’EADS
une entreprise comme les autres faisant appel au marché sur un vrai projet
industriel, EADS est une belle entreprise dont les carnets de commande sont
pleins), avec de vrais actionnaires -en bref privatiser EADS- n’est venue
à l’idée de personne.
Jean-Pierre Chevallier sur son blog de l’Institut
Turgot commente : «L’échec d’EADS est celui
de la troisième voie antilibérale antiaméricaine, du capitalisme
rhénan et de cette monarchie républicaine française basée
sur une cour d’incompétents intouchables qui aura coulé
une grande partie du secteur de l’aéronautique européenne
qui était pourtant performant et compétitif. Aux Etats-Unis, tous
ces responsables auraient été condamnés à de lourdes
peines de prison (24 ans pour l’un des anciens dirigeants d’Enron).
Les victimes du crash d’Airbus ne devraient pas demander à ceux
qui en sont la cause (les hommes politiques et les syndicalistes) de leur venir
en aide. Une fois de plus, une rupture s’impose après plus de 25
ans de dérives socialisantes. EADS devrait devenir une entreprise normale,
dirigée par ses actionnaires privés comme Boeing, sans intervention
d’Etats ni de syndicats.»
![]()
Détaxer le travail (suite)
A la suite de notre édito «Détaxer
le travail» nous avons relevé dans le commentaire d’un
lecteur une idée intéressante : « Le déséquilibre
actuel entre employeurs et salariés, avec un rapport de forces en faveur
de l’employeur, et la nécessité, de réduire les coûts,
aboutit dans certaines entreprises à des abus de pouvoir, à une
pression stressante sur les salariés et au développement en fréquence
et en gravité de pathologies liées à ces pressions, parfois
aggravées sous la forme d’un harcèlement pour éliminer
le salarié qui ne peut pas suivre. Elles peuvent être dépistées
de l’extérieur de l’entreprise par la constatation d’un
absentéisme plus fréquent et plus durable. L’inscription
de ces affections dans le cadre des maladies professionnelles augmenterait la
part assurance accidents et maladies professionnelles des entreprises concernées,
les amenant à revoir leurs méthodes de gestion du personnel.»
![]()
Signatures : ne pas oublier le candidat libéral
Un de nos lecteurs ex-membre de DL ayant rejoint l’UMP et soutien de Nicolas
Sarkozy se dit «révolté par le fait que les antilibéraux,
de Besancenot Le Pen, en passant par Bové et Mme Buffet aient la possibilité
de disposer d’un temps de parole pour fustiger le libéralisme et
le capitalisme sans que personne ne leur apporte la contradiction.( ...) Bien
que je ne sois pas d’accord avec la candidature du Président d’Alternative
Libérale, Edouard Fillias, je pense qu’il serait
injuste que l’UMP aide Le Pen ou Besancenot à obtenir leurs parrainages
et qu’elle ne fasse rien pour Fillias.»
![]()
SBA
à la française ?
Pour les ministres en charge des PME ou les candidats aux présidentielles
en mal de programme, la Small Business Administration (S.B.A) créée
il y a plus de cinquante ans aux Etats-Unis reste une précieuse source
d’inspiration. Il est vrai que le mot «administration» marié
à la libre entreprise a de quoi séduire notre tempérament
national. Au risque de chagriner les candidats qui viennent de découvrir
cette idée neuve, la S.B.A est le vestige d’une époque révolue
et un exemple guère transposable en France. La S.B.A est liée
à un programme de développement du capital-risque que les Américains
ont arrêté en novembre 2004, car aujourd’hui capital-risque
et capital-investissement sont devenus une véritable industrie financière
(le chaînon manquant en France est celui du statut fiscal des business-angels).
L’autre grande politique menée par la S.B.A, celle que François
Bayrou voudrait importer en France avec « un S.B.A à la française
», c’est un accès réservé aux marchés
publics de 30% (il est de 23% aux USA). La proposition à de quoi séduire.
Elle se heurte cependant aux chiffres publiés par l’Observatoire
économique de l’achat public installé par Thierry Breton,
qui montre que sur la totalité des commandes issues du secteur public,
les PME récoltent 49% des montants 73% des marchés attribués).
Et si l’on exclut les PME filiales de grands groupes, elles récoltent
36% des montants (64% des marchés). On ne peut pas tout savoir…
Beaucoup de bruit pour rien !
![]()
Les «nègres» dans
la campagne
Relevée dans le Figaro, la chronique de Stéphane Denis
: «Ce n’est plus une campagne, c’est un panier percé.
Même les nègres s’expriment. (…) Le nègre 2007,
si j’en crois celui de l’UMP, qui n’a su résister ni
au portrait ni à l’interview n’est plus un nègre.
D’abord il récuse le mot, il méprise la plume dont je lui
accorde qu’elle fait un peu vieillot. Il se veut conseiller. Il complète,
il concepte, il élabore de la pensée en la traitant d’égal
à égal avec le candidat. Avoir des idées serait insuffisant
: sa présence est un gage. Commentant son œuvre, il se cite, s’analyse,
se pèse, veille à la concurrence et proteste quand un coucou s’introduit
dans sa chose ; on sent l’auteur. C’est la première élection
où les candidats ne font même pas semblant de savoir lire et écrire.»
![]()
Un
libéral pessimiste
Dans
«Volatilité électorale», notre ami Jacques
Garello explique son pessimisme : «Comment s’y retrouver
dans un tel brouillard électoral ? Faute d’un programme complet
et cohérent, inscrit dans un projet de société original,
les électeurs risquent d’émettre une fois de plus un vote
négatif, ou un vote passionnel ou pas de vote du tout.»
Lire
l’article
![]()
Droits de succesion
Dans la Tribune, Pascal Salin dénonce, au nom de l’éthique,
les droits de succession. «Comment, en effet, justifier un prélèvement,
qui reste élevé, sur un mort au seul motif qu’il a su se
constituer ou entretenir dans sa vie passée un capital ? Cela remet en
cause la légitimité de la propriété du capital et
par conséquent la liberté du propriétaire de donner la
destination qu’il souhaite à ce capital après sa mort.»
Lire
l’article
![]()
![]() |
Réforme de l'Etat : une méthode
libérale
Dans «La fin des privilèges», les économistes Jacques
Delpla et Charles Wyplosz, redécouvrent près
de 30 ans après la présence de Margaret Thatcher (1979/1990) au
10, Downing Street, les recettes libérales pour réformer l’Etat.
Les auteurs ne dénoncent pas seulement les avantages acquis devenus indus,
qui empêchent la création d’emplois, ils donnent la méthode
socialement juste et politiquement acceptable, pour sortir de cette situation
: indemniser ceux qui bénéficient des rentes de situation que
l’on veut éliminer. Une méthode que les libéraux
ont développée depuis belle lurette.
Voir aussi "méthode
pour réformer l'Etat" et notre dossier "réforme
de l'Etat"
![]()
Leçon
italienne
Relevé
dans le Monde, «Du Chianti pour la croissance» d’Eric
le Boucher. L’auteur y analyse la récente crise politique
et compare les objectifs italiens aux propositions économiques de la
présidentielle française. «Objectivement, l'Italie est plus
mal en point que la France, mais les ressemblances sont grandes. Tout se résume
dans notre similaire croissance chétive, l'Italie nous ayant rattrapés
en 2006 avec 2 %.
Romano Prodi a lancé un vaste programme pour changer le visage de l'Italie
en cinq ans. Rigueur budgétaire, mutation de l'administration, libéralisation,
réformes des retraites, de la "sécu", développement
de la recherche et de l'éducation, investissements massifs au Mezzogiorno,
etc. Le chef du gouvernement a avancé avec difficultés à
cause de la politique, mais il a avancé.
Que dit-il ? La croissance, la croissance, la croissance. L'Italie sera coulée,
si elle ne parvient pas à redynamiser son économie. Au regard
de nos prétendants nationaux qui ne parlent que de social et dont la
stratégie économique est peu claire, le discours italien souligne
l'avantage de se choisir un chef de gouvernement qui touche sa bille en économie.»
Lire
l’article
![]()
![]() |
15 idées simples pour ruiner la France
Précipitez-vous pour acheter ce petit livre pas cher
(5€), tonique et agréable à lire dans lequel Sophie
de Menthon, la très libérale présidente d’Ethic,
donne 15 recettes pour ruiner la France.
Des recettes dans lesquelles les heureux lecteurs retrouveront, hélas,
tout ou partie des programmes des principaux candidats. Avec en plus, sur chaque
thème, des contre-propositions de bon sens.
![]()
Stratégie fiscale
Dans le Figaro, Philippe Marini, Sénateur de l’Oise,
et rapporteur général du Budget analyse le discours de Ségolène
Royal et particulièrement ses propositions fiscales : «Chez Ségolène
Royal, comme dans les propositions qui lui ont été remises par
ses experts, il y a une tendance persistante à plaider pour une exception
française, alors que nos frontières sont ouvertes, que nous faisons
partie, avec nos partenaires de l’Union européenne, d’un
seul et même marché intérieur et que les assiettes fiscales
sont de plus en plus délocalisables. Ce grave sujet, qui est, à
mon avis, au centre de toute stratégie fiscale, est totalement ignoré.»
Lire
la suite
![]()
![]() |
Le carnaval des chiffres
Notre ami Jacques Garello s’élève à
juste titre contre le débat sur le chiffrage des programmes des candidats
qui occulte le débat sur les logiques économiques qui sous-tendent
leur choix. «Les chiffres cachent les problèmes de la société
française comme l’arbre cache la forêt. Prévoir tant
de milliards pour l’école, ou pour les hôpitaux, ou pour
le logement, c’est ignorer les vraies questions. C’est oublier que
le système scolaire ne peut se réformer dans le cadre d’un
service public éliminant toute liberté de choix des familles,
toute autonomie de gestion, et toute concurrence entre établissements.
Ce ne sont pas les milliards qui m’intéressent, mais la liberté
scolaire: pourquoi ne pas en parler ? (...) Les chiffres sont un masque de carnaval.
Passez beaux masques ! Comme disait Bastiat, il y a ce qu’on voit et ce
qu’on ne voit pas. On ne voit pas que l’économie ne se nourrit
pas de chiffres, mais de logique des comportements.»
Lire
la suite
![]()
L'ennemi, c'est l'impôt
A lire dans Les Echos la tribune d’Hervé Novelli
et de Luc Chatel : «Augmenter les impôts pour financer
de nouvelles dépenses et surtout ne rien changer à nos modes de
gestion. C'est la politique de la résignation ; c'est surtout la politique
qui, ces trente dernières années, a échoué, qui
n'a pas enrayé la montée du chômage ni réglé
celle de l'exclusion, et encore moins permis de renouer avec une croissance
forte et durable.»
Lire
la suite
![]()
Sarkozy et la liberté du travail
Dans une interview accordée aux Echos, Nicolas Sarkozy
revient sur sa proposition : «je veux poser la question du vote à
bulletin secret dans les entreprises, les universités, les administrations
au bout de huit jours de grève». Le quotidien faisant observer
qu'«Alain Madelin et le PS dénoncent des risques d'inconstitutionnalité
au nom du droit individuel à faire grève». Nicolas Sarkozy
répond : «Ce risque est inexistant. Ce n'est pas parce que 90 %
des salariés voteront pour la reprise du travail que les 10 % restants
ne pourront pas continuer à faire grève. Ils ne pourront pas,
en revanche, maintenir des piquets de grève.»
Plusieurs observations :
1/ D’abord Nicolas Sarkozy contredit Xavier Bertrand, son porte-parole,
qui avait expliqué à la Tribune que ce référendum
ne concernerait plus le privé et ne s’appliquerait que dans les
entreprises publiques. A moins qu’il s’agisse d’une erreur
de relecture sa proposition semble s’appliquer à nouveau au privé.
Une nouvelle clarification s’impose.
2/ Le vote majoritaire des non-grévistes n’empêchera pas
une minorité de faire grève dit Sakozy. Même si cela tombe
sous le sens, cette précision est utile. Mais alors, à quoi servira
le référendum (sauf dans certains cas à faire une pression
morale utile sur certains syndicats) ? Surtout dans le service public où
l’on propose par ailleurs un service minimum.
3/ Mais surtout, assure Sarkozy, un vote majoritaire contre la grève
interdirait le «maintien des piquets de grève» Est-ce à
dire qu’un vote majoritaire en faveur de la grève autoriserait
les piquets de grève et donc interdirait légalement la liberté
du travail qui constitue dans notre droit un principe fondamental? Rappelons
qu’un piquet de grève constitue une entrave illicite à la
liberté du travail, sanctionnable et sanctionnée par les tribunaux
sous astreinte financière ou sous menace de recours à la force
publique et qu’il est alors du devoir du préfet et du Ministre
de l’Intérieur de rétablir -sauf considération d’ordre
public exceptionnelle- la liberté du travail. En l’état
actuel, la proposition de N.Sarkozy n’est pas un progrès mais une
récession.
Lire
l'interview
![]()
![]() |
Ségolène Royal sous le signe
du cornouiller
Dans Libération du 14 février, lire la chronique politique d’Alain
Duhamel : qui relève: «Le Royalisme s’installe entre
le modèle scandinave, l’expérience britannique et la démocratie
d’opinion.» ou encore : «François Mitterrand avait
choisi comme emblême le chêne et l’olivier, Ségolène
Royal pourrait adopter le cornouiller, cet arbuste, qui peut comme elle, fleurir
tantôt en blanc tantôt en rouge.»
Lire la chronique
![]()
Mais si, il faut baisser les impôts
Dans la Tribune, Christian de Boissieu, Président du
Conseil d’Analyse Economique (CAE) écrit : «La réforme
fiscale est compatible avec la maîtrise des déficits et de la dette.
Un peu partout dans le monde, elle consiste à réduire les taux
moyens et marginaux d’imposition et à élargir les assiettes
en supprimant un certain nombre de «niches» fiscales
![]()
Le bouc émissaire du profit
«La France est sans doute le seul pays développé où
l’on peut voir réunis dans la même unanimité les hommes
et les femmes politiques de tous les camps afin de dénoncer les mots
«profit» ou «bénéfice».», écrit
Yves de Kerdrel dans le Figaro, le 13 février 2007.
«Curieusement, dans ce pays que l’on dit envoûté par
les «déclinologues» et plongé dans la mélancolie,
il n’y a pas un leader politique pour s’enthousiasmer de ces résultats,
et de la vigueur des grands groupes.» Mais les profits se gagnent toujours
à la force du poignet et les gaspillages se chassent euro après
euro. Ce qui est fainéant, c’est l’Etat lorsqu’il peine
à se réformer. Ce qui est rapace, ce sont les charges, notamment
celles qui pèsent sur le travail. Ce qui est arrogant enfin, c’est
le politique qui considère le profit comme un bouc émissaire idéal
de manière à rallier les suffrages les plus divers.» conclut-il
enfin.
Lire
l'article
![]()
Droits opposables
Frédéric Rouvillois, Professeur agrégé
de Droit public et la Fondation pour l’innovation politique dont nous
n'avons pas toujours salué les travaux viennent de publier une étude
fort intéressante «Faut-il s’opposer aux droits opposables
?»
Lire l'étude
et l'article
![]()
Le MEDEF dans la campagne
Sans prendre position officiellement dans la campagne électorale, le
Medef développe utilement à l’intention des candidats, un
certain nombre de propositions.
Tous les candidats seraient bien avisés de lire et de s’inspirer
de ces propositions. En dehors du livre «Besoin d’air !» nous
pouvons les retrouver dans Le Figaro:«La
priorité des priorités c’est la baisse du chômage»
et «La
France est-elle en train de s’appauvrir ?» ou encore dans Le
Fig Mag «Liberté,
prospérité, durabilité»
![]()
A gauche toute
On a bien aimé l’ironie d’ Alexis Brézet,
dans son éditorial du Figaro, «La dame en rouge».
«Et dire qu’elle brandissait l’étendard de la politique
moderne ! Et dire que, démocratie participative en bandoulière,
elle se faisait gloire et vertu, de rompre avec les archaïsmes de la gauche
d’avant …Moderne, vous avez dit moderne ? Mardi soir, pour son premier
vrai meeting de campagne, Ségolène Royal a montré un tout
autre visage…… Beau comme du Mitterrand ! La droite des privilèges,
les conglomérats de la finance, les puissances de l’argent, le
profit rapace et fainéant… »
Lire
l'éditorial d'Alexis Brézet
![]()
Défaite du politique
"Très réussie de son point de vue, l'émission
à laquelle Nicolas Sarkozy a participé est une défaite
du journalisme…" affirme Stéphane Denis dans
sa chronique du Figaro. D’accord avec lui ! Nous pourrions même
ajouter que c’est aussi une défaite du politique. D’ailleurs
Stéphane Denis note en ce sens que "aucune des questions que veut
lui poser un électeur n'a plus de rapport avec ce que sont les responsabilités
d'un président. Il s'agit simplement, pour l'un comme pour l'autre, de
parler d'eux…. Aucun candidat ne devrait accepter de répondre à
des questions comme celles dont Nicolas Sarkozy a brillamment triomphé
l'autre soir. Mieux, tous les candidats devraient exiger que les chaînes
les plus importantes, les plus écoutées, organisent des débats
directs, fondés sur la confrontation des caractères et des idées,
et des séances de questions-réponses avec des journalistes aguerris
et informés."
Lire
la chronique de Stéphane Denis
Le
credo libéral de Nicolas Sarkozy
«Je
suis libéral» affirme Nicolas Sarkozy dans le Figaro du 31/01/07,
«mais je refuse la caricature du libéralisme. J’ai dit que
le capitalisme doit respecter une éthique. Je ne transigerai pas là-dessus.
Que les chefs d’entreprises aient des gros salaires, c’est normal
car c’est la contrepartie d’un risque. Mais les «golden parachute»
me choquent. Je crois que c’est le travail qui crée le travail.
Je veux autoriser les gens à s’affranchir des 35 heures, à
cumuler retraite et travail à temps partiel. Je veux que les patrimoines
s’investissent en France, je veux qu’on développe le capitalisme
familial, par exemple en défiscalisant la cotisation à l’ISF
de ceux qui investiront dans les petites entreprises. Tout cela n’est-il
pas libéral?».
Lire
l'article
![]()
Voter
la grève : une fausse bonne idée !
Dans le même
article Nicolas Sarkozy dit vouloir instaurer un service minimum dans les
services publics. Fort bien ! Mais il renouvelle hélas sa proposition
de légitimer le droit de grève par un vote majoritaire. Avec pour
argument « Le vote n’empêche pas ceux qui veulent faire grève
de le faire. Mais s’il y a 51% de gens qui refusent la grève, on
ne pourra pas les empêcher de travailler.» Cela semble signifier
qu’ à contrario, si 51% votent la grève les autres seront
empêchés de travailler ! Faut-il rappeler à M. Sarkozy que
nous vivons dans un Etat de Droit, dans lequel l’Etat et la Justice se
doivent d’assurer la liberté du travail. Le droit de grève,
c’est le droit d’arrêter son travail pas celui d’empêcher
le travail des autres. La question qui se pose n’est donc pas de tenter
de légitimer ou de délégitimer une grève par un
vote mais d’associer à la fois le respect du droit de grève
et de lutter contre ses abus pour assurer la continuité du travail.
Même si cette proposition a été nuancée par son porte
parole X. Bertrand qui limite l’usage de ce vote à bulletin secret"
dans les entreprises en charge d'un service public, dans les universités
et les administrations » il est absurde de dire que dans ces secteurs
« la grève se poursuivra si une majorité» y est favorable
» D’abord parce que le droit de grève est un droit constitutionnellement,
un droit individuel qui s’exerce d’une façon collective et
qui ne requiert pas l’adhésion d’une majorité ; ensuite
parce qu’une telle proposition est contradictoire avec le service minimum,
enfin parce que 60% d’étudiants qui décident une grève
ne sauraient avoir le droit d’empêcher les 40% autres d’étudier
!
![]()
Leçon
d’anglais
Après
la visite de Nicolas Sarkozy à Londres, le Cercle d’Outre-Manche,
think tank rassemblant des Français expatriés dans la capitale
an