Quel grand jour pour l’Irak

Quel grand jour pour l'Irak. Ce mardi 25 Octobre 2005 doit être marqué d'une pierre blanche. La force des urnes et de la liberté a eu raison de la terreur et de la barbarie. La rébellion sunnite animée par les nervis de l'ancien régime déchu s'essouffle et l'attentat manqué contre l'hôtel Palestine hier après midi à Bagdad traduit le désespoir des derniers rebelles terroristes qui ne pourront bientôt plus compter sur le soutien logistique d'une Syrie politiquement affaiblie et isolée. Qui parierait aujourd'hui sur l'avenir de Bashar Al-Assad à la tête de son pays ? Plus personne dans la région... Les pouvoirs tyranniques s'effondrent les uns après les autres n'en déplaisent à certains de nos compatriotes qui continuent sans vergogne à soutenir le psychopathe baasiste sanguinaire, aux yeux hagards, jusque dans le box des accusés. Comportements misérables mais ô combien secondaires par rapport à la grandeur de l'événement dont nous sommes témoins ! Ceux qui prédisaient un enlisement américain non sans une certaine jubilation malsaine se trompent lourdement. À la différence du Vietnam, Les États Unis ont en Irak le soutien absolu de la majorité (Chiites et Kurdes) et du pouvoir en place démocratiquement élu. Cela fait toute la différence! C'est pourquoi les Américains doivent rester et ils resteront tant et aussi longtemps que la situation l'exige: Question de crédibilité qui vient légitimer cette guerre de libération entreprise 2 ans plus tôt ! Aux Européens maintenant d'exister sur la scène internationale et de contribuer à ce grand «Proche et Moyen Orient libre» en assumant pleinement leur responsabilité historique vis à vis d'une Turquie moderne, jeune et démocratique qui aspire légitimement à se tourner vers l'occident plutôt que vers le fondamentalisme religieux.

Billet d’humeur de Bruno Pineau-Valencienne,
du cercle des USA et Canada