Humeur

« Je recommande à chacun d'acheter français en dernier, et si possible pas du tout, jusqu'à ce que les patrons des multinationales françaises fassent tout ce qu'ils peuvent pour pousser la France à changer ses politiques qui sont discriminatoires, anti-libérales et dont le protectionnisme aggrave la pauvreté mondiale."

"Mais où sont donc les "leaders" (si tel est le mot qui convient) d'Axa, de Carrefour, de l'Oréal, de Danone, de Renault et d'Alcatel, les producteurs de vin et l'industrie de la mode etc - toutes les
entreprises et les secteurs qui tirent un bénéfice de la mondialisation (et ils sont nombreux) et qui s'intéressent de près au marché chinois ? Et où est le Medef ?
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On peut noter deux choses. La lâcheté, qui reflète en partie le copinage (de nombreux grands industriels sont des amis proches de Jacques Chirac) et le "syndrome de couardise de Vichy" par lequel les leaders industriels (et d'autres) cherchent à s'adapter au pouvoir en place, quel qu'il soit, plutôt qu'à défendre des principes. Ces entreprises dépendent des "marchés émergents" pour leur croissance et profits futurs qu'ils seront contents de récolter si la croissance et la réduction de la pauvreté sont au
rendez-vous. Mais ils ne sont prêts à rien pour empêcher les marchés émergents de devenir des marché submergent - ce qui est un scénario très probable si le protectionnisme devait persister en Europe.
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Source :
Le courrier des lecteurs du Financial Times