Signalé aussi :
M. BAROSSO, soutenu par la Présidence Britannique, qui entend faire adopter dans les 6 mois la directive sur les services (BOLKESTEIN), déclare « Aucun Etat membre n’a jamais proposé de retirer cette directive. Il nous faut un marché des services intégrés. Nous y tenons. »
Dans le même temps, le Parlement européen relance la libéralisation du rail. Strasbourg a adopté une proposition demandant l’ouverture à la concurrence du trafic passager international pour 2008 et national pour 2012, considéré, à tord, comme dangereux par les députés français.

Bonnes nouvelles...
européennes
Au moment ou le torchon brûle entre la France et la Commission européenne, à nouveau accusée de tous les péchés libéraux, on a relevé avec plaisir dans plusieurs pays européens des prises de positions courageuses de dirigeants de premier plan.

José Maria Aznar, ancien Premier ministre d’Espagne, (Financial Times le 17-10-05) présente la mise en œuvre d’un programme pour «une nouvelle Europe» qui se traduit par une feuille de route comprenant six points :
1 - Définir les limites de l’Union européenne
2 - Ne pas réformer le modèle institutionnel
3 - Engager une réforme économique et pour cela s’en tenir à l’Agenda de Lisbonne
4 - Rétablir le pacte de stabilité et de croissance
5 - Définir une nouvelle politique dans deux domaines essentiels : le terrorisme et l’immigration
6 – Enfin, renforcer les liens trans-atlantiques.

Pour Mart Laar, ancien Premier ministre d’Estonie, (The Wall Street Journal 08-09-05) l’Europe devrait prendre « de vraies mesures dans plusieurs directions ». Tout d’abord, elle devrait poursuivre les réformes et oublier le débat sur les « dangers du néolibéralisme ».
Pour lui, il est vraiment intéressant de voir comment le gouvernement conservateur Français ne craint pas d’accuser le gouvernement travailliste de Grande-Bretagne d’être "néo-libéral". Il rappelle ainsi que certaines des réformes les plus radicales du marché du travail se sont faites dans les pays social-démocratiques, comme par exemple au Danemark.
Aussi, il considère que la question n’est pas de savoir si les gouvernements sont de droite ou de gauche, mais de savoir s’ils fournissent la croissance et l’emploi.
Dans les mois à venir l'Europe doit engager les réformes nécessaires pour ouvrir son marché de services et pour arrêter la réglementation excessive. Sans ces étapes - mentionnées à l'ordre du jour de la présidence de M. Blair – toute discussion à propos de vraies réformes serait un non-sens. En d'autres termes, pour Mart Laar, « l'Europe ne doit pas arrêter les réformes mais commencer par de vraies réformes ; ne pas arrêter l'élargissement mais l'accélérer ; ne pas se désagréger mais intégrer; ne pas construire une Europe intégrer sans le consentement des peuples mais avec leur consentement. »
En réponse aux attaques contre Bruxelles, il rappelle qu’il ne faut pas blâmer l'Europe de tous les problèmes possibles mais, au contraire, lui donner sa chance. Et « Les Européens ont longtemps demandé ce que l'Europe pouvait faire pour elles. Maintenant il est temps pour eux de se demander ce qu'ils peuvent faire pour l'Europe. »


Enfin, le ministre des Affaires étrangères du Danemark, Monsieur MOLLER, et Monsieur Östros ministre suédois de l’Industrie et du Commerce, social démocrate ! (The Wall Street Journal 18-10-05) soulignent ensemble l’importance de la globalisation pour que chacun puisse être gagnant.
« La mondialisation est une force fondamentale pour le bien. Au fur et à mesure que les pays s’ouvrent au commerce international la croissance mondiale se renforce. La mondialisation n’est pas un jeu à somme nulle tout le monde peut gagner à la fois au niveau international et au niveau national. Plus d’emplois et plus de croissance en dehors de l’Europe ne signifie pas moins d’emplois et moins de croissance au sein de l’Europe.»
Regrettant les dernières politiques protectionnistes contre le marché du textile chinois, ils soulignent que l’agriculture reste encore un exemple patent de l’existence de barrières qui empêchent tous les pays de bénéficier du libéralisme et de la globalisation. Aussi, les objectifs de l’agenda de Lisbonne doivent être maintenus afin d’assurer le développement de nos économies et la création d’emplois mais également de permettre le décollage des pays en voie de développement.