Environnement, écologie, sécurité sanitaire.
Propositions pour une politique optimiste


Les problèmes d’environnement ne sont pas aussi noirs qu’on nous le dit. Ne prêtons pas trop attention aux marchands de peur.

La planète pourra nourrir sans problèmes les 9 milliards d’hommes qu’elle comptera en 2050. L’air de nos villes n’a jamais été aussi propre. Le développement économique mondial va de pair avec les progrès écologiques.

Le discours de la droite sur ces thèmes ne saurait reproduire celui de la gauche ni celui des Verts. La droite se distinguera pas sa pondération et par le bon équilibre de ses positions.


1. Les propositions novatrices raisonnables

Changement climatique
Soyons plus modéré sur cette question. Pourquoi la France et l’Europe devraient-elles se mettre en position de leader mondial ?
La controverse scientifique sur l’impact climatique des actions humaines est encore vive. La principale urgence est de mieux comprendre les phénomènes, au lieu de nous appauvrir par des actions peu efficaces et mal justifiées économiquement. Amplifions les études et la recherche, et limitons-nous à adopter des mesures sans coût (fin des subventions aux énergies fossiles, de la péréquation territoriales des tarifs de l’électricité, etc.)
Nous ne pouvons malheureusement pas sortir du protocole de Kyoto, mais ne tentons pas l’impossible pour atteindre ses objectifs, ce qui appauvrirait notre société au-delà du raisonnable.
A l’horizon 2050, une limitation volontariste du recours aux combustibles fossiles obligerait à avoir 4.000 réacteurs nucléaires de plus dans le monde : serait-ce moins risqué ?

Sécurité sanitaire
Ne confondons pas « pollution » et « dépassement de seuils réglementaires », seuils qui ne sont pas toujours exactement justifiés.
Le plomb dans l’eau n’est pas dangereux jusqu’à 25 micro-grammes par litre (Pr. Hartemann), il n’est donc pas nécessaire de descendre à 10 comme prévu (ce qui coûtera 10 milliards d’euro sans justification), les nitrates ne sont pas nocifs pour la santé à 50 milligrammes par litre (Pr. Apfelbaum), l’ozone dans l’air de nos villes ne présente à peu près aucun risque (Pr. Pariente), les dioxines aux taux observés ne sont pas vraiment nuisibles (Dr. Vérité), ni les OGM (Pr. Tubiana), etc.
Le catastrophisme cultivé jusqu’ici aux plus hauts sommets de l’Etat a trop inquiété la population.
Revenons à une meilleure vision scientifique. De nombreux savants se désolent des distorsions politiques et médiatiques sur ces sujets.
La démocratie ne fait pas le vrai : il ne résulte pas d’un vote majoritaire au Parlement que l’ozone soit dangereux pour la santé.

Remplacer les normes réglementaires par l’action de la société civile
L’environnement est mieux protégé par son propriétaire, qui le défend légalement contre les pollutions apportées par d’autres, que par des réglementations abstraites, générales, mal appliquées (souvent parce qu’inapplicables).
« La norme, finalement, n’est plus là pour protéger le citoyen, mais pour protéger celui qui fait la norme. » (Laurent Degos, président du Mouvement universel pour la rationalité scientifique, 7 février 2005)
Améliorons l’efficacité de la justice, renforçons les indemnisations.

Laissons les assurances jouer leur rôle,
Pour cela ne distribuons pas d’indemnisations sur fonds publics en cas de dommage (par exemple, les assurances tripleront les primes pour les constructions en zone inondable, et ces constructions s’adapteront aux inondations ; il n’y aurait pas de marées noires si le FIPOL ne limitait pas la responsabilité des assurances ; si La Nouvelle-Orléans avait payé des primes d’assurance contre inondation aux prix de marché, il y a longtemps qu’elle aurait renforcé ses digues).
De même, pas de subvention, cela fait disparaître la responsabilité.

Pas de fiscalité environnementale ou sanitaire
La fiscalité environnementale est à proscrire, car on ne sait jamais comment la calibrer : trop ou trop peu ?
Elle peut être admise dans les rares cas où le « coût de transaction » de l’utilisation d’un bien (TIPP à la place du paiement des voiries à l’usage) ou de l’assurance (tabac, alcool…) est trop élevé. Mais ceci provisoirement, car ces coûts de transaction vont baisser avec l’évolution des technologies de l’information.

L’économie au secours de l’écologie
Est-il indécent d’introduire des considérations économiques sur l’environnement ou sur la santé ? Non : si nous dépensons trop, nous ne pouvons plus agir sur d’autres sujets environnementaux urgents.
Les Français doivent apprendre que la bonne situation est celle qui « égalise les coûts marginaux de dépollution » : si le coût marginal pour Pierre était plus bas que celui de Paul, Pierre pourrait diminuer ses émissions et Paul augmenter les siennes pour un même total émis avec un coût global plus faible.
Les marchés de droits, les quotas librement cessibles (d’eau entre cultivateurs, de poissons entre pêcheurs, etc.) sont donc de bonnes techniques (appliquée pour le marché des émissions de CO2), donnant un environnement plus propre pour moins d’argent.

Energie
Les différentes sources d’énergie seront offertes en concurrence, avec liberté tarifaire mais avec prise en compte de tous leurs coûts ; il faut donc ajouter au nucléaire le coût total des assurances contre accidents (ou des provisions), actuellement couvert par le contribuable sans le savoir, et qui est non négligeable (de l’ordre de 5 milliards d’euros par an pour le parc français).
Diminuons les subventions aux énergies renouvelables, la hausse du prix du pétrole suffit pour rendre compétitives les meilleures d’entre elles.

Transports
Quand l’exploitation ferroviaire sera ouverte à la concurrence, le niveau de service offert aux clients (notamment aux entreprises) sera amélioré ; il ne sera plus alors nécessaire de subventionner le ferroutage et autres ; bien entendu, il faudra racheter équitablement les droits des salariés SNCF qui passeront sous statut privé.
Laissons libres les villes qui veulent expérimenter le péage urbain.

L’eau potable
Autorisons les réseaux d’eau non potable dans les bâtiments, pour laver les sols ; facturons le vrai prix de l’eau aux clients, avec dotation aux amortissements et provision pour renouvellement : les consommations se réduiront aux endroits où l’eau est rare et coûteuse.

Urbanisme
Rétablissons l’indemnisation des contraintes urbanistiques (supprimée par une ordonnance de Vichy !).
Faisons payer les VRD au coût marginal, et non au coût moyen ; il en résultera une densification des villes, positive sous tous les aspects environnement, y compris humain.

Agriculture
Ouvrons nos marchés aux produits du tiers-monde, ce qui aidera à résoudre le problème de la pauvreté chez eux, et donc du terrorisme.

Etc., etc…


2. Les propositions plus novatrices

Retirer la Charte de l’environnement de notre Constitution, et notamment le principe de précaution, car il est « contraire aux droits de l’homme » (F. Ewald) : c’est à la victime de prouver le dommage, et non à l’accusé de prouver l’absence de dommage.

Supprimer le ministère de l’Environnement, ou autre Développement durable.

Renoncer au concept de Développement durable, qui pourrait de toutes façons s’évanouir prochainement (concept déjà dénoncé par des écolos exigeants).

Abrogeons les taxations et subventionnements qui ont été mis en place sur les questions environnement et sécurité sanitaire depuis des années.


D. Garrigues – 23 septembre 2005