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Combien
de français libéraux pour 51% de polonais libéraux
?
Blair
en Angleterre, Merkel en Allemagne et bientôt, on l’espère,
Tusk en Pologne, les uns après les autres, les grands pays européens
disent oui au libéralisme. Exception culturelle oblige, la France,
seule, semble tourner le dos à ce courant de pensée qui,
bien plus qu’une doctrine économique, est un véritable
choix de vie. Comment expliquer cela ? Peut-on rester ainsi longtemps
seul au monde ? Non seulement le gouvernement pratique une politique anti-libérale
en continuant à user et à abuser du «modèle
social à la française», mais en plus, nous n’avons
même pas de parti libéral digne de ce nom et, par conséquent,
pas de candidat libéral. En attendant, parce que nous ne voulons
pas être une exception dans l’Europe, nous sommes invités
à nous défaire de notre frustration en votant virtuellement
pour le candidat polonais Donald Tusk sur le blog : http://mon-candidat-liberal-tusk.neufblog.com/moncandidatliberaltusk
Jean-Paul
Oury,
animateur du cercle de Meurthe et Moselle
Débat
sur la Flat Tax
Sébastien Faizand , dirigeant créateur de la Financière
Montesquieu a inauguré le débat en proposant un commentaire
du Projet de loi de Finance 2006, suivi d’un exposé sur la
Flat Tax. Ayant énoncé les chiffres de la peur et rappelé
que le déficit public s’élevait à 47 Milliards
d’€, ce qui faisait une dette de 1100 Milliards d’€,
soit un montant à rembourser de 18700 € par français,
le fiscaliste s’est posé la question de savoir comment il
serait possible de rembourser la dette. Après avoir balayé
les solutions possibles (doper la croissance, l’emploi, baisser
les charges, augmenter les investissements, vente des actifs, désendettement…),
l’expert en est venu au vif du sujet. Il semble que les seules mesures
proposées actuellement par le gouvernement passe par l’impôt.
S. Faizand a analysé la proposition du « Bouclier Fiscal
», « seule vraie mesure de droite prévue pour l’année
prochaine ». Il a également évoqué la perspective
d’une simplification des barèmes fiscaux pour 2007. En conclusion
l’économiste a affirmé que le nouveau projet de loi
de finance conservait beaucoup de mesures des années précédentes
et ne faisait pas plus qu’empiler quelques nouveautés sur
l’existant, sans grand bouleversement. Occasion de rappeler que
la Flat Tax, notion inventée par Vauban au XVIIe siècle,
constituerait la seule véritable rupture.
Déjà en place dans les pays Baltes, ce taux unique simplificateur
a pour vocation la recherche d’égalité et de justice
fiscale. Il impliquerait d’une manière générale
une retenue à la source de l’impôt pour les salariés.
Il ne pourra voir le jour, d’après l’expert, pas avant
une dizaine d’années en France, sauf si, face à la
pression d’une concurrence internationale, le changement se voit
précipité et que l’on réforme en profondeur
le système. Il est cependant clair que l’on est dans le droit
d’espérer cette évolution essentielle à la
compétitivité de la Nation, et ce, indépendamment
des intérêts contraires de certaines classes.
En conclusion de la soirée, un débat a suivi cette annonce
avec une interrogation majeure :Comment expliquer que le libéralisme
séduise si peu les français au point même de leur
faire peur,alors que chez nos voisins - qu’il s’agisse de
l’Angleterre avec Blair, de l’Allemagne avec l’élection
récente de Merkel conservatrice largement favorable à une
politique libérale, ou encore, le succès du candidat libéral
polonais Donald Tusk qui est arrivé en tête du premier tour
- le libéralisme connaît un succès incontestable.
Les
cercles libéraux de Lorraine
Le
libéralisme à l’essai
Trois
semaines de vacances, et les cent jours du Premier Ministre n’ont
pas changé grand-chose, les semaines se suivent et se ressemblent.
La France poursuit sa route, sourde à l’angoisse, aux peurs,
aux attentes de nos concitoyens. Sourde aussi à ce qui se passe
dans le monde, repliée sur elle-même dans son passé,
dans son histoire, dans ses certitudes.
Surdité de notre gouvernement qui saupoudre de quelques mesures,
certes intéressantes pour quelques-unes d’entre elles, mais
insuffisantes pour rompre radicalement avec ces années de galère.
Surdité de l’opposition qui, trop occupée à
laver son linge sale en famille, continue dans son utopique rêve
d’une France plus ou moins marxiste, faite de dogmes et de phrases
toutes faites.
Surdité de nos archaïques syndicats, trop petits, émiettés,
pas représentatifs du monde des salariés qui continuent
de sauter sur tout ce qui ne bouge pas ou si peu. Pendant tout l’été,
ils n’ont pensé qu’à une seule chose «
la rentrée sera chaude ». Deux mois sans bitume, c’est
impensable !
Surdité de notre élite, de nos penseurs, de nos intellectuels
qui théorisent savamment sur les blocages de notre société,
mais qui s’arc-boutent sur des concepts, sur des modèles,
sur des philosophies d’un autre âge. Modèles qui ont
pourtant montré leurs inefficacités, leurs tromperies et
qui, loin d’apporter le bonheur promis et la joie du grand soir,
ont aliéné les peuples, les privant de toute libertés
individuelles.
Surdité de tous ces nouveaux conservateurs qui veulent que rien
ne bouge, qui ne sont porteurs d’aucun engagement et qui, bien qu’internationalistes,
isolent la France dans un repli caricatural et hautain.
La Solidarité est un devoir dans une démocratie républicaine
et moderne, pas l’assistanat sans borne, ni règle !
Ne faisons pas de la France, comme le dit Christophe Lambert, dans «
La société de la peur », édité chez
Plon, « un camp retranché, miné de l’intérieur
par les cinq plaies de la postmodernité. Déprimée,
bloquée, irréformable, négative, paranoïaque.
»
Il ne s’agit nullement d’imposer un libéralisme triomphant
mais puisque nous avons un modèle social français, pourquoi
ne pas inventer un libéralisme à la française ? Le
modèle social français est le fruit des décrets de
nationalisation adoptés dans l’immédiat après-guerre
avec le soutien des deux forces politiques sorties victorieuses de la
Résistance, les communistes et les gaullistes. Pendant plus de
quarante ans, notre pays a développé un modèle de
société original où l’économie de marché
coexistait avec un système étatique. Aujourd’hui,
cet attelage n’est plus adapté au monde dans lequel nous
vivons. « A force de bourrer notre édredon social, celui-ci
a fini par nous étouffer. »
Pour redistribuer, il faut avoir quelque chose à distribuer et
le libéralisme est un formidable créateur de richesse. Un
libéralisme à la française, sans jalousie, ressentiment,
ni lutte de classe et qui pourrait, sans doute, rassurer les travailleurs
sur la finalité d’un capitalisme raisonné et encadré.
L’argent n’est pas forcément sale. Etre rémunéré
suivant son travail et son mérite n’est pas une ineptie.
Comme le dit Ted Stanger, journaliste américain : « Il n’y
a que chez vous que le fait de verser des dividendes aux actionnaires
est perçu comme un crime. »
Pour caricaturer, à l’inverse des saillies drolatiques et
démagogiques des comiques à la mode gaucho-écolo-altermondialo….
Pour pousser le trait comme aiment le faire les détracteurs de
la voie libérale, à force de siphonner les « riches
»pour alimenter le gouffre des aides, indemnités, subventions
et droits sociaux de toutes sortes….il n’y aura plus de riches.
Il faudra alors siphonner les « un peu moins riches », puis
les « pas trop pauvres », puis les « pauvres ».
Nous aurons alors atteint l’utopique égalité tant
recherchée : nous serons tous pauvres, et pour longtemps. Il suffira
ensuite d’élire Besancenot ou Bové à la Présidence
de la République devenue Secrétariat général
du parti. Avec leur bureau politique, Buffet, Mamère, Mélenchon,
Emmanuelli ….ils nationaliseront, collectiviseront l’agriculture,
le loisir, ramèneront la culture d’ Etat, rationaliseront
la pensée, supprimeront la propriété individuelle,
rééduqueront les plus rétifs dans des centres spécialisés…
Chouette perspective !...
L’exagération en tout est condamnable, mais leur présentation
du Libéralisme est à peu près du même tonneau.
La grande différence, c’est que leur système a déjà
été essayé, utilisé, usé avec les résultats
que l’on sait. Que je sache, et jusqu’à présent,
le libéralisme n’a pas engendré de goulags. Nous touchons
le fond. Donnons un grand coup de pied pour ressortir la tête et
tentons autre chose.
Le libéralisme à l’essai et non à l’excès,
voilà peut-être la solution?
Billet
d’humeur
de Gérard Bardon dans "Le petit Solognot"
que nous communique Christophe Théodon,
responsable du cercle du Loir et Cher. |
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SNCM
:
l’éditorial inachevée.
« Le
Monde » du 29 septembre publiait un éditorial au vitriol
sur l’affaire des transports maritimes vers la Corse. L’Etat
prenait sa volée de bois vert : irresponsabilité pour avoir
laissé s’accumuler les déficits de la SNCM, couardise
pour n’avoir pas osé rétablir sa productivité,
fût-ce en s’opposant aux syndicats, puis inconséquence,
annonçant maintenant qu’il restera à son capital alors
qu’il avait lancé une cession complète.
Nous partageons assez bien cette analyse.
Mais pourquoi l’éditorialiste s’arrête-t-il là
?
Il aurait dû continuer son papier, en disant que la seule erreur
de l’Etat, en réalité, c’était d’avoir
pris sur ses épaules une charge impossible pour lui. Gérer
une ligne maritime, c’est une affaire d’entrepreneur, c’est-à-dire
d’une sorte particulière de personnages, professionnels au
caractère bien trempé et qui savent exactement ce qu’ils
veulent. Comment l’Etat pourrait-il dominer une telle situation
? Il n’est pas armé pour cela, ce n’est pas dans ses
attributions, il ne peut réussir en pareille matière que
par d’improbables concours de circonstances. Qu’allait-il
donc faire dans cette galère ?
Terminons-le ici, cet éditorial du « Monde » : l’Etat
s’est mal conduit dans cette affaire parce qu’il ne pouvait
pas faire autrement. L’Etat ne peut être qu’un armateur
amateur…
Il n’a plus qu’à s’en sortir au plus vite, et
pour cela trouver les formules tactiques à base de donnant-donnant
avec les marins qui lui permettront d’aboutir. Quand vous avez octroyé
des avantages à une catégorie de citoyens – les salariés
de la SNCM – vous êtes bien obligé de les leur racheter.
Donc l’Etat ne peut qu’ouvrir une négociation avec
eux pour définir le montant des indemnités et autres avantages
qui permettront à tous de s’en sortir la tête haute.
Dominique
Garrigues
La
Commission Européenne et la France: un faux dialogue de sourds…
Le Président de la République accuse « Bruxelles »,
prenant l’opinion publique à témoin, de ne pas agir
en faveur de l’emploi : Directive Bolkenstein, Hewlett-Packard,
SNCM…
Une fois encore, l’Etat Français fustige l’Union européenne
à propos d’une question de protection de l’emploi.
Il s’agit bien évidemment d’un acte tactique politicien,
et l’on pourrait se contenter d’en rire, si l’enjeu
n’était aussi grave.
Cette pratique a deux conséquences dommageables :
1. Elle entretient dans l’opinion publique une mauvaise image de
l’Europe. Comme par ailleurs les hommes politiques font rarement
l’éloge de l’Union européenne sur des questions
concrètes, c’est le négatif qui domine (d’où
le résultat du référendum, notamment)
2. Elle conforte l’idée, martelée depuis trente ans
par la gauche française et par les gaullistes jacobins, que «
l’emploi » serait une variable technique, indépendante
du contexte économique, que le Gouvernement peut influencer à
sa guise avec des « mesures techniques » à durée
plus ou moins déterminée.
La liste des mesures prises « en faveur de l’emploi »
depuis 1981 est stupéfiante : un interminable inventaire à
la Prévert, dont le seul point commun réside dans une grave
méconnaissance de ce qui fait un emploi durable dans une économie
de marché.
Et comme malgré tout cela le chômage refuse obstinément
de baisser, il n’y a plus qu’à accuser Bruxelles, qui
empêche l’Etat français de gérer convenablement
la SNCM, n’oblige pas Hewlett-Packard à garder tout son monde,
et ne protège pas le plombier français contre le méchant
polonais.
Monsieur Barroso, les libéraux soutiennent votre action. Nous tenons
à vous faire savoir que de nombreux Français ne sont pas
aux côtés de J. Chirac dans cette triste querelle qui vous
est faite.
Cercle
La libération de l’économie
F. Carlioz - 7 octobre 2005
Le
cinéma français
Nous lisons dans
Le Monde du 11 septembre :
Renaud Donnedieu de Vabres a rencontré le 9 septembre la commissaire
européenne à la concurrence Neelie Kroes, pour faire le
point sur les aides françaises au cinéma et à l’audiovisuel.
Il a « insisté sur la légitimité des soutiens
nationaux au cinéma dans l’attente d’un renforcement
de la politique européenne », et mis en valeur « l’ouverture
du système français aux artistes européens et la
nécessité d’un rééquilibrage du marché
européen par rapport au marché américain ».
Mme Kroes a répondu qu’elle était « consciente
de l’importance et de l’urgence du dossier » et doit
s’entretenir de nouveau avec le ministre avant la fin de l’année.
Mais Mme Kroes sait bien ce qu’il en est : les aides au cinéma
en France drainent des sommes considérables, qui provoquent une
inflation de films, donc beaucoup sont d’un intérêt
limité, inévitablement. Une part du financement de ces aides
provient – ô paradoxe – d’une taxe sur les billets
d’entrée dans les salles… Le traitement particulier
des intermittents du spectacle apporte une autre assistance.
L’évolution des technologies de l’information frappe
d’obsolescence les modes de support et de transmission tous les
cinq ans. La meilleure façon de protéger le cinéma
européen est de le laisser s’adapter, avec toute la souplesse
et la légèreté dont il est capable. Son mot d’ordre
est : créativité !
Il est donc largement temps de réviser l’action de nos pouvoirs
publics sur ces questions. Les soutiens financiers généreusement
distribués dispensent les opérateurs de chercher l’adhésion
du public, ce qui les conduit dans l’impasse. Comme toujours sur
ces sujets, l’intention au départ est peut-être bonne,
mais elle se dévoie inévitablement et ne peut mener qu’à
la crispation sur les positions acquises.
Mme Kroes, aidez-nous à débloquer notre cinéma français.
Cercle
La Culture libérale – 27 Septembre 2005
Les Etats débordés
par le progrès
des technologies
de la communication
Extrait du « Monde » – 1er octobre 2005
« L’installation du logiciel Skype (pour la téléphonie
sur internet) est interdite dans les universités et laboratoires
publics français, pour raisons de sécurité. Ce logiciel
permet de converser gratuitement en ligne sur internet.
M. Bernard Vors, haut fonctionnaire de défense attaché au
ministère de l’Education, auteur de la circulaire, explique
: « Certaines fonctionnalités de Skype ne nous sont pas connues
et il y a donc un risque potentiel de mauvais traitement des informations
qui y transitent. »
Les protocoles de communication de ce logiciel sont opaques. « Les
services de sécurité de l’Etat français ne
sont pas en mesure d’intercepter ou même de contrôler
les communications transitant par Skype », dit un consultant.
Une polémique similaire avait eu lieu à propos du smartphone
Blackeberry, commercialisé par le canadien RIM, prohibé
par plusieurs administrations françaises au motif que les paquets
d’information transitaient par des serveurs situés outre-Atlantique.
»
Que pensent les libéraux
de ce bizarre imbroglio ?
Internet sera toujours plus mobile que les Etats. Si les états
tentent de se défendre par des mesures réglementaires, ils
entreront en conflit avec les utilisateurs du net. Et sur le réseau
comme ailleurs, la société civile, plus rapide et mobile
que les Etats, se dégagera de tout territoire et se défera
des contraintes attachées.
Les irrésistibles évolutions mondiales vers le recul des
Etats et la liberté croissante des acteurs individuels répondent
aux vœux les plus chers des libéraux.
Cercle
La civilisation de l’internet
5 octobre 2005
La Commission déclare la guerre à
la bureaucratie
Après des
décennies de réglementations souvent tatillonnes ayant abouti
à un corpus de 80.000 pages où plus personne ne s’y
retrouve, la Commission entreprend une véritable révolution.
Elle va supprimer 70 projets de directives en cours de préparation
(mais pas la directive libérale « services » qui est
maintenue) et faire un toilettage sérieux des textes existants
pour ramener l’ensemble à 50.000 pages.
Le Commissaire Verheugen et une équipe de 15 personnes y travaillent
depuis le mois de février, encouragés par José Manuel
Barroso et Tony Blair, qui a fait de la simplification et de la qualité
du travail réglementaire, une priorité de la présidence
britannique.
Rêvons un moment. Imaginons que la gouvernement français
soit saisi à son tour d’une similaire envie de simplifier
ses innombrables lois, règlements et textes en tous genres. On
y verrait le premier signe d’une volonté de rendre enfin
la France compétitive.
Cercle
« Les enjeux internationaux »
Jacques Peter - 25 septembre 2005
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