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Les
syndicats de la SNCF lancent encore un mot d'ordre de grève !
Alors que le salaire moyen des cheminots est de 2 800 euros
par mois d'après les chiffres officiels du contrôle de gestion
de la SNCF, avec en prime 125 milliards de dettes pour le transport ferroviaire
! Aucune réaction des Français face à ces catastrophes
financières que sont la SNCF et les "services publics"
en général...
Les comptes de
la SNCF font peur ! Heureusement les Français sont tranquilles
car ils ne s'y intéressent pas et la SNCF publie de jolis contes
pour les bercer dans leurs illusions au lieu de les afficher clairement.
Cependant, l'IFRAP a déniché le véritable chiffre
d'affaires de la SNCF. Il est révélé à la
ligne produit des trafics (l'expression est vraiment justifiée
!) publiée dans le Mémo Stat du contrôle de gestion
central de la SNCF alors qu'il aurait dû figurer en première
ligne des comptes certifiés.
Pour le seul transport ferroviaire, 8,6 milliards d'euros seulement sont
effectivement payés par les clients de la SNCF (par les voyageurs
et pour le fret) pour un total des produits de 16,3 milliards en 2004,
ce qui signifie que les clients ne paient que 53 % du véritable
coût de leurs billets. Le reste, 7,7 milliards d'euros en 2004 soit
47 % est constitué de diverses subventions payées finalement
par les contribuables… En transposant ces ratios pour le groupe
SNCF, avec un chiffre d'affaires de 22 milliards d'euros, les subventions
sont de l'ordre de 10 milliards. En outre, les contribuables supportent
une dette à long terme de 55 milliards pour le transport ferroviaire
(au 31 décembre 2004) selon les chiffres publiés dans les
comptes certifiés de la SNCF et de RFF (Réseau Ferré
de France).
Par ailleurs, les charges de retraite ne sont pas provisionnées…
en conformité avec des lois fort opportunes ! Elles ne sont pas
publiées. Cependant, ces créances existent. Elles sont certaines
et elles sont à la charge des contribuables. Il en est de même
pour La Poste dont le rapport de gestion retient 70 milliards d'euros
pour… ce poste (note 26 page 92). Comme le nombre de retraités
est du même ordre dans ces deux entreprises dont les caractéristiques
sont très proches, les charges de retraite de la SNCF peuvent être
évaluées à ce même montant.
Au 31 décembre 2004, la SNCF avait donc 55 milliards d'euros de
dette à long terme + 70 milliards de charges de retraite soit 125
milliards de dettes, 2 000 euros par Français du nouveau né
au centenaire, auxquels s'ajoutent une dizaine de milliards d'euros en
2005 de subventions pour couvrir les dépenses courantes.
Ce sont les contribuables qui paieront ! La SNCF n'est pas un service
public que le monde entier nous envie, mais une catastrophe financière
qui s'ajoute à d'autres comme celle de La Poste, EDF, GDF, la RATP,
la SNCM, etc. Ce sont des centaines de milliards d'euros de dettes qui
devront être payées à l'avenir par des impôts.
Les anciens dirigeants communistes ont provoqué de très
grandes catastrophes financières. 900 millions de Chinois sont
très pauvres. 400 millions d'autres travaillent très durement
sans en profiter car il leur faut engranger 700 milliards de dollars de
réserves dans les coffres de la Banque centrale pour compenser
les 300 à 500 milliards de dollars de dettes d'entreprises publiques.
Cependant, les Chinois ont de la chance car leurs dirigeants communistes
actuellement au pouvoir ont compris que seul le capitalisme libéral
peut assurer la richesse des nations et de ses habitants, et ils l'appliquent
pour leur plus grand bonheur.
Aux Etats-Unis, les compagnies de transport ferroviaire sont des sociétés
privées cotées en bourse qui gagnent de l'argent et qui
en font gagner à leurs actionnaires et aux retraités qui
placent leur épargne dans des fonds de pension qui l'investissent
dans de telles entreprises.
Les centaines de milliards d'euros dilapidés par les administrations
et les entreprises publiques auraient pu créer de la richesse au
lieu d'en détruire s'ils avaient été investis dans
de véritables entreprises. C'est de l'argent non gagné qui
circule en contrepartie d'un travail dont le produit n'est pas payé
par des clients, et c'est inflationniste pour l'avenir proche.
Les Français, sont très majoritairement opposés au
libéralisme. Tant pis pour eux, tant pis pour nous. C'est du suicide
collectif dit Silvio Berlusconi qui sait lire et comprendre des bilans,
lui, et qui est confronté aux mêmes problèmes.
Jean-Pierre
Chevallier
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