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Emeutes
urbaines : D’abord, rétablir l’ordre, ensuite
changer la philosophie
Pour
Rachid
Kaci le courage politique consiste à tenir un discours
de vérité notamment aux plus jeunes.
A l’évidence,
nous pouvons, sans grand risque, évoquer la participation massive
de français issus de l’immigration dans les saccages et vandalismes
de ces derniers jours.
Nous avons
vu une nouvelle fois, comme c’est le cas depuis maintenant presque
un quart de siècle, des jeunes et moins jeunes venir se plaindre
de la société française responsable selon eux de
tous les maux qui les accablent.
Il est vrai que, depuis plusieurs décennies, au discours sur la
France qui culpabilise en répond un autre, « victimisant
», destiné aux immigrés et aux Français issus
de l’immigration, d’ailleurs tenus l’un et l’autre
par les mêmes bons apôtres.
À partir des années 1980, on a inculqué aux enfants
des cités l’idée qu’ils allaient forcément
être victimes de discriminations du fait leur origine étrangère.
C’est ce discours qui a engendré les frustrations et colères
actuelles. C’est ce même discours qui pousse dans les bras
des islamistes des centaines de ces jeunes.
Il y a quelque chose de pathétique et de terrible dans l’observation
des faits.
Les révoltés des banlieues ont perdu ce qui faisait la force
de leurs parents : l’amour propre, la fierté et le goût
de l’effort.
Ils s’en remettent dorénavant à autrui et à
la société. Ils pensent ainsi trouver le salut dans la religion
ou dans la pitié et la charité des gouvernements et institutions.
Pour en finir
avec ces dérives, faire éclater le ghetto, écarter
la menace islamiste, il devient aujourd’hui indispensable de responsabiliser
les jeunes des cités et cesser d’avoir recours, en guise
de politique, à des gadgets sociaux.
Le courage politique ne consiste pas à injecter, comme on le fait
depuis trop longtemps, dans les quartiers des millions d’euros pour
y acheter la paix sociale ou à s’en remettre encore une fois
aux barbus mais à tenir un discours de vérité notamment
aux plus jeunes.
Il est urgent
de rappeler que la France n’est pas une terre de misère et
qu’y vivre représente une chance que beaucoup leur envient.
Il appartient aux jeunes Français des quartiers de saisir cette
chance et de prendre leur destin en main en travaillant et en adhérant
à la société française.
Le communautarisme, notamment religieux, ne résoudra rien ; il
ne fera que les enfermer dans un ghetto d’où ils ne sortiront
pas.
En attendant,
on a beau gloser sur le racisme des employeurs et se lamenter en citant
les chiffres du chômage dans les quartiers, rien ne changera tant
que la sécurité n’y aura pas été restaurée
et la loi française imposée.
Alors à qui profite le crime ? A cette majorité d’habitants
des banlieues qui aspirent à vivre tranquillement ou à ces
incendiaires, accessoirement mafieux ou racailles, qui veulent régner
en maîtres en dehors des lois de la République sur des territoires
entiers ?
Rachid
KACI
Conseiller exécutif UMP
Président du Club « la Droite Libre »
Auteur de « la République des lâches » aux éditions
des Syrtes.
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