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La réunion du Cercle Libéral
des Alpes Maritimes s’est tenue le mercredi 15 février
à la permanence de l'UMP de Cannes (BD. Carnot)
Pour
tout contact: Bruno Munier 06 13 57 67 78
BPMunier@aol.com

A
signaler la chronique de résistance de notre ami, Jean-Louis
Caccomo
Le temps de l’indécision
Partout dans
le monde où le modèle de l’économie dirigiste
a été imposé aux peuples hébétés
qui n’avaient rien demandé, on a vu sans aucune exception
la tyrannie et le sous-développement détruire les sociétés
élues. Et c’est peut-être la seule règle qui
ne tolère aucune exception. A ne pas admettre une fois pour toutes
cette vérité historique trop longtemps refoulée,
on prend le risque de prolonger chez nous le temps de l’indécision
qui a déjà trop duré.
Le taux de croissance effective de la France en 2005 ne dépassera
pas les 1,4 % observés au grand étonnement de dirigeants
qui avaient basé leur politique sur des estimations de taux de
croissance supérieures à 2%. Ce n’est pas grave, on
est reparti sur des prévisions de croissance en 2006 toutes aussi
loufoques sans prendre conscience que ce manège dure depuis deux
décennies. Heureusement, M. Jospin revient avec un grand dessein
pour la France…
Ce qui m’étonne, moi qui ne suis pas un expert officiel,
mais seulement un modeste économiste de province, ce n’est
pas la performance réalisée mais la prévision officielle
qui fait fi de toutes les analyses et de tous les enseignements élémentaires
des modèles dynamiques. Depuis de longues dates, nous savons que
la France est dans une situation de sous-capitalisation, qui résulte
elle-même d’un sous-investissement chronique et d’une
épargne mal utilisée (notamment en raison de la nationalisation
du système bancaire dans les années 80). Les données
structurelles sont telles que le taux de croissance structurel de la France
(et de la zone euro) oscille autour de 1,5 %. Ce sont les chiffres que
je donne à mes étudiants depuis bientôt 15 ans…[1].
Cela signifie que la croissance française ne peut durablement s’écarter
de ce taux de croissance alors que le taux de croissance structurelle
aux U.S.A. est plutôt entre 4 et 5 % (de sorte que 3% de croissance
aux USA est une contreperformance même si c’est le double
de la croissance française).
Si l’on veut agir sur le taux de croissance structurel, il faut
agir sur ces données structurelles qui le conditionnent (démographie,
capital humain, technologie, innovation, institution, constitution). Et
seules des réformes structurelles sont de nature à modifier
l’environnement structurel. Or, la classe politique actuelle française,
à droite comme à gauche, a démontré son incapacité
à faire émerger un candidat de la réforme, un candidat
qui soit porteur d’un projet susceptible de stopper le processus
déclin économique et de dérive des comptes publics
et sociaux à l’origine de ce déclin.
On ne peut
être désillusionné que si l’on s’aveugle
volontairement d’illusions. « Changer le monde », «
changer la société », voilà la fibre qui anime
la plupart de nos leaders politiques. Mitterrand proposer de « changer
la vie » et Chirac de réparer la « fracture sociale
». De tels slogans, apparemment séduisants, sont en fait
vides de sens. Et ils deviennent bien dangereux lorsqu’ils sont
motivés par la haine de l’économie, le déni
de la réalité et, en fin de compte, le rejet de l’homme
lui-même. C’est bien le rêve de tout dictateur de produire
un « homme nouveau ». Ne pas accepter la nature humaine telle
qu’elle est, c’est bien vouloir changer l’homme.
A l’heure des manipulations génétiques et de la technologie
du clonage, ce programme politique est tout simplement effrayant. Qui
servira de référence ? Qui a la prétention de connaître
et d’imposer les recettes miracles d’un monde meilleur ? L’économie
de marché n’est pas une utopie, elle est un fait. Elle n’est
pas un état optimal, elle est un processus perfectible qui se propose
d’exploiter les inévitables vices privés pour en faire
des vertus collectives. L’économie de marché n’est
imposée par personne. Elle se développe spontanément
à partir du moment où la liberté individuelle est
reconnue. C’est pour cette raison qu’elle ne prétend
en aucune manière fournir des solutions parfaites. Elle laisse
donc les hommes libres de trouver des solutions effectives et toujours
provisoires.
C’est
le modèle d’une économie planifiée et centralisée,
guidée par des « planificateurs et des juristes bienveillants
qui maximisent le bien-être social » qui est une utopie dangereuse
que certains cherchent à imposer aux hommes comme étant
la solution parfaite une fois pour toutes. Ils n’ont pas d’autre
choix que de recourir à la force totalitaire, au parti unique et
la propagande car aucune économie dirigée ne peut se conjuguer
avec la liberté individuelle.
Partout dans le monde où le modèle de l’économie
dirigiste a été imposé aux peuples hébétés
qui n’avaient rien demandé, on a vu sans aucune exception
la tyrannie et le sous-développement détruire les sociétés
élues. Et c’est peut-être la seule règle qui
ne tolère aucune exception. A ne pas admettre une fois pour toutes
cette vérité historique trop longtemps refoulée,
on prend le risque de prolonger chez nous le temps de l’indécision
qui a déjà trop duré.
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