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«Entre
intégration économique
et mémoire sociale»
La
situation insurrectionnelle que connaît aujourd’hui notre
pays ne surprendra personne et surtout pas les vrais libéraux qui
n’ont cessé de réclamer l’application de réformes
structurelles en profondeur permettant à notre économie
de s’adapter aux réalités d’une mondialisation
qui loin de représenter une menace offre de réelles opportunités.
Seule la croissance
économique, elle-même génératrice d’emplois
constitue le meilleur vecteur d’intégration dans ces banlieues
où le taux de chômage frôle les 30%. S’attaquer
aux racines de ce fléau par des mesures libérales reviendrait
à réduire cette fracture sociale synonyme de misère,
d’échec scolaire, d’exclusion et donc de violence.
La diversité culturelle représente un atout essentiel dont
on ne pourrait se priver. L’exemple canadien en est une belle illustration
où cohabitent pacifiquement des communautés étrangères
dans une société nord américaine qui flirte depuis
longtemps avec le plein emploi. La revitalisation de nos banlieues passe
indubitablement par une redéfinition harmonieuse du paysage urbain
aujourd’hui trop concentrationnaire mais aussi par des mesures fiscales
favorisant sur le plan local l’entreprenariat, la créativité
et bien sûr l’investissement.
La dimension anthropologique joue également un rôle essentiel
dans la compréhension des derniers évènements. Ces
jeunes d’Afrique du Nord, bien que nés en France, sont en
quelque sorte prisonniers de leur mémoire sociale, ce qui freine
considérablement leur intégration dans un monde moderne
et occidental. L’école de la République ne remplit
plus sa fonction initiale consistant à façonner une société
monolithique laïque et se heurte désormais à une très
forte pression culturelle qui s’exerce en milieu familial et dont
aucun Français de souche n’en connaît réellement
la portée. Ce fossé grandissant qui se creuse de part et
d’autre engendre peurs, incompréhensions et frustrations.
De plus, les fondamentalistes, appartenant à une certaine mouvance
islamique très présente dans ces zones urbaines sensibles,
utilisent cette mémoire sociale comme un moyen de se faire du capital
politique à bon marché en suscitant des attentes utopiques
par le biais de la religion qu’ils interprètent à
leur guise.
Si le gouvernement français se doit d’apporter des solutions
concrètes sur le terrain, il est en revanche du devoir des représentants
de ces communautés et des acteurs locaux de se montrer responsables
en étant plus conscients de leurs obligations sociales en agissant
comme promoteurs du respect des libertés individuelles, des biens
privés et des équipements publics. Dans l’immédiat,
ces meneurs fauteurs de troubles le plus souvent artisans de systèmes
de racket étendus, qui tentent aujourd’hui d’entraîner
ces milliers de jeunes déboussolés dans des actions de guérillas
urbaines, doivent être immédiatement démasqués,
identifiés individuellement et neutralisés avec la plus
grande fermeté.
le
billet d’humeur de Bruno Pineau Valencienne,
du cercle Canada et USA
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