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Lettre bimensuelle
des Cercles thématiques
Cercle
thématique « Les protections sociales »
Site internet
Ville de Paris : les subventions
La Ville de Paris
contribue à assurer les dépenses de fonctionnement de plusieurs
établissements ou administrations annexes : les caisses des écoles
des arrondissements qui dépendent directement des maires d'arrondissements,
le Centre d'action sociale de la Ville de Paris (CASVP), la Caisse nationale
de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL)…
En 2003, 5.275 demandes de subventions d’associations ont été
enregistrées, 2.738 ont été attribuées pour
un montant total de 164.432.480 €.
La moitié des subventions (50 %) ont un montant inférieur
à 5.000 €.
Les montants des subventions varient entre quelques centaines d’euros
et plusieurs millions d’euros.
16,4 % des subventions (450) ont un montant inférieur à
1.000 € ; 24 subventions seulement sont supérieures à
1 million d’euros, soit moins de 1 % du nombre total des subventions.
Les principaux domaines concernés par les subventions sont :
- la culture : 12,6 % du nombre total des subventions et 45,7 % du montant
total des subventions.
- l’action sociale, l’enfance et la santé : 18,3 %
du nombre des subventions, 13,5 % du montant total.
- la jeunesse et les sports : 32,6 % du nombre total des subventions et
8 % du montant total des subventions.
Cercle
thématique « La Culture libérale »
Le secteur
privé au secours du musée Magritte à Bruxelles (Le
Monde – 31 juillet 2005)
Le coût du projet
est raisonnable, 3 millions d’euros ; c’est l’un des
derniers soucis des promoteurs du futur musée, associé à
la Fondation Magritte qui, depuis 1998, protège la renommée
et l’œuvre du peintre. Comptant peu sur les pouvoirs publics
fédéraux belges, englués dans des querelles linguistiques
qui ont tué plus d’une initiative, ils ont appelé
le secteur privé à la rescousse.
Un comité, incluant des patrons américains, pourrait voir
le jour et parrainer le musée. Le groupe franco-belge Suez-Tractebel
devrait mettre 5 M sur la table. Au siège de Suez à Paris,
on indique que la société pourrait en réalité
coopérer à la rénovation de l’hôtel Altenloh,
bâtiment délabré censé accueillir peintures,
dessins, photos et textes du peintre surréaliste.
Le Grand
Rodez va construire un musée pour accueillir la donation Soulages
(Les Echos – 1er août 2005)
Pierre Soulages (84 ans), artiste contemporain vivant parmi les
plus côtés sur le marché international, dont plus
de 150 œuvres figurent dans les musées de 25 pays, a décidé
d’offrir ses collections privées à sa ville natale.
Les termes de la donation incluent l’obligation de réaliser
un espace muséographique dans un délai de 5 ans, et la communauté
d’agglomération vient de l’accepter. M. Censi, maire
et président : « C’est une chance, […] d’autant
que le futur musée pourra s’inscrire dans une opération
d’urbanisme au cœur de Rodez ».
Le musée bénéficiera de subventions d’Etat
pour plus de 40 % de l’investissement.
Des retombées économiques, médiatiques et touristiques
sont attendues, à l’image d’autres grands investissements
culturels, comme le Guggenheim de Bilbao ou la Fondation Bemberg à
Toulouse.
L’Auvergne
optimise ses aides culturelles (Ouest-France – 20 août 2005)
Moyennant un soutien accru, la région attend des organisateurs
d’événements culturels une plus grande ouverture au
public, grâce à une politique tarifaire attractive et à
des actions pédagogiques.
Pierre-Joël Bonté, président de la région, et
Guy Ramona, président de l’Association culturelle de La Chaise-Dieu,
ont signé une convention triennale qui « pérennise
le soutien de la région au festival ».
La région promouvra le festival, et augmentera sa subvention :
168 Keuros en 2005 (plus 10 %), puis 172 en 06 et 176 en 07.
Catherine Henri-Martin, vice-présidente à la culture de
la région : « Nous souhaitons que l’ensemble de nos
aides à la culture soit ainsi prévu dans des conventions.
C’est une bonne façon d’avoir une vue d’ensemble
sur ce qui se passe dans chaque territoire. »
Cercle
thématique « La civilisation de l’internet »
Supercalculateurs
: la France en plein décrochage - Henry-Michel Rozenblum
Dans de très nombreuses disciplines, les activités
de Recherche dépendent de plus en plus de la puissance de calcul
dont elles peuvent disposer.
Partant de ce constat, le très mauvais classement de la France
dans le concert des nations industrialisées est sans doute un révélateur
des manques de moyens dont se plaint la Recherche française depuis
plusieurs années. En effet, dans le classement du Top500 –
les 500 supercalculateurs les plus puissants dans le monde - la France
se situe très loin des principaux pays développés.
Les Etats-Unis concentrent 305 supercalculateurs dans le classement du
Top500, représentant près des deux tiers de la puissance
de calcul installée. Viennent ensuite le Royaume-Uni, l’Allemagne,
le Japon et la Chine. Avec 8 supercalculateurs, la France se situe derrière
Israël et l’Australie.
Dans la carte sur la fracture numérique publiée par Maplecroft,
on pourrait ajouter le critère de la puissance de calcul dont dispose
chaque pays. Dans ce cas, la France serait fortement pénalisée.
Et la situation est en train de se dégrader nettement. Entre 1995
et 2000, la France maintenait son rang et plaçait respectivement
27 et 28 systèmes dans le Top500. Depuis, Elle a complètement
décroché pour arriver à seulement 8 systèmes
dans les 500, moins qu’Israël. En puissance de calcul cumulée,
la France représentait un peu plus de 5 % (un niveau acceptable
qui se vérifie dans nombre de segments de marché dans les
technologies de l’information), et elle passe à seulement
1 % pour ce dernier classement. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Cercle
thématique « Les enjeux internationaux »
Taxer les
billets d’avion pour aider les pays pauvres ! Jean-Pierre Salon
(Loire-Atlantique)
Je
ne décolère pas depuis ce matin, après que J. Chirac
ait fait entériner par le conseil des ministres son projet de taxe
sur les billets d'avion.
Voyageant assez peu par avion, compte tenu de mes ressources, je serais
personnellement peu affecté par une telle mesure.
Par ailleurs, je suis tout à fait favorable à ce que les
pays les plus riches aident substantiellement au développement
des pays les plus pauvres.
Mais il doit y avoir d'autres voies.
S'il était encore possible, nous atteignons avec cette mesure démagogique
les sommets de la stupidité.
Je vous conjure de vous y opposer par tous les moyens, en particulier
celui d'une pétition que je diffuserai le plus largement qu'il
me sera possible auprès de mes relations.
Complément,
par Vincent Bénard :
La taxe étant modulée en fonction de la classe et de la
distance au départ de Paris, elle aura pour effet de renforcer
les "Hubs" de nos voisins, puisqu'elle rendra plus rentable
un changement de vol à Londres ou Bruxelles pour gagner une ville
lointaine...
Quand une taxe est créée, elle augmente toujours (phénomène
connu sous le nom de « réchauffement fiscal »). Vous
vous souvenez de la CSG à 2.4 % ? de l'impôt sur le revenu
à... 3,5 % (du temps de Joseph Caillaux...) ? J. Chirac annonce
aujourd'hui une taxe entre « 1 et 40 euros » en fonction de
la distance.... demain, ce sera entre 5 et 100.
Obliger les pays du Nord à faire tomber leurs barrières
protectionnistes (Politique agricole commune en tête), et inciter
les pays du Sud à faire de même... ça, ce serait de
l'aide aux pays pauvres.
Cercle
thématique « Les défis de l’environnement »
Grève
à la SNCF ? (Mail reçu de Ethic, C. Liagre)
SNCF
Recettes annuelles : 9 milliards d'euros
Budget annuel : 18 milliards d'euros
Subvention annuelle de l'état : 12 milliards d'euros (soit un Crédit
Lyonnais tous les deux ans, fruit de nos impôts !)
Financement des retraites : 14 milliards toujours avec nos impôts
Situation d'un
conducteur de TGV :
Salaire : de 2.200 euros net en début de carrière (2 smics)
à 3.200 euros
(4.880 euros net conducteur TGV) en fin de carrière.
Plus :
- prime de fin d'année,
- prime de travail (stupéfiant !),
- prime de parcours,
- prime de TGV,
- prime de charbon (vous avez bien lu),
- gratification de vacances (peut-on rêver plus belle expression
?),
- gratification annuelle d'exploitation,
- indemnités pour heures supplémentaires,
- allocation de déplacements (non imposable comme avantage en nature)
etc.
Horaire de travail : 25 heures par semaine (vive les 35 heures !)
Pour un conducteur TGV de 40 ans le salaire net annuel toutes primes et
avantages confondus s'élève a 75.000 euros (source «
Vie du rail » 2002)
Retraite : à 50 ans (sans commentaire)
Soins : gratuits (sur leur temps de travail) auprès d'un des 15.900
établissements de soins agrées où ils sont couverts
à... 100 %
Autres privilèges : gratuité des transports pour les agents
et leur famille, C.E. très généreux,
ET L'EMPLOI A VIE... Est-ce un motif de grève ?
TOUT CELA NE SUFFIT PAS :
Pour les sédentaires qui n'avaient droit à aucune prime
a été créée la "prime d'absence de prime"
!!!
La SNCF représente 1 % des emplois en France, ses salariés
cumulent 20 % des jours de grève effectués en France.
Conseil du mouvement ETHIC : Mémoriser ces informations et transmettez-les
pour que la désinformation cesse et qu’on n'entende plus
à la radio, à chaque grève, un malheureux gentil
usager dire : « Ils ont sûrement raison de faire grève
».
Cercle
thématique « La réforme de l’Etat et des collectivités
territoriales »
Information
Un questionnaire
vient d’être envoyé aux Responsables des Cercles territoriaux
(125 personnes), concernant l’administration territoriale.
Ce document a été
établi à partir des travaux du Cercle thématique
« La réforme de l’Etat et des collectivités
territoriales ». Il vise à recueillir les avis et suggestions
des Cercles territoriaux sur les réformes nécessaires de
l’organisation de l’Etat central, des structures locales de
l’Etat, et des collectivités territoriales dans une vision
libérale, faisant toute sa place notamment au principe de subsidiarité.
Cercle
thématique « La libération de l’économie
»
Micro-cours
d’économie, que tout Français connaît bien (devrait
connaître…)
A.
Maintenir une bonne activité économique
Pour que l’économie marche bien, il ne faut pas faire de
la relance par la demande (augmentation des redistributions sociales,
des salaires…).
Ces dépenses nouvelles proviennent soit :
- de réductions de dépenses ailleurs, ou d’accroissements
de prélèvements obligatoires, qui ont un effet de dépression.
- d’une augmentation du déficit public, comme on le faisait
avant l’euro, avec compensation par la dévaluation de la
monnaie. Maintenant on ne le peut plus; heureusement, car c’était
un appauvrissement.
Si la relance par la demande fonctionnait, nous aurions une croissance
magnifique, puisque nous ne faisons que cela depuis des années.
Il faut faire de la relance par l’offre : quand un entrepreneur
lance une nouvelle offre, celle-ci suscite une demande nouvelle, et il
y a création d’activité durable.
Les pouvoirs publics doivent donc alléger les obstacles à
la création d’entreprises et d’activités de
service (diminuer les formalités, les charges…), et pour
cela, réduire les dépenses publiques et sociales.
B.
Réduction de la pauvreté et du chômage
Le chômage et la pauvreté diminuent quand l’économie
est dans une bonne situation.
Un investissement non rentable a pour effet d’appauvrir la société
toute entière.
Un investissement rentable se fait spontanément, par les apport
de fonds provenant des investisseurs privés.
Les avantages et inconvénients d’un investissement autres
qu’économiques sont très difficiles, presque impossibles
à évaluer : il est donc prudent de ne pas les prendre en
compte dans le calcul (comme le fait souvent la puissance publique).
Le gaspillage (c’est-à-dire les dépenses mal justifiées
économiquement) entraîne pauvreté, chômage…
le gaspillage est ainsi contraire à la morale.
C’est vrai pour les subventions qui visent à développer
ou maintenir des activités non rentables par elles-mêmes.
Ces aides financières appauvrissent la société. Les
subventions censées aider l’emploi en soutenant l’activité
accroissent en réalité pauvreté et chômage…
Pour les personnes en difficulté, les libéraux sont pour
la solidarité, via l’impôt négatif unique (à
la place des inextricables aides sociales actuelles), avec des aides en
nature réservées à ceux incapables de gérer
un budget personnel.
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