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Trop de politique
Un des maux de la France : l’excès de politique,
dans tous les sens de l’expression.
Trop d’action
politique bureaucratique, trop d’administration par la réglementation
à priori, la subvention, l’incitation fiscale fine…
Nous voudrions une plus grande place pour la libre négociation
entre les acteurs de la société civile, pour le contrat,
pour la mise en œuvre par les collectivités territoriales.
Le judiciaire, la jurisprudence font mieux le droit que les analyses en
chambre du législateur, trop sensible aux lobbies ou à la
pression politicienne.
Les responsables politiques mettent en premier objectif leur réélection,
et le mot d’ordre pour cela est « pas de vagues ; j’agis
uniquement dans le sens du vent, je ne peux tenir qu’un seul discours
: voici 100 millions pour régler le problème ». Parfois,
un véritable homme d’état domine ce clapot, mais si
rarement…
Trop de responsables politiques : leadership bicéphale, Premier
Ministre en compétition avec le Président de la République,
pour les effets d’annonce et pour les dépenses. Beaucoup
trop de ministres… Une assemblée nationale pléthorique…
Un invraisemblable empilement d’assemblées élues :
communes, pays, communautés de communes, départements, régions,
pays, Union européenne… Des jobs à vie, qu’il
serait facile d’éviter en plafonnant à deux le nombre
de mandats successifs. Des inefficiences du fait de cumuls de mandats
mal contrôlés…
Tout cela, tout le monde le sait, mais d’action, point… Que
faut-il dire, que faut-il faire pour amorcer le bon virage ? Un gros choc
salutaire, ou une évolution douce dans le bon sens ? Convaincre
le citoyen en lui démontrant logiquement que ça ne peut
pas marcher ? Ou jouer la corde du rêve, de la poésie, de
la magie ? La prochaine borne kilométrique : printemps 2007, une
occasion à ne pas manquer.
Les libéraux français clament dans le désert, tandis
que tous les autres pays - sauf Cuba, Corée du Nord, Zimbabwe -
ont compris la leçon. Nous y viendrons un jour ! Mais chaque année
de retard nous coûte cher, très cher.
Dominique
Garrigues
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