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De
la nocivité Début septembre 2005, le commissaire européen Peter Mandelson et le ministre du commerce chinois Bo Xilai ont signé un accord permettant le déblocage des millions de vêtements chinois en attente dans les ports européens. Il faut espérer que ce sera là une première étape vers une prise de conscience plus générale de la nocivité des barrières protectionnistes. On peut comprendre cette nocivité si, comme le conseille Henry Hazlitt (1), on considère les effets d'une mesure politique à long terme sur la société tout entière, et non pas seulement à court terme sur un groupe circonscrit. Car c'est bien dans ce travers que tombent les pourfendeurs du textile chinois, qui voudraient présenter les intérêts des groupes français et européens du textile comme seuls critères à prendre en compte. Certes, à court terme et dans la branche en question, patrons et employés ont à y perdre, qui en profits, qui en emplois. Mais c'est à l'avantage des consommateurs, autrement plus nombreux, qui voient leur pouvoir d'achat augmenter à mesure que les Chinois cassent les prix. Et ce pouvoir d'achat ainsi préservé est évidemment consacré à d'autres utilisations, générant ainsi de nouveaux emplois. Il se trouve simplement que par leur grande diversité, ces créations d'emplois ne sautent pas aux yeux comme le font les plans sociaux dans le textile, et qu'il est facile de les passer sous silence. Ils devraient pourtant "sauter aux yeux de l'esprit" (2). Bref, contrairement à une légende tenace, le textile chinois, quant bien même il serait offert gratuitement, ne serait pas pour autant générateur de chômage net à l'échelle de la société tout entière. Mais il y a plus important. C'est qu'auparavant, si M. Durand avait un pantalon pour cent euros, il l'aura désormais grâce aux Chinois pour quatre-vingt. Restent vingt euros, qui non seulement créeront les emplois nouveaux dont nous avons parlés, mais permettront aussi à M. Durand de s'acheter un livre, un billet de train ou de payer sa facture téléphonique. M. Durand se trouvera plus riche de 20 euros, comme ses millions de compatriotes. C'est ce qu'on appelle la croissance économique. Il faut noter également que nous avons avantage à acheter les produits chinois moins chers quel que soit le degré de protectionnisme que le gouvernement chinois impose à son pays, car les arguments énoncés ci-dessus en sont totalement indépendants. Menacer les Chinois d'imposer des quotas à l'importation de leurs produits sous prétexte qu'eux-mêmes en feraient autant consiste en fait à les menacer de nous imposer des restrictions à nous-mêmes si eux-mêmes se restreignent. En quoi est-ce l’intérêt des consommateurs européens ? En nous offrant leurs produits à des prix compétitifs, les Chinois nous font économiser nos ressources, et nous nous en trouvons donc plus riches qu'autrement. Il n'y a rien là de très étonnant, si l'on veut bien dépasser les formules choc pour regarder les faits: car parler d' "invasion des textiles Chinois" qui "submergent" le marché européen, c'est occulter la moitié des faits: à savoir que ces textiles sont échangés contre autre chose, en l'occurrence des euros, qu'il faudra bien que les Chinois dépensent...en permettant à nos produits de les "envahir" à leur tour. Quant aux salariés européens, il leur faut évidemment se reconvertir. Ils sont dans la même situation que les copistes au lendemain de l'invention de l'imprimerie. Fallait-il interdire la machine de Gutenberg pour protéger les copistes de sa "concurrence déloyale", au détriment de l'humanité tout entière? Enfin il faut dire ici un mot des Chinois eux-mêmes, que l'on passe ordinairement sous silence. En achetant leurs produits, on favorise bien sûr l'emploi et la croissance dans leur pays. A l'heure où l'on semble tant se soucier de la pauvreté dans le Monde, ce n'est sans doute pas anodin.
Pierre-Louis Boitel - 22 novembre 2005 |
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la nocivité Début septembre 2005, le commissaire européen Peter Mandelson et le ministre du commerce chinois Bo Xilai ont signé un accord permettant le déblocage des millions de vêtements chinois en attente dans les ports européens. Il faut espérer que ce sera là une première étape vers une prise de conscience plus générale de la nocivité des barrières protectionnistes. On peut comprendre cette nocivité si, comme le conseille Henry Hazlitt (1), on considère les effets d'une mesure politique à long terme sur la société tout entière, et non pas seulement à court terme sur un groupe circonscrit. Car c'est bien dans ce travers que tombent les pourfendeurs du textile chinois, qui voudraient présenter les intérêts des groupes français et européens du textile comme seuls critères à prendre en compte. Certes, à court terme et dans la branche en question, patrons et employés ont à y perdre, qui en profits, qui en emplois. Mais c'est à l'avantage des consommateurs, autrement plus nombreux, qui voient leur pouvoir d'achat augmenter à mesure que les Chinois cassent les prix. Et ce pouvoir d'achat ainsi préservé est évidemment consacré à d'autres utilisations, générant ainsi de nouveaux emplois. Il se trouve simplement que par leur grande diversité, ces créations d'emplois ne sautent pas aux yeux comme le font les plans sociaux dans le textile, et qu'il est facile de les passer sous silence. Ils devraient pourtant "sauter aux yeux de l'esprit" (2). Bref, contrairement à une légende tenace, le textile chinois, quant bien même il serait offert gratuitement, ne serait pas pour autant générateur de chômage net à l'échelle de la société tout entière. Mais il y a plus important. C'est qu'auparavant, si M. Durand avait un pantalon pour cent euros, il l'aura désormais grâce aux Chinois pour quatre-vingt. Restent vingt euros, qui non seulement créeront les emplois nouveaux dont nous avons parlés, mais permettront aussi à M. Durand de s'acheter un livre, un billet de train ou de payer sa facture téléphonique. M. Durand se trouvera plus riche de 20 euros, comme ses millions de compatriotes. C'est ce qu'on appelle la croissance économique. Il faut noter également que nous avons avantage à acheter les produits chinois moins chers quel que soit le degré de protectionnisme que le gouvernement chinois impose à son pays, car les arguments énoncés ci-dessus en sont totalement indépendants. Menacer les Chinois d'imposer des quotas à l'importation de leurs produits sous prétexte qu'eux-mêmes en feraient autant consiste en fait à les menacer de nous imposer des restrictions à nous-mêmes si eux-mêmes se restreignent. En quoi est-ce l’intérêt des consommateurs européens ? En nous offrant leurs produits à des prix compétitifs, les Chinois nous font économiser nos ressources, et nous nous en trouvons donc plus riches qu'autrement. Il n'y a rien là de très étonnant, si l'on veut bien dépasser les formules choc pour regarder les faits: car parler d' "invasion des textiles Chinois" qui "submergent" le marché européen, c'est occulter la moitié des faits: à savoir que ces textiles sont échangés contre autre chose, en l'occurrence des euros, qu'il faudra bien que les Chinois dépensent...en permettant à nos produits de les "envahir" à leur tour. Quant aux salariés européens, il leur faut évidemment se reconvertir. Ils sont dans la même situation que les copistes au lendemain de l'invention de l'imprimerie. Fallait-il interdire la machine de Gutenberg pour protéger les copistes de sa "concurrence déloyale", au détriment de l'humanité tout entière? Enfin il faut dire ici un mot des Chinois eux-mêmes, que l'on passe ordinairement sous silence. En achetant leurs produits, on favorise bien sûr l'emploi et la croissance dans leur pays. A l'heure où l'on semble tant se soucier de la pauvreté dans le Monde, ce n'est sans doute pas anodin.
Pierre-Louis Boitel - 22 novembre 2005 |
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Banqueroute
Aux Etats-Unis, les charges de retraite sont presque totalement provisionnées car les Américains ont placé une partie importante de leur épargne, qui est considérable (5 000 milliards de dollars dans les caisses d'épargne), dans des fonds de pension (9 000 milliards de dollars) qui sont le seul et unique moyen d'assurer rationnellement et efficacement le financement des revenus des retraités. Ils disposent ainsi de 11 000 milliards de dollars de provisions (avec le fonds public de retraite) équivalant au PIB annuel. Le surendettement
de la France est hors normes, mais d'autres pays de la zone euro sont
dans une situation comparable. Ces dérives sont révélées
dans l'agrégat monétaire M1 qui correspond à l'ensemble
des disponibilités des ménages (l'argent que nous avons
dans nos portefeuilles et sur nos comptes courants). M1 est anormalement
élevé : 3 350 milliards d'euros, en augmentation de plus
de 10 % depuis 2001 alors que la croissance du PIB est de 1 à 2
% en moyenne. Ainsi, 2 000 milliards d'euros environ circulent sans qu'ils
aient pour contrepartie la vente de produits tirés d'un travail.
C'est de l'argent non gagné. Pour l'essentiel, il s'agit d'aides
dites sociales, des salaires de fonctionnaires dont le travail ne crée
aucune valeur réelle supplémentaire et de subventions à
des entreprises publiques. En l'absence de données chiffrées, les charges de retraite peuvent être estimées par extrapolation des comptes certifiés de certaines entreprises publiques qui les ont publiées. Ainsi par exemple, comme le statut des électriciens est identique à celui des gaziers, les charges de retraite d'EDF peuvent être estimées à 70 milliards d'euros par rapport à celles qui sont publiées par GDF et pour le même montant pour la SNCF par analogie avec celles de La Poste. Ce sont ainsi 225 milliards d'euros qui ne sont pas provisionnés dans ces seules quatre entreprises ! La commission Pébereau les évalue à 800 milliards d'euros pour l'ensemble des administrations et des entreprises publiques. Ces données sont concordantes et vraisemblablement très proches de la réalité. A qui la faute ? Les responsables de cette banqueroute généralisée sont nombreux. Ce sont d'abord les dirigeants de ces entreprises publiques et les hauts fonctionnaires des administrations. Ce sont ensuite les hommes politiques des partis qui se sont succédé au pouvoir depuis une trentaine d'années car ils ont accepté de couvrir ces irrégularités. C'est aussi toute la communauté financière française : les dirigeants de la Banque de France, de l'Autorité des Marchés Financiers et des organismes comptables et financiers qui supervisent le système financier français, les banquiers, c'est à dire les dirigeants et les spécialistes des établissements financiers et des sociétés de bourse, les analystes, les experts (!) et les journalistes financiers. Les sociétés de certification et les agences de notation ont perdu une grande partie de leur crédibilité dans cette aventure : Ernst & Young a certifié les comptes de la SNCF et d'eDF avec Deloitte, PricewaterhouseCoopers ceux de La Poste. Standard & Poor's, Fitch et Moody's n'ont pas déclassé la dette de la France et des autres pays alors que ces dérives étaient évidentes, etc, etc. Les universitaires, les chercheurs et autres enseignants sont notoirement totalement incompétents dans ce domaine et toujours hors course… Code de commerce
(Partie Législative) Section 1 : De la banqueroute La dette d'une nation est légitime quand elle finance la construction d'infrastructures qui augmentent la productivité des entreprises, comme par exemple la construction de routes, d'autoroutes, de ponts, de tunnels, etc qui facilitent la circulation des personnes et des marchandises. Dans le cas présent, pour la France et d'autres pays de la zone euro, cette dette publique réelle alimente des revenus qui sont distribués mais qui n'ont pas pour contrepartie la vente de produits tirés d'un travail. Ces revenus sont dépensés. C'est de l'argent non gagné qui circule, qui ne rapportera rien et qui n'augmentera pas la productivité en France. Le général de Gaulle disait que les Français étaient des veaux. La situation a empiré depuis cette époque révolue car ils sont maintenant victimes d'une encéphalite spongiforme qui les touche quasiment tous. Le manque de culture économique et financière élémentaire leur sera fatal. De Gaulle qui avouait ne rien connaître à l'économie, avait eu la sagesse de s'en remettre à des économistes libéraux compétents comme Jacques Rueff, qui ont assuré la prospérité de la France dans les années 60. La propagande antilibérale qui sévit depuis une trentaine d'années a des conséquences qui seront de plus en plus dévastatrices… Jean-Pierre Chevallier |
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Le Ministre de la Culture récompense l’erreur économique !
Quel symbole que de récompenser l’auteur de l’anti-culture d’entreprise ! Où est le
mérite à promouvoir l’anti-capitalisme et le lynchage
des entrepreneurs et de l’entreprise ? Est-ce là, la culture
du mérite dont s’enorgueillit la République Française
? Les entrepreneurs à taille humaine doivent-ils comprendre que ceux qui fustigent leur travail sont plus estimables qu’eux mêmes ? |
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Dans un environnement
qui change, il n'y a pas de plus grand danger que de rester immobile Pour donner des
exemples, je dirais que si je suis élu [je m’engage] à
une diminution très considérable du train de vie de l’Etat,
aussi bien d’ailleurs du Président que du gouvernement, qui
me paraît tout à fait excessif, voire insolent, dans un pays
qui connaît les difficultés que nous connaissons. Ce que je vous propose,
c’est une morale publique retrouvée avec des dirigeants qui
donnent l’exemple. Pour le moment,
tout ça n'est pas bien grave. Il y a un type, Le Pen, que je connais
pas et qui n'est probablement pas si méchant qu'on le dit. Il répète
certaines choses que nous pensons, un peu plus fort et un peu mieux que
nous, en termes plus populaires. Le quinquennat sous
une forme ou sous une autre, serait une erreur; et donc je ne l'approuverai
pas. Moi, j'ai toujours
été contre le principe de la cohabitation, car j'ai toujours
pensé que, dès l'instant où un président était
désavoué par une élection, il devrait démissionner.
Rayez ce mot "opéra"
de votre vocabulaire. Il n'y aura pas d'opéra à la Bastille.
Le caractère
très spécifique de la ville de Paris ne permet en aucun
cas d'envisager un maire élu. Vous savez bien
que l'Irak est un pays pacifique qui est géré par des gens
pacifiques. Dommage pour les
socialistes et les communistes, il n'y a pas de scandales à la
mairie de Paris ! Je n'ai aucune intention
-cela doit être clair- d'assumer les fonctions de Premier ministre
de M. Mitterrand et je n'ai aucune vocation à le faire. Cette histoire d'élargissement
de l'Europe est tout à fait absurde. [...] La Turquie maintenant
est candidate. Demain ce sera le Zimbabwe. |